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CHAPITRE VII

SYNTAXE DE L'ADVERBE

339. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par une préposition, s’il y a lieu.

Agissez toujours conformément — lois du bon sens.

Que dure le bonheur ici-bas? et dans sa courte durée combien traine-t-il après lui — fiel et — amertume !

Certaines gens arrivent trop vite à la fortune relativement — leur mérite.

Il faut aimer ses parents préférablement — toutes choses.

Les princes agissent différemment — particuliers.

La plupart des animaux ont plus — agilité, plus — force et même plus — courage que l’homme. t

On fait beaucoup — bruit et puis on se console;

Sur les ailes du temps la tristesse s’envole. (La Fontaine.)

Ce testament a été fait postérieurement — celui dont vous parlez.

Assez — gens méprisent le bien, mais peu savent le donner.

Tl y a peu — familles dans le monde qui ne touchent aux plus grands princes par une extrémité, et par l’autre, au simple peuple. (La Bruyère.)

Il faut avoir beaucoup étudié pour savoir un peu.

Peu — princes dans l'histoire ont eu comme Henri IV ce caractère de bonhomie et dé bonté.

340. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes ai soulignant d’un trait en, où, y employés comme adverbes, de deux traits en, où y employés comme pronoms.

La Provence est mon pays depuis que vous y êtes. (Sévigné.)

La vie est un dépôt confié par le ciel :

Oser en disposer, c’est être criminel. (Gresset.)

EXERCICES

Chercher midi à quatorze heures, c’est chercher des difticultés où il n’y en a point, chercher une chose où elle n’est pas, où elle ne doit pas se trouver.

Les modes d’il y a cent ans nous paraissent aujourd’hui bien bizarres.

L’instant où nous naissons est un pas vers la mort. (Voltaire.)

Romains, j’aime la gloire et ne veux point m’en taire. (Id.)

Où pensez-vous aller? — Au temple, où l’on m’appelle. (Corneille.)

J’ai connu le malheur et j’y sais compatir. (Gaillard.)

Dans le sein paternel je me vis rappelée,

Un malheur inouï m’en avait exilée. (Voltaire.)

Le mot caryophyllées se dit des fleurs de l’œillet et de toutes celles qui y ressemblent par leur structure.

Quelque carrière qu’on ait choisie, on doit y apporter tous ses efforts, toute sa persévérance et toute son intelligence.

Je m’en vais seul au temple où leur hymen s’apprête.

341. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par de suite ou tout de puite , plus tôt ou plutôt , tout à coup ou tout d'un coup.

On ne devient jamais bon ni méchant — .

L’esprit des enfants est — mobile qu’appliqué; ils saisissent rarement plusieurs idées — .

Ou — ou plus tard la vie doit nous être ravie. (Raynouard.)

11 faut vous lever — si vous voulez amasser de la fortune.

La véritable docilité consiste à obéin — et de bonne grâce.

On appelle giboulées ces averses de grêle et de pluie qui tombent — et qui sont fréquentes au printemps.

Il est toujours facile de travailler plusieurs heures — en variant au besoin ses occupations.

... Le travail, aux hommes nécessaire,

Fait leur félicité — que leur misère. (Boileau.)

342. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par mieux, pis ou pire selon la règle.

11 y a de mauvais exemples qui sont — que les crimes.

Les critiques acharnés contre vous feraient sans doute comme vous et peut-être — encore.

SYNTAXE DE L’ADVERBE

On dit d’un gourmand qu’il se tient — à table qu’à cheval.

La femme de Socrate était laide et, qui — est, méchante.

Il n’est — eau que l’eau qui dort.

La — des bêtes est le tyran, parmi les animaux sauvages; et parmi les animaux domestiques, c’est le flatteur.

Mettre les choses au — , c’est supposer tout ce qui peut arriver de plus fâcheux.

Une bonne action vaut — qu’un bon ouvrage.

La Condamine est aujourd’hui

Reçu dans la troupe immortelle;

Il est sourd, c’est tant — pour lui;

Mais il n’est pas muet et c’est tant — pour elle.

Il y a des gens qui mettent une sotte vanité à paraître — qu’ils ne sont.

Il vaut — se taire que de parler mal à propos.

Il n’est — sourd que celui qui aie veut pas entendre, se dit en parlant d’un homme qui fait semblant de ne pas entendre une proposition qui lui déplaît.

343. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en soulignant d’un trait comme adverbe, et de deux traits comme conjonction.

Les métaux précieux comme l’or et l’argent sont moins utiles que le fer.

Castor et Pollux étaient deux frères jumeaux : on les honorait comme dieux marins.

