POP
Ainsi, é peut être représenté par e, é, ai, ei, ey, ay et æ. D'autre part, un même signe peut avoir plusieurs valeurs vocales différentes.
Le seul moyen d'apprendre la prononciation est d'écouter ceux qui prononcent bien et de s’habituer à prononcer comme eux. (Acad.)
Nore. — Nous ne donnerons que quelques indications, car il serait impossible de donner ici un traité complet. On pourra consulter au besoin l'excellent traité de prononciation de M. A. Rivard, Manuel de la parole. «
À est nul dans août, curaçao (curaço), Aoste, Saône, taon, toast.
Ai se prononce e muet dans faisant, faisan, faiseur, faisable, Je faisais. .., bienfaisance, etc.
Le signe composé @& se traduit toujours par le son é: Ægidius. Il ne se trouve que dans les mots transcrits du latin.
B est nul dans Doubs, plomb, aplomb, Colomb, radoub ; mais sonore dans club, nabab, rumb, Caleb, Joab, Job, Jacob, etc.
B redoublé se prononce simple : abbé, sabbat. — Excepté dans gibbeux, gibbon, gibbosité.
C est nul dans arc-boutant, arc-boute , arc-doubleau, accroc, amict, arsenic, broc, caoutchouc, clerc, Cuignac, cric, croc, échecs (jeu), escroc, estomac, lacs (filets), marc (poids), porc, tabac, tronc, etc. ; mais il sonne dans arc, échec (insuccès), estoc, Marc (nom propre), etc.
C a le son de g dans second, secondement, seconder.
C redoublé se prononce simple devant a, 0, u : accablé, occupé, sauf dans peccable, impeccable, peccadille.
Ch est nul dans almanackh ; il se prononce f dans drachme.
Ch a le son de k dans Achab, archéologie, archiépiscopal, lichen, malachite, orchestre, technique, Chalcédoine, C'haldée, Charybde, Chersonèse, Machabée, M elchisédech, Michel-Ange, Nabuchodonosor, etc.
D est nul dans nord ; il sonne dans sud, Bagdad, Jutland, Sund, Talmud, etc.
E est nul dans Caen (ville), Jean, Staël, à Jeun. ans femme, hennir, hennissement, nenni, | rOuennerie, solennel, solennité, et dans les adverbes en emment : » APparemment.
En initial se prononce généralement an :
ir, ennoblir.
ñ final se Prononce ène dans ab pollen, spécimen, Eden, Aden, etc.
enivrer, enorgueil-
domen, gluten, hymen, lichen,
dans chef-d'œuvre, cerf-volant, nerfs et cerfs au pluriel, nerf de bœuf, fs au Pluriel, bœuf gras. 6 Cependant, on i JÎ dans afusion, diffusion, difamant, diffamatoire, effervescence, effervercent, eflorencence, efflorescent, effluence, effusion, officieusement, oficieux.
G est nul dans amygdale, doigt, doigté, legs (lè signet, vingt, vingtaine
), sangsue, * 0rang-outang, seing, sterlin (chelin), Strasbourg.
9, schelling
H est aspirée dans la plupart des noms géographiques : la 4vane,. la Hollande, les Hongrois, les Hottentots, les Hurons.
est aspirée dans héros, héraut, mais muette dans héroïque,
héroïne, héroïsme, héroïquement, héraldique.
Test nul dans Encoignure, Doigne Poignet, eEmpoigner, Moignon, Cava
J déjà, juge, K
K se Prononce toujours de la même manière :
» Poignée, ] t
Poignant, Poignard, ignac, etc
J'est toujours doux :
képi, bock,
nenni, ment :
« à re
rgueil-
ichen,
fs au gras.
t, on sion, ence,
sue,
En © f
L est nulie dans baril, chenil, coutil, cul-de-sac, fenil, fournil, fusil, gentil, gril, nombril, outil, persil, sourcil : Arnauld, Hérault, Arnould, fils, gentilshommes, pouls, Lons-le-Saulnier, Sainte-Menehould (menou), la Seulz.
