ANALYSE DU PRONOM
Pour analyser le pronom, il faut en indiquer : 1° L'espèce : c’est-à-dire s'il est personnel, démonstratif, possessif, relatif, indéfini ; 2° La personne : pour les pronoms personnels et relatifs seulement ; 3° Le genre et le nombre .
4° La fonction : c’est-à-dire le nom qu’il représente. Par abréviation on écrit :
Pr. pour pronom. Pos. pour possessif.
Pers. pour personne, personnel. rel. pour relatif. dém. pour démonstratif. ind. pour indéfini.
Ex.: Marie, elle est notre mère.
Ce jardin est celui de mon père.
Votre pays est plus beau que le nôtre.
Craignez Dieu, qui voit le biel . le mal.
Chacun a ses défauts.
elle pr. pers. 3e pers. fém. sing., représente Marie. celui pr. dém. masc. sing., représente jardin. le nôtre pr. pos. masc. sing., représente pays. qui pr. rel. masc. sing., représente Dieu.
chacun pr.ind. masc. sing.
/ 27. Soulignez d’un trait les Pronoms contenus dans le récit
suivant, et racontez oralement ce récit.
NOS TROIS AMIS Un homme avait trois amis : deux lui étaient surtout très chers, le troisième lui était indifférent, quoique celui-ci lui portât un attachement sincère. Un jour, il fut cité en justice, accusé, quoique innocent, d’un grand crime.
« Qui d’entre vous, dit-il, veut m’accompagner et témoigner en ma faveur ? »
premier de ses amis s’excusa à l'instant, retenu qu'il était par d'autres affaires. Le second le suivit jusqu'aux portes du
palais de justice ; là il s’arrêta et retourna sur ses pas, redoutant la colère du juge.
Le troisième, sur lequel il avait compté le moins, entra avec lui, parla en sa faveur, et témoigna avec tant de conviction de son innocence, que le juge le renvoya absous.
L'homme a trois amis en ce monde ; comment se comportent-ils à l’heure de la mort, lorsque Dieu l'appelle devant son tribunal ? L'argent, son ami chéri, le délaisse d’abord et ne va pas avec lui; ses parents et amis le suivent jusqu'aux portes du tombeau.
Le troisième, dont il s’est souvent le moins inquiété pendant sa vie, ce sont ses bonnes œuvres : elles seules l’accompagnent jusqu'au trône du juge ; elles le précèdent, elles parlent en sa faveur et trouvent grâce pour lui.
28. Analysez les pronoms contenus dans la poésie suivante. LE CHÊNE ET LE ROSEAU
Le Chêne un jour dit au Roseau :
« Vous avez bien sujet d’accuser la nature ; Un roitelet pour vous est un pesant fardeau : Le moindre vent qui, d'aventure, Fait rider la face de l’eau, Vous oblige à baisser la tête ; Cependant que mon front, au Caucase pareil, Non content d'arrêter les rayons du soleil, Brave l'effort de la tempête.
\ Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr. Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage.
Mais vous naissez le plus souvent Sur les humides bords des royaumes du Vent.
La nature envers vous me semble bien injuste. — Votre compassion, lui répondit l’Arbuste, Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci. Les vents me sont moins qu’à vous redoutables : Je plie et ne romps pas. Vous avez, jusqu'ici, Contre leurs coups épouvantables Résisté sans courber le dos : ; Mais attendons la fin. » Comme il disait ces mots, Du bout de l'horizon accourt avec furie Le plus terrible des enfants Que le Nord eât portés jusque-là dans ses flancs. L’Arbre tient bon, le Koseau plie.
Le vent redouble ses efforts, Et fait si bien qu’il déracine Celui de qui la tête au ciel était voisine, Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.