‹ Grammaire française [microforme] (volume 3)Chapitre 100 sur 214 · LA POULE ET LE PHILOSOPHE · texte numérisé non relu

LA POULE ET LE PHILOSOPHE

Une Poule observait, l'œil fixé vers les cieux, Quand tout à coup elle crie et rappelle Ses chers poussins : « Mes enfants, leur dit-elle, Gardez-vous de quitter ces lieux ; Soyez tous prêts, afin que sous mon aile Vous puissiez vous cacher dans un danger pressant. » Un Philosophe rit des soins de cette mère :

« Cette crainte, dit-il, est sans ul fondement : Oh! mes yeux ne me trompent guère :

Le fait est que je ne vois rien.

Oui, vous rêvez, maman. je m’en apercois bien, Sinon vous n’auriez pas la visière fort nette. » Pourtant il braque sa lorgnette Où la mère agitée avait levé les yeux ; Il aperçoit comme un point dans les cieux, Qui s'étend, s'agrandit, plane sur l'hémisphère : C'est un oiseau, c’est un vautour.

Ce que nul n'aperçoit, heureux effet d'amour, Ne saurait échapper aux regards d’une mère.

42. Analysez les pronoms et les participes contenus dans le morceau suivant:

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