‹ Grammaire françoise à l'usage des pensionnatsChapitre 38 sur 63 · SYNTAXE DES ADJECTIFS · texte numérisé non relu

SYNTAXE DES ADJECTIFS

Accord des Adjectifs avec les Substantifs.

Nous avons déjà dit que l'adjectif n'est qu'un avec le substantif^ d'où il suit qu'il doit, dans tous les cas, prendre \qs formes du substantif qu'il qualifie.

F^. Règle. Tout adjectif doit être au même genre et au même nombre que le substantif auquel il se ra[p:)rle.

ïia GRAMMAIRE FRANÇOISE

Exemples.

Le bon père ^ la bonne mère : bon est du masculin et du singulier, parce que père est du masculin et du singulier:^ bonne est du fe'minin et du singulier, parce que mère est du féminin et du singulier.

De beaiijc jardins , de belles fleurs : beaux est du masculin et au pluriel, parce que jardins est du masculin et au pluriel ^ belles est du féminin et au pluriel, parce que /leurs est du féminin et au pluriel.

Exceptions.

L'adjectif Jew/ , placé devant le substantif, n'en prend point le genre , et se joint à ce substantif par un trait d'union. Exemples : une demi— heure ., une demi— douzaine , mais s'il est place après le substantif, il en prend le genre. Exemples : une îieure et demie ^ une douzaine et demie. Piemarquez que demie s'emploie quelquefois comme substantif féminin , pour signifier demi-heure. Ce mot reçoit alors un pluriel. Airjsi , on dit : la demie est-'olle sonnée F cette pendule sonne les heures et les demies.

L'adjectif /z« devant les noms pluriels pieds ^ jambes^ est invariable, et se joint à ces substantifs par un trait d'union. Ainsi, écrivez : nu pieds .f îui-jambes. On ne peut pas dire au singulier, tiu pied ^ nu jambe y quoicju'oa dise bien nu-tctc. Mais sii'adjectil /zw est placé

DE C. C. LETELLTER. Il 5

après 1£ substantif, il en prend le genre et le nombre : // ra les pieds nus , les jambes nues ^ la tête nue.

Remarque. Le substantif auquel l'adjectif se rapporte est quelquefois sous-entendu, lorsque cet adjectif est au superlatif Dans ce cas, c'est avec le substantif sous-entendu que fadjeclif s'accorde. Exemple : le prinlemps est la plus agréable des saisons. Le substantif saison est sous-entendu : le printemps est la plus agréable saison des saisons.

Question. De quel genre doit être l'adjectif bon dans celte phrase ? Votre sœur a tair bon ou bonne.

Réponse. La nouvelle e'dilion du Diclionnaire de l'Académie, par Moutardier ^ admet indifféremment l'une ou fautre de ces deux locutions. Elle a Cair content, et Vair contente. M. Sicard [MQi tnà qu'on ne peut admettre que celte expression : elle a l'air contente^ elle a l'air bonne. Il regarde les deux mots avoir Tair comme insé[)arables et équivalents aii verbe paroitre.

Les innovations que contient la nouvelle édition du Dictionnaire de l'Académie sont rejetées par la plupart à^s Grammairiens et des hommes de lettres. Je respecte infiniment l'autoriié de M. Sicardy mais il convient lui-même qu'il est presque seul de favis de dire : elle a l'air bonne. Je crois qu'il vaut mieux suivre l'opinion la plus commune , et dire : elle a fair

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bon , Vair content, Fair i^racieiix , etc. , en faisant accorder fadjectifavec le substantif rt/r.... Il faut éviter de se servir de ces façons de parler ptiur les (lioses inanime'es , à moins qu'on n'y joigne le verbe éVrey ne dites point: cette poire a Cair bonne.- mais dites : ce/ïe poire a Pair d'être bonne . etc.

IP. Règle. Quand un adjectif se rapporte à deux substantifs singuliers, on met cet adjectif au pluriel , parce que l'adjectif, modifiant en n.ême temps les deux subslaniifs singuliers, doit prendre la seule forme qui marque cette double modification : or, il n"'^^ a que \e pluriel qui marque qu'il est Tadjectif de deux substantifs.

Exemple.

Le roi et le berger sont e'gaux après la mort : ( et non pas égal. )

IIP. Règle. Si les deux substantifs auxquels un adjectif se rapporte , sont de différents genres . on met l'adjectif au pluriel et au masculin.

Exemples.