Et comme elle a l’éclat du verre

Elle en a la fragilité. (Corneille.)

Le méchant est comme le charbon : s’il ne vous brûle, il vous noircit.

Comme toute disgrâce peut nous arriver, nous devrions toujours être prêts à tout.

Il y a des héros en mal comme en bien.

Comme vos raisons me paraissent bonnes, je ne vous punirai pas.

La reconnaissance est le plus doux comme le plus saint de nos devoirs.

Comme il était tard, nos soldats ont dû renoncer à poursuivre l’ennemi.

EXERCICES

344. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par aussi ou si selon la règle.

Il n’est pas — facile qu’on pense de renoncer à la vertu.

Celui qui met un frein à la fureur des flots

Sait — des méchants arrêter les complots. (Racine./

— mince qu’il puisse être, un cheveu fait de l’ombre.

La vanité nous rend — dupes que sots. (Florian.)

Le nom d’ami est une chose — précieuse qu’il ne faut pas le prodiguer.

L’âne est de son naturel — humble, aussi patient, aussi tranquille que le cheval est fier, ardent, impétueux. (Buffon.)

— évidente que soit une vérité, les esprits faux trouvent toujours moyen de la discuter.

Que de gens perdent la mémoire — bien que la reconnaissance d’un bienfait.

— , dans le discours que vous venez d’entendre,

Je parlais pour l’aigrir et non pour me défendre.

(Corneille.)

11 n’y a — vil praticien qui, au fond de son étude sombre et enfumée, ne se préfère au laboureur qui jouit du ciel. (La Bruyère.)

345, Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par autant ou tant selon la règle.

Il y a — de lâcheté à dire du mal des puissants quand ils sont morts, qu’il y a de péril à en dire quand ils sont vivants.

J’ai — fait que nos gens sont enfin dans la plaine. (La Fontaine.)

Un conquérant ruine presque — sa nation victorieuse que 1rs nations vaincues.

Lambin* mon barbier et le vôtre,

Rase avec — de gravité,

Que tandis qu’il coupe un côté,

La barbe repousse de l’autre. (De Tailly.)

Comment peut-on dépenser — d’argent en superfluités, au milieu de — de pauvres qui manquent de tout?

SYNTAXE DE L ADVERBE

Bien des personnes ne sont aimables qu’ — qu’elles sont heureu ses.

il me doit 99 fr. 50, — dire 100 francs.

Le vieux proverbe, — va la cruche à l’eau qu’elle se brise, signifie qu’en s’exposant souvent au même péril, on finit par s’en trouver mal.

Et tous, — que nous sommes,

Nous nous laissons tenter à l’approche des biens.

(La Fontaine.)

Il sait du grec, madame, — qu’homme de France. (Molière.)

Ne vous fiez jamais aux promesses des enfants étourdis et paresseux; — en emporte le vent.

346. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par que ou combien.

— les grands sont malheureux d’être presque toujours trompés !

— de gens s’imaginent qu’ils ont de l’expérience par cela seul qu’ils ont vieilli *

— ’aimable est la vertu que la grâce environne! (André Chénier.)

— de fous et de méchants dans ce meilleur des mondes possibles ! (D’Alembert.)

Nos amis ignorent souvent — nous avons de peine à les servir.

— de livres avez-vous dans votre bibliothèque?

— ’il est peu de sujets fidèles à leur maître!

347. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par pas, point s’il y a lieu.

Te crains que ce que je dis ici ne plaise — à tout le monde.

Il y a trois mois que je ne l’ai — vu et plus d’un an que je ne Lui parle — .

Pour être heureux n’excitez — l’envie;

Le secret du bonheur est de cacher sa vie.

Ni les biens ni les honneurs ne valent — la santé.

La flatterie est une fausse monnaie qui n’a — de cours que par notre vanité.

EXERCEES.

Chose n’est — ici plus commune :

Le bien nous le faisons, le mal, c’est la fortune.

(La Fontaine.)

Votre mère, trop indulgente, est venue me voir, craignant cpie vous ne soyez — puni.

Grand roi, c’est mon défaut, je ne saurais — ilatter. (Boileau.)

Que n’avons-nous — autant d’ardeur pour l’étude que nous en avons pour le jeu!

Votre mère, irritée, est venue me voir, craignant que vous ne soyez — assez puni.

De l’esprit faut-il qu’on décide Sur le bruit d’un parleur sans fin?

Ne sait-on — qu’un tonneau vide Résonne mieux qu’un tonneau plein?

Socrate disait qu’il ne savait — qu’une chose : c’est qu’il ne savait — rien.

348. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par ne , s’il y a lieu.

