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DU PARTICIPE

218. Exercice oral. — Expliquer les nuances de sens qui distinguent les mots vaincre , surmonter, dompter , réduire , triompher. — Décomposer en pro~ positions la seconde phrase : Cette rapidité..., etc.

219. Exeroice écrit. — Copier les vers suivants en les transcrivant avec l’orthographe actuelle.

L’aubespin.

Bel aubespin verdissant,

Fleurissant,

Le long de ce beau rivage,

Tu es vestu jusqu’au bas Des longs bras

D’une lambrunche sauvage.

Deux camps drillants de fourmis Se sont mis

En garnison sous ta souche;

Et dans ton tronc mi-mangé Arrangé

Les avettes ontMeur couche.

Le gentil rossignolet,

Nouvelet,

Avecques sa bien-aimée.

Pour ses amours alléger Vient loger

Tous les ans en ta ramée.

Sur ta cyme il fait son ny,

Bien garny

De laine et de fine soye,

Où ses petits esclorront,

Qui seront

De mes mains la douce proye.

Or vy, gentil aubespin,

Vy sans fin,

Vy sans que jamais tonnerre

Ou la coignée, ou les vents,

Ou les temps

Te puissent ruer par terre. Ronsard (1524-1585).

EXERCICES

SS

220. Exercice de mémoire. — Apprendre par cœur les vers précédents.

221. Exercices oraux ou écrits. — A quelles remarques peuvent donner lieu les participes en italique dans les phrases suivantes ?

Les Lacédémoniens aimants mieux que leurs citoyens fussent obéissants que s’ils eussent la présidence sur tous les Grecs. (Amyot, xvi6 siècle.)

Nul mescreant ne doibt estre contrainct par guerre ne aultrement, pour venir à la foi catholique. [Songe du Vergier , xive siècle.)

Il résolut de mourir afin que ses concitoyens ne pussent jamais estre absoulz de leur serment. (Amyot, xvie siècle.)

Je suis Roland, qui tant vous a àmé. ( Roncevaux , xne siècle.)

De joie [elle] eut le cuer [cœur J ouvert et esmeu. (Berte, xme siècle.)

Il voulut que celui qui auroit fait le meurtre fust absoult. (Amyot, xvie siècle.)

221 bis . Exercice complementaire. — Copier ou écrire sous la dictée le morceau suivant en soulignant d’un trait le participe passé, de deux traits le participe présent, de trois traits l’adjectif verbal.

Une cascade près de Chambéry

Non loin d’une montagne coupeé au-dessous du grand chemin taillé dans le roc, court et bouillonne dans des gouffres affreux une petite rivière qui paraît avoir mis à les creuser des milliers de siècles. On a bordé le chemin d’un parapet pour prévenir les malheurs. Cela faisait que je pouvais contempler au fond et gagner des vertiges tout à mon aise; car ce qu’il y a de plaisant dans mon goût pour les lieux escarpés est qu’ils me font tourner la tête, et j’aime beaucoup ce .tournoiement, pourvu que je sois en sûreté. Bien appuyé sur le parapet, j’avançais le nez et je restais là des heures entières, entrevoyant de temps en temps cette écume et cette eau bleue dont j’entendais le mugissement à travers les cris des corbeaux et des oiseaux de proie qui volaient de roche en roche et de broussailles en broussailles à cent toises au-dessous de moi. Dans les endroits où la pente était assez unie et la broussaille assez claire pour laisser passer des cailloux, j’en allais chercher au loin d’aussi gros que je les pouvais porter; je les rassemblais sur le parapet en piles ; puis, les lançant l’un après l’autre, je me délectais à les voir rouler, bondir et voler en mille éclats avant que d’atteindre le fqgd du précipice. J. -J. Rousseau.

(Brevet élémentaire , 1887.)

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