Mon père et ma mère sont contents.

J'ai trouvé mon frère et ma sœur malbeureux.

Vœillet et la tulipe que ta as cueillis dans mon parterre.^ auroieut du être offerts à ta sœur qui aime beaucoup les Jleurs.

DE C. C. LETELLIER. lio

Tai reçu le paquet et la lettre que tu m'as adresses.

Remarque. Quand radjeclif se rapporte à deux substantifs de choses inanimées ., et qui sont placés en régime d'un verbe ou d'une préposition qui précède , cet adjectif prend le genre et le nombre du dernier des substantifs , après lequel il se trouve placé immédiatement et par opposition , parce que ce dernier substantif est le seul auquel Tesprit s'attache ^ comme étant le plus proche.

Exemples.

Il a apporté^ dans Vexamen de cette affaire , un discernement et une application étonnante.

Il trouva les étans;s et les rivières elacees.

]S' attendez pas que [expose à vos yeux les tristes images de la religion et de la patrie éplorée. (Fléchier.)

Ilj a dans la véritable vertu une candeur et une ingénuité à laquelle on ne se méprend point ^ pourvu qu'on y soit attentif.

(Fénélon. ) Çï^ei/iO/2. Lorsqu'un adjectif suit deux substantifs séparés par la préposition de., avec lequel des deux doit-il s'accorder? Faut-il dire , par exemple , après six mois de ttmps écoulés , ou, après six mois de temps écoulé ?

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L'Académie a décidé qu'il falloit dire : après six mois de temps écoulés , et non pas écoulé , parce que l'adjectif qui suit , se rapporte toujours au premier des deux substantifs , dans toutes les phrases de cette nature. Ainsi , on dira encore : après trois heures du four ^ passées à la promenade ; après deux jours de la semaine^ passés en plaisirs.

Emploi de t Adjectif avec Vylrticle.

Règle. Quand un nom est accompagné de deux adjectifs qui expriment des qualités opposées, Tarlicle doit se répéter avant chaque adjectif. Exemple : les vieux et les nouveaux soldats montrèrent le même courage.

Place des Adjectifs.

L'usaj^e règle seul la place que doit occuper l'adjectif. Cependant la position de Tadjeciif avant ou après le substantif, en change souvent la signification. En voici quelques exemples.

Un homme grand est un homme (Tune grande taille ', un grand homme est un homme d'an grand mérite.

Le galant homme est un homme qui a de la probité., des manières civiles^ une conversation agréable ; Chomme jialant est celui qui cherche à plaire aux dames. Un homme galant nest pas toujours un galant homme.

le galant homme est rarement un homme galaiit.

Un honnête homme est un homme d'honneur , de probité y un homme lionne le est un homme civil et poli. Un honnête homme rHest pas toujours un homme honnête \ et un homme honnête li'est pas toujours un honnête homme.

Un homme plaisant est un homme enjoué j un plaisant homme est un homme ridicule.

Un pauvre auteur est un auteur de peu de m.érite y un auteur pauvre est un auteur qui ri a point de fortune.

Régime des Adjectifs.

Le régime des adjectifs est un substantif ou un verbe , précédé de Tune de ces prépositions à , rfe , pour , par.

Exemples.

Digne de récompense , propre à la guerre ,* un enfant chéri de son père j un homme habile à tirer de tarc^ etc.

Remarque. Un substantif peut être régi par deux adjectifs , pourvu que ces adjectifs veuillent les mêmes régimes. Exemple : un homme utile et cher à sa famille j mais on ne peut pas dire : cet homme est utile et chéri

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de sa famille , parce que l'adjectif -wf//e ne peut régir de sajamille.

Adjectifs de nombre.

Règle. L'adjectif numéral cent , au pluriel, prend s . quand il est suivi dun substantif. Exemple : deux cents hommes ; mais il ne prend point s , sMl est suivi d'un aulre adjectif de nombre. Exemple : deua: cent cinquante hommes.

Remarque. Cent est quelquefois substantif masculin : un cent d^œufs , un cent d épingles , etc. ', trois cents de paille.