M est nulle dans damner, automne, mais elle sonne dans automnal.
M redoublée ne se fait pas sentir dans abondamment, prudemment, commode, commission, commissaire, commerce, sommaire, sommation, sommet.
N est muette dans monsieur, qui s’est prononcé mo-sieu, puis me-sieu.
In a le son nasal dans in-folio, in-quarto, in-douze, etc. ; mais non dans in-octavo.
N redoublée représente généralement l'articulation n simple: ancienne, innocent, etc.
N redoublée représente l'articulation n double dans biennal, ‘ ‘ al, décennal, annales, annihiler, Annibal, Cinna, etc.
O est nul dans faon, paon, paonne, paonneau, Laon (ville), Craon.
Le signe composé & se traduit généralement par le son é : æcuménique. Œ suivi d’un u a le son de eu : œuf, sœur, vœu.
P est nul dans baptême, baptiser, baptistère, baptismal, Baptiste, cheptel, compter, dompter, sculpter, prompt, promptement, sept, *” ‘ième, exempt, exempter (mais non dans exemption).
P -“blé se prononce simple, excepté dans appétence, et dans ::rminaisons en ippique : hippique.
Q est nul dans cing, quand le mot suivant commence par une consonne, sauf devant un nom de mois ; dans coq d'inde.
R ne se fait pas sentir dans monsieur, messieurs.
Dee ee ce
Re.
Fe
î ë, ; À Fe
8 est nulle dans Damas, Descartes, Despréaux, d'Estrées, du Guesclin, Plessi , descendu, disciple, fleur de lis, pain bis, etc. S est sonore dans Us-Que-parfait, lis (fleur), laps, relaps,
mars, rébus, Arras, Ars, Reims, etc.
se prononce comme z dans Alsace, balsamine, balsamique,
tränsiger, transaction, transalpine, transit, transition, transiloire.
Test nul dans Jésus-Christ, Montréal, Montrouge, adéquat, granit, gratuit, subit, sport.
est sonore dans Christ, dot, toast, vivat, but, rapt, etc. est dur dans mirtion, question.
redoublé se Prononce simple, excepté dans altique, atti-
cisme, et dans plusieurs mots italiens : allegretto, tutti, vendetta. U
U précédé de 9 est muet dans quarte, Juasi, aqueux, quolibet,
mais il se prononce ou dans aquarelle, Aquarium, aquatique, adéquat, quatuor, quadrige.
se prononce encore oy dans guano, Guadeloupe, Guadalquivir.
V se prononce toujours de la même manière : voir, avec.
W se prononce comme un » simple dans les mots français ou ellemands : Wailly, Wagram, Weber.
représente le son ou dans les mots anglais ou hollandais : ashington, Wellington.
nal se prononce J dans les mots russes ou polonais : Ouvarow. J
se prononce comme une s dans s0izante, six, dix, Auxerre, Bruxelles, etc. ; comme k dans ercitation, et dans certains noms espagnols : Ximénès, X érès, etc.
lal-
Y se prononce comme deux i dans le corps d’un mot, s’il est précédé d’une voyelle : paysan, moyen.
Il y a certaines exceptions, comme Bayard, Cayenne, bruyère, tuyau, etc. à
Dans tous les autres cas, l'y se prononce comme un i : Yeux, artyr, jury, analyse.
Z final est nul, sauf dans Fez, gaz, Rodez, Suez, Vera-Cruz, Badajoz, etc.
De la liaison.
58. On entend par liaison l’union de deux mots, dont le premier finit par une consonne et dont le second commence par une voyelle ; elle se fait en prononçant ces deux mots comme s'ils n’en formaient qu’un seul. Ex. : bel homme (bel’homme), fait exprès (fait f’exprès).
