‹ Grammaire et lexicographie des patois de la Suisse romande. Bibliographie analytiqueChapitre 87 sur 111 · C. KR. Jabrbuch des Schw. Alpencl., XLV, p · texte numérisé non relu

C. KR. Jabrbuch des Schw. Alpencl., XLV, p

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1663. — Jeanjaquet, J. Étymologie. Suisse rom. celour «cellier», dans le Bulletin du Glossaire, t. IX (1910), p. 26-32.

Le mot, qui apparaît sous des formes très diverses et dont l’auteur cite des exemples anciens, est ramené, d'accord avec M. A. THomas (Mélanges Louis Havet), à un type subturnus, qui s’est croisé avec cellariu.

C. KR. Herrigs Archiv, CXXVI, p. 291 [H. Morf]. — Rev. sav., 1910, p. 265 (J. Désormaux).

1664. — Gauchat, L. Étymologies, dans le Bulletin du Glossaire, t. IX (1910), p. 60-63.

Explique le bagnard barnaï « hérétique» par Bernensis; le bagnard arädzo «sauvage» par erraticus; indique pour l'espagnol cordero « agneau », de chordus, la possibilité d’une intrusion du mot chorda, documentée par le bagnard kôrdyaira « brebis », de * chordellaria; rattache le neuchâtelois agr? « ennui » à la locution française du moyen âge il m'est grief.

1665. — Behrens, Dietrich. Beiträge zur franzôsischen Wortgeschichte und Grammatik. Studien und Kritiken. Halle, Niemeyer, 1910. IX-500 p. gr. in-8°.

Réunion d'articles étymologiques et de comptes rendus publiés précédemment. L’auteur s’est fait une spécialité de l'exploration des termes techniques des métiers et des emprunts faits par les patois français aux dialectes allemands. En plus de l’étude mentionnée sous no 1647, la Suisse romande a fourni quelques matériaux épars.

C. KR. Rom. Jahresber., XII, 1, p. 199 (E. Herzog). — Herrigs Archiv CXXIV, p. 445 [H. Morf]. — Deutsche Litztg., 1913, col. 554-556 (L. Gauchat). — Bull. de dial. rom., I], p. 128 (P. Bfarbier |).

1666. — Barbier fils, Paul. Chronique étymologique des langues romanes, dans la Revue de dialectologie romane, t. II (1910), p. 149-180, 491soo ;t. III (1911), p. 232-250; t. IV (1912), p. 107-128; t. V (1913), p. 232-260 ; t. VI (1914), p. 373-392.

Rend habilement compte, en se fondant sur des dépouillements consciencieux et étendus, des étymologies nouvelles proposées dans le domaine de toutes les langues romanes, y compris nos dialectes. Chaque série est rangée alphabétiquement d’après les bases latines, germaniques, etc., adoptées. Espé-

rons que cette chronique utile, qui permet de s’orienter rapidement dans un champ d’étude de plus en plus vaste, sera continuée.

1667. — Gauchat, L. Echi lontani di letteratura francese nei dialetti svizzeri,

dans Studi letterari e linguistici dedicati a Pio Rajna ne! quarantesimo anno del suo insegnamento (Firenze, Âriani, 1911), p. 417-421.

Trois articles, dont le premier signale des échos du mot Ronceval dans les dialectes de la Suisse allemande ; le deuxième relève l'existence du terme joc partit au Val de Bagnes dans l’expression dywa parti « licitation » ; le troisième s'occupe des traces de Gargantua dans la Suisse romande.

1668. — Meyer-Lübke, W. Romanisches etymologisches Wôrterbuch. Heidelberg, Winter. Paraît en livraisons depuis 1911. Jusqu’en 1916 neuf livraisons, 4-Volare. XXII-720 p. gr.in-8°. /Sammlung romanischer Elementar- und Handbücher. II. Reïhe : Wôrterbücher.)

Cet ouvrage, qui restera pendant longtemps la base de toutes les recherches étymologiques romanes, constitue un énorme progrès sur celui de KôRTING (n° 1620), dont l’arrangement est conservé extérieurement, mais dont la matière est entièrement renouvelée. Ce qui distingue en particulier le nouveau dictionnaire de l'ancien, c’est qu’au lieu de se borner à discuter l’origine des mots des langues littéraires, il fait entrer dans son cadre tous les matériaux fournis par les dialectes romans. IL cite les mots patois toutes les fois qu'ils présentent des particularités de forme ou de sens. Le franco-provençal y tient naturellement sa place, mais il nous paraît avoir été trop souvent négligé. Le vocabulaire romand a été utilisé avec un éclectisme dont nous ne réussissons pas à comprendre le système. Il faut dire aussi que des erreurs se sont parfois introduites dans la transcription de nos formes patoises. Les comptes rendus renferment des additions et des rectifications nombreuses et de grande valeur, mais aucun n’a eu spécialement en vue les dialectes francoprovençaux.

C. R. Herrigs Archiv, CXXVII, p. 416-438 (J. Jud); réponse de M. Meyer-Lübke, ibid., CXXIX, p. 228-233; réplique de M. Jud, ibid., p. 233-235. — Romania, XL, p. 102-114; XLI, p. 448-459 (A. Thomas). — Rev. des I. rom., LV, p. 108-110, et LVI, p. 474-475 (M. Grammont); LVII, p. 519-545 (J. Ronjat). — Deutsche Litztg., 1912, col. 5-13 (C. Salvioni). — Lit. Cbl., 1912, p. 167-168 (S. Feist). — Zeitschr. f. rom. Phil., XXXV, p. 383-384; XXXVIII, p. 478-479 (H. Schuchardt); XXXVI, p. 577-585 (J. Brüch). — Rev. de phil. fr., XXVI, p. 71-76, et XX VIII, p. 152-156 (A. Dauzat). — Zeitschr. f. franz. Spr., XXXIX?, p. 81-86 (D. Behrens). — Neuphil. Mitt., 1912, p. 213-217 (O. F. T{allgren]). — Museum, XIX, p. 293 (K. Sneyders de Vogel). — Indogerm. Fôrsch., XXIII, $, Anzeiger (O. Schultz-Gora). — Rom. Jabresber., XIII, I, p. 102- 105 (E. Richter); p. 216 (E. Herzog). — Arch. glott. it., XVII, p. 499- 504 (A. Prati); p. 504-519 (G. Bertoni). — Voir aussi C. Sazviont, Postilleitaliane e ladine al « Wocabolario etimologico romanzo », dans Rev. de dial. rom., IV, p. 88-106, 173-208, 209-240 ; V, p. 173-194.

1669. — Gauchat, L. Étymologies, dans le Bulletin du Glossaire, t. XI (1912), p. 84.

1. neuchâtelois bérnä « heureux » (bona hora natus); 2. romand dèsuvi « contrefaire » (* deexjocare); 3. neuchâtelois tioupèr « jacinthe » (clavus persicus).

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