‹ Grammaire françaiseChapitre 9 sur 196 · Modlfioatlon des voyellen · texte numérisé non relu

Modlfioatlon des voyellen

I. A conserve le son qui lui est propre, soit long, soit bref,

Sartout où il n'est pas combiné avec î, y, w, m, «, comme ans papa^ acacia, falbala, ananas.

1» Ai se prononce comme é dans toutes les premières peréonnes du passé défini et du futur : y aimai , je chanterai, etc.

Comme è dans maison, nécessaire, faire, chaise, palais, souhait, plaie, et à toutes les terminaisons des verbes ais, ait y aient.

Comme e muet dans faisant , nous faisions , bienfaisance, etc.

2** A devant t se prononce comme é fermé : payer, prononcez pai'ier,

3" Au se prononce comme ô : manteau, château, etc.

4o Am, an, aim, AIN. A joint km, n, forme un son appelé nasal, parce qu'il se prononce un peu du nez.

5*» A est muet dans aoîî^, Saône, toast, et taon (grosse mouche).

II. E. Nous avons vu qu'il y a quatre sortes dV ; e muet, é fermé, è ouvert, é très-ouvert et ordinairement long. Cette lettre subit d'autres modiiicatiofis, quand elle est combinée avec », y,u, m^n,

1» El se prononce comme é fermé dans seigneur, et comme è ouvert dans reine, Seine,

EiL se prononce euil dans accueil, recueil, cercueil, orgueil.

2o Et se prononce toujours comme é fermé : bey, dey, jockey.

3° Eu et Œu forment un son simple, plus ou moins ouvert, oui n'est ni celui d'e, ni celui i'u, et qu'on écrit avec ces deux lettres, faute d'un signe unique pour le représenter : feu, Europe, Eugène, heureux, bœuf, sœur, mœurs, pleurs.

4o E se prononce comme a ieim femme, indemnité, hennir, nenni, solennel, rouennerie, dans les adverbes terminés en emment, comtae prudemment, éloguemment, et dans les

sons nasals e^n, eriy eut: emporter, entrer , un couvent ^ ardent^ etc.

5» E ne se prononce pas dans Caen^ gageure, eu, feus y que f eusse f etc. .

III. I. Quand I n'est pas combiné avec a^ e, Oytn yU^il conserve le-«on qui lui est propre : discipline ^ sensibilité, flexibilité, irrésistibilité, divisibilité^ etc.

Cette voyelle combinée avec o, produit un son qu'on doit prononcer en ouvrant la bouche presque comme si l'on disait oa : roi, loi, mois, miroir, voir, avoir, boire, croire, etc.

L'ï n'est pas prononcé dans douairière et Montaigne (nom propre), ni dans encoignure, oignon,

l, joint à m, n, produit un son nasal : imprudent, infini, vaincre, peindre, joindre, juin, etc.

IV. Y, appelé t grec, se prononce ordinairement comme un i:yeux, York, hymen, mystère, jury, etc.

Y se prononce comme deux « après une voyelle : payer, royal, ennuyer, pays, etc., qu'on prononce /?ai-fer, roi-ial, en-nui'ier, pai-is.

, V. O est nul dans/aon, paon, Laon, qu'on prononce/an, pan , Lan; et dans la voyelle composée œ ': Œdipe, Œta, œuvre, etc.

CE se prononce cw dans œil, œillade, œillet.

VI. U joint km, n, forme un son nasal ,um,un, qu'pn prononce eun : humble, défunte, un, chacun, etc.

Dans les syllabes gue, gui, u se prononce de trois manières :

!• 11 est ordinairement muet, comme dans guérir, guide, guise, guitare, déguiser, aiguière, alléguer, Guiane, Guienne, figue, etc.

2' Il se prononce et forme diphthongue, comme dans «rguer, aiguille, aiguillon, aiguiser, lingual, linguiste, inextinguible, le Guide, Guise.

3* Il se prononce ou dans alguazil, et dans quelques noms propres de géographie : Guadeloupe, Guatemala, Guadiana, Guadalquivir, etc.

u précédé de q se prononce aussi de trois manières :

1° Il est ordinairement muet : quadrille, qualité, quantité, enquête, liquide, quotidien, quartier, querelle , inquiet, etc.

S"* 11 se prononce et forme diphtbongue dans quelques naots, comme questure y équestre y équitatioUy équilatéral , quin^ tuphj requiem^ quintette, quiétisme, Quintilieny Quinte- Curce, etc.

3* Il se prononce ou dans la syllabe qua de quelques mots latins, comme aquatique^ équateury équation, quadrupède, quadruple, quadrature, quadragésime, etc.

