X. Aooord du verbe avec son iii^et ) en nombre
!• Le verbe s'accorde en nombre avec son sujet :
Le cbien aboie.
Les chevaux hennissent)
. La foule accourt.
Le printemps qu^annoncent les hirondelles.
RsMABQUB. SI des mots pluriels réveillent ane idée simple, une seale idée d'ensemble, le veite s'accorde plutôt avec la pensée qu'avec les mots, et se met au singulier.
Quatre ou cfliq mille écus est un denier considérable. (MoLikRE.) Et deux ans, dans mon sexe, e»i une grande avance. (/<<.)
2° Quand un verbe a plusieurs sujets, il se met au pluriel :
Ni Tor ni la grandeur ne nous rendent heureux. (La Fontaine.). J^ renard et la cicogne s'invitèrent à dîner. La peur ou le besoin fùnt tous les mouvements de la souns. (Buppon.) Le temps ou la moii sont nos remèdes. (J.-J. Rousseau.)
Szoeptionf.
Un verbe ayant plusieurs sujets non liés par la conjonction et se met au singulier, |o si les sujets soni synonymes;^ s'il y a gradation entre eux; 3o s'ils sont résnmès par nul, personne, rien, tout. Dans ces trois cas, le verbe ne s'accorde qa'avcc le dernier snjet, qui est le root dominant.
40 Une équité, une probité intacte fait le fond de son caractère. L'amour du travail, le goût de l'étude est un bieu.
So Un jour, une heure, un moment suf/U.
Un seul mot, un soupir, un coup d'oeil nous trahU,
30 Remords, crainte, péril, rien ne m'a retenu. Femmes, mornes, vieillards, tout était descendu.
Le verbe se met encore au singulier : 4o si un seul sujet peut faire l'action; 2<» si les sujets sont joints ensemble par avec, comme, de même que, ainsi que, etc., exprimant une comparaison.
Ni Pierre ni Paul n'est son père.
Le duc ou le comte aéra nommé premier ministre.
L'éléphant, ainsi que le castor, atme la société de ses semblables.
Ce prince, autant que ses sujets, aspire à la paix.
Oa ton sang, ou le mien, lavera cette injure. (Voltairb.)
Remarqub. Oj) trouve dans les meilleurs auteurs, surtout dans les poètes, qaelqoes exemples où le verbe est au singulier, quoiqu'il ait plusieurs sujets joints ensemble par la conjonction et. L'écrivain envisage chaque sqjet séparément, et ne fait rapporter le verbe qu'au dernier, qui attire toute son attention. La phrase en devient plus hardie, plus appropriée aux exigences de la versiQcaiion, et quelquefois plus harmonieuse. Mais il est souvent difficile d'expliquer cette préférence donnée au singolier; il vaut mieux la remarquer que l'imiter. Il parait étrange de considérer séparément plusieurs sujets qu'on a pris soin d'unir ensemble par la conjonction et.
}uelle est pour vous et moi leur envie et leur haine? ( Corheillb. ) htelte était en secret ma honte et mes chagrins? (Racine. ) l'où te tannit ton sexo et ton impiété. [la. )
Ane, cheval et mule aux forêts habitait. ( La Fontaine. )
Celle de qui la gloire et l'infortune affreuse
Retentit jusqu'à nous. ( Voltaire. }
3** Quand un verbe est précédé d'un collectif et d'un substantif , joints ensemble patr la préposition de, il a pour sujet le mot dominant, c'est-à-dire celui qui attire le plus l'attention .
Une faible troupe de montagnards résista à une armée nombreuse. Une troupe de pauvres montagnards résistèrent à une armée aguerrie. Une nuéis de traits obscurcit Taîr.
Une nuée de Barbares désolèrent Tempire romain.
4° Quand le verbe est précédé d'un substantif joar^tïi/, ou
d'un adverbe de quantité employé substantivement, il se met
au singulier, si le partitif est suivi d'un substantif singulier;
et au pluriel, si le partitif est seul, ou suivi d'un substantif
pluriel :
Trop de monde était dans la rue.
Tant de barbarie ndus révolta.
La plupart pensent comme vous, mais peu vous imitent.
Beaucoup voudraient réussir, mais peu se donnent de la peine.
La plupart des fruits flattent la vue et Todorat.
5° Quand le verbe être a pour sujet le pronom ce, et pour attribut un pronom ou un substantif, il ne se met au pluriel qu'avec un pronom pluriel de la troisième personne ou un substantif pluriel, non précédé d'une préposition.