Règle. L'adjectif vingt , multiplie' par un aulre adjectif de nombre, prend 5-, lorsqu'il précède immédiatement un substantif Exemple ; cent quatre- vingts soldats , cent quatrevingts chevaux., six-vingts hommes.^ quatrevingts ans. Mais quand vingt est suivi d'un autre adjectif de nombre , il ne reçoit point s. Exemple : quatre-vingt-deux hommes , quatre-vingt-trois lieues. Vingt prend s dans hospice des Quinze- Vingts , parce que vingt est censé suivi du substantif aveugles , qui est sous — entendu. (On met toujours un trait d'union dans quatre — vingt ., six — vingts ^^ quinze — vingts. )

Remarque. Vingt s'emploie aussi substantivement , et signifie vingtième : le vin^t du m.oiSy le vingt de sa maladie.

DE C. C. LETELLIER. irg

On dit cent un / mais il faut dire vingt et un ^ vingt et unième^ avec la conjonction et. Celle conjonction se joint pareillement aux adjeclils numéraux trente , quarante , etc. , trente et un , quarante et un.

Question. I/adjeciif numéral vingt et un demancie-t-il un singulier ou un pluriel?

liépoj'se. Quand on dit vingt et un siècles^ vingt et uns pistoles^ l'oreille ne peut distinguer si siècles et pi^toles sont au singulier ou au pluriel. La question ne devient sensible que quand on demande s'il faut dire : // a vingt et un cheval ou vingt et un chevaux dans son écurie. J^ingt et un cheval blesse tellement l'oreille, qu'on ne peut s'empêcher de conclure, qu'il faut dire vingt et un chevaux. Ainsi , vingt et un demande le pluriel.

Cependant l'Académie veut qu'on dise vi?7gt et un an.^ et que «f s'il suit un adjectif après « an , on mette cet adjectif au pluriel : il a ff vingt et un an accomplis , et vingt et un an »f passés, et non pas vingt et un an accompli w ou passé.

ff On diroit de même : ce mois a trente et «» un jour, et non pas trente et un jours.

»f Et si l'on y joignoit un adjectif, il faudroit If dire au pluriel : il y a trente et ua jours pas- »f ses, qu'ion ria reçu de ses lettres, a (l'Académie sur Vaugelas. )

Les professeurs s'accordent maintenant à rejeter ces exceptions , qui paroissent trop

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contraires à la raison, et veulent qu'on écrive: ^'ingt et un ans , comme on écrit : vingt et un chevaux.

Dans le mot vingt , on ne prononce jamais le g j* et l'on ne prononce pas non plus le f , quand il est suivi d'une consonne.

Pour la date des années on écrit mil. Exemple : le froid fut très-grand en mil sept cent neuf. Piirtout ailleurs on écrit mille.) qui ne prend jamais s : dix mille hommes y dizaine de mille j les Mille et une JSuits.

Mais quand mille exprime une étendue de chemin, il est substantif, et alors il faut mettre une s au pluriel. Il courut dix milles j ce cheval fait tant de milles par jour.

Les deux // ne se mouillent point dans le mot mille.

Question. Y a-t-il quelque différence enlie les locutions tous deux et tous les deux f

Réponse^ Oui ^ tous deux signifie que deux personnes font ensemble et à la fois , la même action. Tous les deux , signifie que deux personnes font la même action , sans signifier précisément qu'elles la font ensemble et dans le même temps , ou le même lieu.

Pierre et Paul iront , tous deux^ à la chasse. Pierre et Paul iront , tous les deux , à la vhasse.

Dans la première phrase , on dit que Pierre

DE C. C. LETELLIER. lar

et Paul iront ensemble, chasser dans le même lien, et qu'ils ne se se'[)areront point.

Dans la seconde phrase, ou dit qu'ils chasseront tous les deux , sans exprimer s'ils iront ou non , dans le même lieu, et si ce sera dans le même temps. (M. Sicaru.)

Accord des Adjectifs as^ec les Noms collectifs.

Les collectifs sont de deux sortes : le collectif général et le collectif partitif

Le collectif général est celui qui e'nonce Yuniçersalité des ol)jets. Le penple , ïarmée sont des noms collectifs généraux.

Le collectif partitif est celui qui de'signe un nombre lire d'un plus grand. Moitié.^ dl~ zaine , etc. sont des collectifs partitifs.

Règle des coUectfs généraux. L'adjectif, le pronom et le verbe s'accordent toujours avec le collectif ge'néual, et jamais avec le substantif qui suit.

Exemples.

Z'arme'e des ennemis fiit battue par les Franc "is.

Le peuple des villages voisins y étoit présent.

Première règle des Collectifs partitifs.

