‹ Grammaire françaiseChapitre 166 sur 196 · Vtttar et oondîtâoimeL · texte numérisé non relu

Vtttar et oondîtâoimeL

1*" Le PUTIJR exprime une action qui certainement arrivera ou pourra arriver.

Désormais je serai plus prudent.

Vous viendrez quand il vous plaira, dès (|ue fonA recevrez cette

lettre.

Faites ce que voua voudrez.

fiMk>tOt DES TEMPS. 175

^ Le CONDITIONNEL exprime une àcHou future, qui se ferait moyennant certaines conditions : de là le nom de futur conditionnel, qu'on lui donne quelquefois.

L'ingratitude serait plus rare, si les bienfaits étaient moins intéressés.

S'il demandait cette grâce, on la lui accorderait.

On met aussi au conditionnel un verbe qui exprime un désir, une obligation^ une nécessité. Dans ce cas^ il y a ordinairement une condition sous-entendue.

Je désirerais qvi'ïl Ht bean demain. (Si cela dépendait de moi.) Les vertas devraient être sœurs.

Ainsi que les vices sont frères. (Si les choses étaient comme elles doivent être.)

On emploie encore le conditionnel après la conjonction quand, signifiant quand même, si, quoique.

Quand l'histoire serait inutile aux autres hommes, il faudrait la faire lire aux princes.

3® Il ne faut pas confondre ces deux temps : avec le futur, on sf&nn^ positivement qu'une action se fera; avec le conditionnel, on soumet Faction à une condition, à un désir^ à un doute. L'un indique une certitude, l'autre indique simplement une possiOitilé,

Je vous aimerai, si vous m'aimez.

On m'a assuré que vous voyagerez.

Je vous aimerais, si vous m*ai-

miez.

On m*a assuré que vous voyage^

riez.

Daos les exemples de la première colonne, on affirme positivement qv^en aimera^ si Von est aimé; on croit positivement que vous voyagerez.

Dans les exemples de la deuxième colonne, on afQrme d'une manière moins posi- Uyo; on exprime une possibilité : On pourrait aimer^ si l'on était aimé; on m'a assuré que peut-être vous voyageriee.

4*" Quand une phrase renferme deux verbes qui expriment deux actions à faire, et que Tune est au futur, on met au présent celui qui est précédé de la conjonction conditionnelle si.

Mais quand l'un des deux verbes est au conditionnel, on met à X imparfait de Tindicatif celui qui est précédé de la conjonction conditionnelle si^

PRÉSENT pour le FUTUR.

Je vous avertirai, s*il part demain.

Je serai charmé de vous voir, si vous venez.

IMPARFAIT pour U CONDITIONNEL.

Je vous avertirais, s'il partait

demain.

Je serais charmé de vous voir, si

vous veniez.

i76 GRAMMAIRE FRANÇAISE.

Mais lorsque la conjonction si dépend d'un premier verbe

3ui exprime le doute^ on met le second au futur ou au conitionnel :

Je De sais s'il partira. i J'ignorais s'il réussirait.

Demandez si vous serêz libre. | J'ai demandé s'il viendrait.

Rbmàbqob. U y a des locations qai remplacent le fatur; oe sent des gallicismes-

Je vais yoqs montrer sa lettre.

Noos devons commencer demain.

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