B final n'est muet que dans plomb^ Colomb et Doubs,

G se prononce comme g dans second et ses dérivés^ et dans reine-Claude (prune).

GH se prononce ordinairement 5 A ; chameau, cheval^ etc.

Archiépiscopal.

Exarchat.

Archange.

Archéologie.

Bacchante.

Catéchumène.

Chaos.

Écho.

Il se prononce comme k dans un grand nombre de mots venant du grec, de Thébreu , de l'italien , etc.

Melchisédech.

Machabée.

Michel-Ange, et quelques autres.

G est muet dans les finales suivantes :

AC, ACH, Acs. estomaCf tabac, cotignac,almanach,lacs (filet).

ECS les échecs (jeu).

oc broc, croc, escroc, accroc. '

NC blanc, franc, jonc, tronc, H vainc.

BC clerc, marc ( poids), arc-boutant, dans porc frais, .

porc gras.

D final est ordinairement muet : hasard, nord, /?/chard, fond^ etc. Mais il est prononcé àdLïiPsud, David, le Cid, et quelques autres noms propres.

D final, lié avec la voyelle qui commence le mot suivant , se prononce ordinairement comme t : un grand homme, piedà'terre, de fond en comble^ il répond à tout, etc. Prononcez gr an-t 'homme f etc.

Mais on dit, avec le son du d^ nordrest, David était petit,

F finale est muette dans clef, chef-d'œuvre, cerf; dans les pluriels : des œufs, des bœufs, des nerfs, et dans un œuf frais, le bœuf gras,

F se prononce de trois manières dans neuf, nombre :

PRONONCIATION DES CONSONNES. it

1<» Elle est sonore dans le neuf du mois, ils sont neuf, en tout, neuf et demi^ etc.

2o Elle est muette devant une consonne ou une h aspirée : neuf Vivres, new/ hameaux, etc.

S"" Elle se prononce comme v dans neuf ans y neuf heures, neuf hommes, etc.

G subit diverses modifications :

io II se prononce comme k dans la liaison : un sang illustre, un rang honorable, un long intervalle, suer sang et eau, etc.

t"" Gli produit un son mouillé dans quelques mots venant de l'italien : imbroglio, Cagliari, etc.

3" Gn produit également un son appelé mouillé : campagne, compagnie, seigneur, gagner, magnésie, magnanime, magnifique, etc.

Mais gn conserve le son dur dans les initiales, comme gnome, gnomoû, etc., et dans quelques autres mots, coipme igné, inexpugnable, stagnation, regnicole, etc.

G est muet dans signet , Compiègne, Regnard ( poëte conaique), et dans la plupart des finales, comme rang, sang, poing, seing, hareng, legs, doigt, vingts etc.

On excepte bourgmestre^ joug et zigzag, où g se prononce.

H. Au commencement des mots, la lettre h est muette ou aspirée ( du latin asper, dur, rude, parce que dans certaines langues, comme en anglais, elle fait prononcer fortement du gosier la voyelle qui suit) .

En français, la lettre h, soit muette, soit aspirée, ne fait jamais prononcer du gosier la voyelle ç[\xi la suit. Ainsi, il n'y a aucune difiérence dans la prononciation des mots héros et Henri (i), où h est aspirée, et celle des mots héroïne et Henriette, où h est muette. On prononce la première syllabe des mots hardi, hêtre, hareng, où A est aspirée, comme la première des mots ardent, être, arranger.

H aspirée sert seulement à empêcher la liaison de la consonne et Vélision de la voyelle qui la précède.

(4) Dans le lingage familier, on fait souvent la liaison et Télislon devant Henri. Ainsi, dans Vive Henri IV, on dit vlv* Henri IV, et non vive | Henri IV ; et l'on prononce le t dans la Saint-Henri.

Ainsi , on dit sans lier la consonne placée avant h avec la voyelle placée après :

Le5 hameaux.

Deiur harpes.

Un grand héros.

Il esf honteux.

Il hait.

Leur haine.

et sans élider la voyelle qui précède h :

Le héros.

La honte.

Ze hais.

Une bell0 harpe.

Un crime honteux.

Un caractère haineux.

Devant h muette, on lie la consonne avec la voyelle : le^ hommes^ A&xxx histoires, il es^ honorable; et on élide la voyelle, comme l'homme, Vhistoire, f honore.

Une belle hôtesse se prononce bel-l'hôtesse.

Sur denx cent vingt mots d'an usage fréquent, commençant par hy il y en a cent en h aspirée, et cent vingt en h muette. La disiinciion est indiquée dans tous les dictionnaires.

L. Celte lettre, précédée d'un t, produit souvent un son qu'on appelle mouillé.

AIL . . . détail, éventail, coraiL

EiL • . . soleil, sommeil, réveiL^

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