‹ Grammaire française [microforme] (volume 3)Chapitre 184 sur 214 · On reconnaît que le mot est participe présent · texte numérisé non relu

On reconnaît que le mot est participe présent

1° Lorsqu'il a un complément direct.

Ex. : Nous avons admiré des oiseaux construisant leurs nids.

2° Lorsqu'il est précédé ou qu’on peut le faire précéder de la préposition en.

Ex. : L'eau er se congelant augmente de volume. Elle alla. ‘ criant par la ville.

3° Lorsqu'il est accompagné de la négation ne. Ex. : Ce sont de bons maîtres, ne ke montrant jamais trop sévères. | 597. On reconnait que le mot est adjectif rerbal : 1° Lorsqu'il est construit ou peut être construit avec l’auxiliaire être.

Ex. : Les exercices gymnastiques sont fortifiants. Les enfants obéissants son: chéris de leurs parents.

2° Lorsqu'il peut être remplacé par un adjectif qualificatif.

Ex. : Les hirondelles sont de charmants oiseaux. Les eaux courantes sont plus saines que les eaux dormantes. :

Différence d'orthographe entre certains participes présents et les adjectifs et substantifs verbaux correspcndants.

598. Un certain nombre d’adjectifs verbaux et de substantifs formés des verbes diffèrent, dans leur terminaison, des participes présents qui leur correspondent, tels sont :

1° Adhérent, affluent, coïncident, confluent, convergent, différent, divergent, équivalent, excédent, excellent, expédient, influent, négligent, précédent, président, résident, violent, qui ont changé ant en ent ;

2° Erxtravagant, fatigant, intrigant, dans lesquels on a supprimé l’u ;

3° Communicant, convaincant, fabricant, suffocant et vacant, qui ont pour varticipes corr::pondants : communiquant, convainquant, fabriquant, suffoquant et vaquant.

Nore. — Dans la plupart de ces cas, cette différence d’orthographe, aujourd’hui consacrée par l’usage, et qui semble faire croire à une différence d’origine, n’est explicable que par le fait qu’on a utilisé la double manière de rendre un même son par l'écriture (ent, ant).

Participe passé,

699. Le participe passé est un véritable qualificatif exprimant un éfat, une qualité.

Ex. : Des bienfaits reprochés sont des bienfaits perdus.

Les bons rois sont aimés de leurs sujets.

Nore.— Malgré son nom, le participe pue peut se rappor- # t « à une action présente ou future aussi bien qu’à une action passée. Ex. : Notre Seigneur a passé en faisant le bien. — Le

mouvement perpétuel n'est pas encore trouvé. — L'impie sera à condamné.

ans.

Lettre finale du participe passé.

600. Le participe passé n’a pas la même terminaison pour tous les verbes. Parmi les participes, les uns se terminent par é, 1, u: donné, averti, rendu ; les autres par s ou t : Pris, écrit, peint, couvert. 4

Pour trouver la terminaison du masculin du Li participe passé, il faut retrancher l'e muet du fémi- à nin. Ex.: Suivie, suivi; mise, mis : éteinte, Le éleint. Fi

REMARQUE. — Dans les verbes de la première conjugai- él

son, il ne faut pas confondre le participe en é, comme aimé, avec l’infinitif en er, coinme aimer.

Le verbe est au participe : 1° quand il qualifie un substantif: Un terrain cultiné; 2° quand il suit l’auxiliaire avoir ou l’auxiliaire être : Il a parlé, il cst caché.

En général, le verbe est à l'infinitif, quand il suit un autre

verbe ou une préposition : I! faut manger pour vivre et non pas vivre “ur manger.

La D D à

Règles générales d'accord du participe passé.

601. ire règle. — Le participe passé employé sans’auxiliaire s’accorde, comme l'adjectif, en genre :

et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte.

Ex. : Une journée commencée sans prière commence mal.

Les heures perdues ne se retrouvent plus.

- Les fruits cueillis avant la maturité ne se conservent pas.

602. 2e règle. — Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.

Ex. : Une bonne action n’est jamais perdue.

Que de maux sont causés par l'alcool !

Il faut que les lois soient respectées.

603. 3e règle. — Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir s’accorde en genre et en nombre avec son complément direct, quand ce complément est placé avant le participe.

Ex. : Regrettez les fautes que vous avez commises. Ces malheureux, nous les avons secourus.

Souvenez-vous des conseils qu’on vous a

donnés.

Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir reste invariable si le complément direct est placé après le 5 :ticipe, ou s’il n’y a pas de complément direct.

Ex. : Dieu a créé les fleurs pour servir de parure

à la nature.

Les élèves qui ont bien travaillé ont toujours réussi.

Les méchants ont presque toujours mal fini.

Nore. — En réalité, ces règles générales d’accord du particise passé que nous venons de donner doivent toujours être appliquées ; mais, comme dans la pratique, il y a quelques cas qui peuvent paraître embarrassants, nous ferons quelques remarques sur ces Cas À gudag 0) après avoir appliqué les règles générales d’accord aux différentes espèces de verbes.

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