‹ Grammaire françaiseChapitre 161 sur 196 · SUJET DU VERBE · texte numérisé non relu

SUJET DU VERBE

SINGULIER

Cest moi qui pars le premier.

estait nous qui faisions les honneurs.

Ce fut vous qui prîtes la parole.

Ce sera mon frère et ma sœur qui viendront.

Ce serait vous et lui qui j?agnenez.

Fut-ce nous qui criâmes?

Sera-ce vous qui irez?

Cêst aux gens de bien que nous nous adressons.

Cest de nos premiers parents que vient le péché originel.

Remarqob. Les meillears écrivains, Bossaet sorioat* offk'ent des exemples contraires à cette rëitle. Ils mettent c'est euxy aa lien de ce sont eiu, parce an ils trouvent cette expression pins précise on pins agréable à l'oreille, on parce quMis ventent présenter une idée d'etuemblCf avec laquelle ils font accorder le verbe.

C'est eux qoi ont bâti les donze palais. ( Bossdet. )

Les saints ont eu ienrs faiblesses ; ce n'eel pas leurs faiblesses qu'on révère.

(VoLTAlRR.)

Ce n'est pas les Troyens, c'est Hector qu'on poursuit. (Racine.) Qui racontera ces détails, si je ne les révèle! Ce n'est pas les journalistes.

(Chateaurriand.)

PLURIEL

Ce sont elles qui se trompent.

Ce n'étaient que bals, que festins.

SonNce là tous vos livres?

Seraient-cQ les ennemis?

Ce furent les Athéniens.

Ce seront eux qui paieront.

Il faut que ce soient les miens.

Furent-ce et seront-ce ne s'em-

?loient pas. On dit par euphonie :

'ut-ce eux, sera-cê vos parents?

ZZ. Aeoord du verbe avee son sujety en personne.

i"» Le verbe s'accorde en personne avec son sujet :

Toi seul feras ce que nous n^avons pas fait.

Nous sommes la cause de nos malheurs.

2» Quand un verbe a plusieurs sujets de différentes personnes, il se met à la personne qui a la priorité; et Ton peut exprimer ou sous-entendre les pronoms nous et vous, selon le goût :

Narbal et moi, nous admirâmes la honte des dieux. Vow et votre ouvrage méritez d*ètre loués.

C'est toi ou moi qui paierons.

n serait plus, logique de dire : Cest toi ou moi qui paibrai, c*est-ft-dire Cest loi qui paieras, ou c'est moi qui paierai, La conjoncûon ou exclut l'un des deux sujets.

m. Plaoe do in^et.

Le sujet se place ordinairement avant le verbe. Rarement les hommes sont contents.

Le sujet se place après le verbe :

1° Quand l'euphonie l'exige, ce qui arrive souvent avec les mots tel^ voilà, ainsi^ à peine^ etc.

Là disparaît enfin Voraueil du rang suprême.

Voilà, comment s'écrit Vhiêtoire.

Telle était mon opinion.

Voilà ce que lui promit Vamitié des Romains.

2° Quand il y a interrogation ou exclamation :

Otest votre père?

Périssent totis les traîtres!

3^ Avec certains verbes intercalés dans un discours direct : dit-il y demanda-t-ellej répondilron, etc.

Que faites-vous? demanda Mentor.

TV, ZLépétilîon et eUîpse du siiget et du verbe.

1° Le verbe, à un mode personnel, doit seul avoir un sujet; rinfinitif et le participe ne peuvent pas en avoir. Ainsi, il ne faut qu'un sujet dans une phrase où il n'y a qu'un verbe personnel.

NE DITES PAS

Alexandre, ayant saisi les meurtriers de Darius, il les fit périr.

Alexandre, sur le point de mourir, il remit son anneau à Perdiccas.

DITES

Alexandre, ayant saisi les meurtriers de Darius, les fit périr.

Alexandre, sur le point de mourir, remit son anneau à Perdiccas.

Les verbes ayant saisi et mourir ne peuvent pas avoir de sujet.

Mais on peut répéter le sujet et l'exprimer par Jes pronoms il, elle, quand la clarté l'exige.

Sigismond étant catholique et la Suède luthérienne, il ne conquit rien, et perdit la couronne de Suède.

Les Romains se destinant à la guerre et la regardant comme le seul art, ils avaient mis tout leur esprit, toute leur pensée à la perfectionner. (Montesquieu.)

2° Quand plusieurs verbes ont le même sujet, on peut le répéter devant chaque verbe, ou ne l'exprimer que devant le premier. En général, la répétition rend l'expression plus énei^ique, et Pellipse lui donne plus de précision, de rapidité. .

Il parle et remue sans cesse.

Je plie, et ne romps pas.

H s'écoute, il se plaît, t^ s'adonise, il s'aime.

3<> De même, si un seul verbe sert à plusieurs propositions, on peut le répéter dans chacune, ou ne l'exprimer que devant Ja première.

COMPLÉMENTS DES VEKBES. 171

La conscience est la^voix de rame, lespassions sontlai voix du corps.

Les nonneors rendent vains, le plaisir rend heureux.

La vie nous parait courte, et les heures longues.

Les lois veiUetU sur les crimes connus, et la religion sur les crimes secrets.

Ma cour fut ta prison, mes faveurs tes liens. (Corneille.)

Peunle-roi que je sers.

Commandez à Gesar, César à l'univers. (Voltaire. )

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