‹ Grammaire françaiseChapitre 130 sur 196 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

V Les pronoms personnels il, elle, le^ la^ les y ainsi que les pronoms relatifs ne peuvent pas remplacer un substantif indéterminé. Ainsi on ne dirait plus, malgré l'autorité de grands écrivains :

Ceux qui écrivent par humeur sont sujets à retoucher leurs ouvrages : comme elle n*est pas toujours fixe, ils se refroidissent bientôt pour les expressions qu'us ont le plus aimées. (La Bruyère.)

Tu me quittes^ ingrat, et le fais avec, joie;

Tu ne <a caches pas, et veux que je la voie. (Corneille.}

Ce goi\t dégénérait en fureur, dont il était obligé de cacher une partie. (J.-J. Rousseau. )

Q les fit patriciens avant de les élever à la dignité de sénateurs, qui se trouvèrent ainsi au nombre de trois cents. (Voltaire.)

2° Le rapport d'un pronom doit être clair, et ne jamais rendre la phrase équivoque ou louche. Ainsi ne dites pas :

La Fontaine a suTj^sé Phèdre dans ce qu'iL a de meilleur. (On ne sait pas si' le pronom il se rapporte à La Fontaine ou à Phèdre.)

Lisias promit à son père de n'abandonner jamais ses amis. (Lisias parle-t-il de ses amis ou des amis de son père?)

La femme de votre oncle, qui est très-charitable, a adopté cet orphelin. (Est-ce votre oncle ou sa femme qui est charitable?)

Page 1