REMARQUE. — Le dernier élément du premier mot et le premier élément du mot suivant se trouvent juxtaposés ; mais le lien qui les unit, la consonne qui fait la liaison, appartient à la dernière sy!’ ‘ ° du premier mot et non à la première syllabe du second. tous les cas, la consonne de liaison doit être. adoucie, car ‘est qu’un procédé euphonique, et il ne faut pas exagérer 1 importance dans la prononciation.
Il ne peut y avoir liaison qu'entre les mots qui ne sont pas séparés par un silence.
Les endroits où le lecteur doit prendre des temps, et où par conséquent les liaisons sont interdites, sont fixés par le sens. C’est une question d’analyse et d'interprétation. — Cependant, dans un grand nombre de cas, il n’y a pas de repos, et la liaison n’a pas lieu. Cest alors plutôt une question d’euphoaie.
Avant tout, il faut donc consulter le sens, l'oreille et le goût. ‘
59. Outre les lettres, il y a cinq signes appelés signes orthographiques. Ils sont employés dans & Composition des mots, et sont nécessaires pour en compléter l'orthographe.
60. Les signes orthographiques sont : les accents, le tréma, la cédille, l'apostrophe, le trait
61. Les accents sont des signes que l’on met sur les voyelles Pour en faire connaître la prononcia-
ne se prononce pas : cocher, nez, pied, clef.
HISTORIQUE. — L'accent aigu remplace quelquefois une ancienne s supprimée : épée Pour espée ; école pour escole.
64. L'accent grave se met sur la plupart des e ouverts : père, succès. Il se met encore sur à, dès ct ès (prépositions), çà, là et où (adverbes), pour qu'on ne les confonde Pas avec a, des, es, ça, la, ou, qui ont une autre signification : et sur d’autres mots, tels que deçà, dela. holà, voilà.
Dans les dérivés, l'accent grave se change souvent en accent aigu devant une syllabe sonore : nègre, négresse ; ténèbres, ténébreur.
66. L'accent circonfiexe indique généralement une voyelle longue : pâte, tête, côte.
His RIQUE. — L'accent circonflexe remplace presque tou-
jours une ancienne lettre supprimée, ordinairement la consonne s: pâle, tête, vêtement, bête, apôtre, âge, Piqüre, mûr, etc., qu’on
écrivait autrefois paste, teste, vestement, beste, apostre, aage, piquure, meur.
Quelquefois, tout en remplaçant une s, l’accent circonflexe n'indique pas une voyelle longue : hôpital, nous parlâmes.
Quelquefois aussi l'accent circonflexe ne remplace pas une lettre, mais il indique une syllabe longue en latin ou en grec : suprême, dôme.
Dans les dérivés l'accent circonfiexe disparaît quelquefois ou se change en accent aigu : côte, coteau ; pôle, polaire : — extrême, extrémité.
66. Le tréma (”) est un signe que l’on met sur les voyelles e, i, u, quand la voyelle précédente doit être prononcée séparément : ciguë, haïr, Saül.
REMARQUE. — L'i précédé d'un 6 fermé ne prend pas de tréma : déité, Enéide, Pompéi.
67. La cédille ( ) est un signe que l’on met sous le c pour lui donner le son de l’s devant a, 0, u : Français, leçon, reçu.
Historique. — La cédille, empruntée aux imprimeurs italiens, date du xvie siècle. Dans le vieux français, on écrivait cz nour donner le son de l’s au c devant a, 0, u.
68. L’apostrophe (’) est un signe qui indique la suppression de l’une des voyelles a, e, i. Elle sert à éviter un hiatus ou son désagréable produit par la rencontre de deux voyelles : l’âme pou ‘a âme ; l'homme pour le homme ; s'il vient pour si il vient. (Voir plus loin élision.)
69. Le trait d'union (-) est un signe qui sert à unir deux ou plusieurs mots : grand-père, tête-àtête, arrive-t-il ?