Depuis l’invention de la poudre, les batailles sont beaucoup moins sanglantes qu’elles — l’étaient, parce qu’il — y a presque plus de mêlée. (Montesquieu.)

Le tyran Pisistrate, après s’être emparé du pouvoir, gouverna plus sagement que les Athéniens — s’y attendaient.

On se voit d’un autre œil qu’on — voit son prochain (La Fontaine.)

C’est un homme sûr, qui ne pense pas autrement qu’il — parle.

Il n’y a pas un homme qui — ait ses défauts ; le meilleur est celui qui en a le moins.

Les pauvres sont moins souvent malades faute de nourriture que les riches — le sont pour en prendre trop. (Fénelon.)

J’ai peur que l’univers, qui sait ma récompense,

— impute mes transports à ma reconnaissance. (Boileau.)

Quelle étrange idée ont les hommes de se réunir le soir dans leurs maisons pour s’empêcher réciproquement de travailler ou de dormir î /

L’un dit : je^ — y vais point, je — suis pas si sot;

L’autre : je saurais.**. (La Fontaine.)

SYNTAXE DE L ADVERBE

il y a six mois que je — lui ai parlé; il y a même six mois que nous — nous voyons plus.

Un lièvre en son gîte songeait ;

Car que faire en un gîte à moins que l’on — songe ?

(La Fontaine.)

Craignez, seigneur, craignez que le ciel rigoureux — vous haïsse assez pour exaucer vos vœux. (Racine.)

349. Exercice oral ou écrit. — Lire ou copier les phrases suivantes en remplaçant chaque tiret par ne, s’il y a lieu.

Vous écrivez mieux que vous — parlez.

Peut-on nier que la santé — soit préférable aux richesses?

Je ne doute pas que vous — soyez heureux ; mais je doute que vous — puissiez l’être longtemps.

Ne doutez point, seigneur, que ce coup — le frappe,

Qu’en reproches bientôt sa douleur — s’échappe. (Racine.)

Je ne doute pas que César — ait été assassiné dans le sénat.

Je crains presque, je crains qu’un songe — m’abuse. (Racine.) Pourriez-vous disconvenir que ce remède — soit meilleur que toivs les autres? (Sévigné.)

Le soin de m’élever est le seul qui me guide,

Sans que rien sur ce point — m’arrête ou m’intimide.

'Crébillon.)

Il marche, dort, mange et boit comme tous les autres; mais cela n’empêche pas qu’il — soit fort malade. (Molière.)

Vous ne sauriez nier qu’un homme — apprenne bien des choses en voyageant.

Prends garde que jamais l’astre qui nous éclaire — te voie en ces lieux mettre un pied téméraire. (Racine.)

Et je ne doute point, quoiqu’il n’en ait rien dit,

Que tu — sois de tout le complice maudit. (Molière.)

Tenez ces petils oiseaux dans du coton, pour qu’ils — souffrent pas avant que leurs plumes — aient paru.

EXERCICES

Vous n’empêcherez pas que ma gloire offensée

— en punisse aussitôt la coupable pensée. (Racine.)

Peu s’en faut que Mathan — m’ait nommé son père. (Id.)

J’ai même défendu, par une expresse loi,

Qu’on — osât prononcer votre nom devant moi. (Id.)

350 . Exercices oraux ou écrits. — A quelles remarques de grammaire historique peuvent donner lieu les phrases suivantes?

L’offrande estoit un rameau d’olive sacrée entortillé à l'entour de laine blanche. (Amyot, xvie siècle.)

Je ne veux plus que moi dedans ma confidence. (Corneille.)

Il est vrai, c’est tomber d’un mal dedans un pire. (Molière.)

Je le tiendrai longtemps dessous votre fenêtre. (Id.)

Si dessous sa valeur ce grand guerrier s’abat. (Corneille.)

Le ciel agit sans nous en ces événements,

Et ne les règle point dessus nos sentiments. (Id.) *

Tarpéia leur vendit la place, pour l’envie qu’elle eut d’avoir les • bracelets d’or qu’ilz portaient à V entour de leurs bras. (Amyot, xvie siècle.)

Comme un mouton qui va dessus la fui d’autrui. (La Fontaine.)

C’est dans cette allée ou devroit être Orphise. (Molière.)

Chacun choisit plustost à discourir du mestier d’un autre que du sien. (Montaigne, xvie siècle.)

La force de la male tache du péché originel. (Gui Patin.)

Apprenons à ne perdre jamais l’espérance, dans quelque abîme de maux oh nous soyons plongés. (Bossuet.)

M. de Marsan mourut enragé de malefaim par une paralysie sur le gosier qui l’empêcha d’avaler. (Saint-Simon.)

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