Quand les collectf s partitif s sonlsu'ixis d'un nom plurielle verbe se met au pluriel, et Tadjectif et le participe prenneut le genre du substantif qui suit le collectif j et dou ducollectil lui-mtme.

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Exemples.

La plupart des enfants sont légers.

Peu d'enfants sont attentils.

Le peu d'occasions que fal eues de vous marquer ma reconnoissance.

Quelle quantité de régions fai parcourues \

L'ne fbulc d'amis sont venus me voir.

Ll n'est sorte de protestations qu'il ne iriait faites.

Deuxième règle des Collectifs partitifs.

Quand le coHectif partitif est suivi d'unsubslanlif singulier, fadjectif, le pronom et le verbe s'accordent avec le collectif.

Exemples.

Z(3 peu d'affection qu'il ni'a ic'moigne.

U}:e infinité de monde s^est ielée là-dedans.

Une immense quantité de peuple ctoit présente à ce spectacle.

La plupart du peuple vouloit , etc.

Lorsque la plupart se dit absolument, alors il régit presque toujours le pluriel du verbe, soit que le subslanlif auquel il se rapporte soit pluriel ou non. Le sénat fut partage' , la

plupart vculoienl que la plupart furent

d'avis etc.

Lorsque le mot peu est accompagné d'un substantif singulier, la phrase peut présenter deux sens difTerents. l^en exprime la petite quantité de l'objet désigne par le nom singulier qui suit , ou bien le défaut , le manque réel de

cet objet. Si peu désij^ne la petite quantité de l'objet c'noncé, l'adjectif ou le participe qui suit doit s'accorder avec le substantif". Ex. Le peu de viande que fai mange'e a suffi pour me faire mal. Le peu de science que fai acquise me sera açantageuse dans un grand nombre de circonstances. Dans ces pbrases , j'ai mangé une petite quantité de viande, j'ai acquis quelque science.... Mais s'il y a privation , manque de l'objet désigné , l'adjectif et le participe s'accordent avec le mot peu^ qui est masculin singulier, comme dans l'exemple ci- dessus : le peu d'affection qu'il m'' a marqué, c'est-à-dire, [q manque d'ajfection,

adjectifs possessifs.

Les adjectifs possessifs son , sa , ses , hur^ leurs , ne peuvent être mis dans une proposition , pour un nom de chose inanimée, que quand le nom de cette chose se trouve exprimé dans la même proposition. On dit bien , par exemple, cet auteur a ses partisans y cet avis a ses contradicteurs / parce que , dans le premier cas, l'adjectif ses se rapporte à un nom de personne^ et que dans le second, où il se rapporte à un nom de chose., ce nom se trouve exprimé dans la même proposition. Mais on ne peut pas dire : la ville de l^aris est belle .^ f ad» mire ses bâtiments .^ parce qu'ici l'adjectif ses s€ rapporte à un nom de chose inanimée, et que ce nom, qui a été exprimé dans la première

proposition, la ville de Paris est belle ^ n'est p:js exjirinio d^nis la seconde proposition , fad~ mil e ses bâtiments. Il Inut dire : la ville de Paris est bell^ , /"en admire les bâtiments. Cependant quoique le nom de cliose ne se trouve pas dans la même proj)osition , on se sert bi< n de ^0/7, 5a, ses^ etc., lorsque ces adjectifs sont précédés d'une préposition.

Exemple.

La ville de Paris est belle , f admire la grajidenr de ses bâtiments.

Des adjectifs tout et quelque.

Les mots tout et quelque sont tantôt adjectifs et tantôt adverbes.

Le mot tout employé pour la conjonction quoique , ou pour l'adverbe entièrement ., ne chaiJi^e point de nombre devant un adjectif masculin pluriel. Exemples : les enfants^ tout aimables quils sont , ne laissent pas d'avoir bien des défauts ; ces vins-là veulent être bus tout purs.

Tout devant nn adjectif féminin qui commence par une consonne, reçoit le genre et le nombre, comme l'adjectif. Elle est toute ma" lade j elles Jurent toutes surprises de le voir ; des femmes toutes pénétrées de douleur ^ de Veau- de- vie wuie pure. Toute .^ toutes.^ dans CCS exemples, font toujours la fonction cVadverbe. Ce n'est que par cu])lionie qu'on les fait accorder avec l'adjectif suivant. Mais devant ies-

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adjectifs féminins qui commencent par une voj'elle , tout ne change point. Sa maison est tout autre qiCelle nétolt j un chien qui a les oreilles tout e'corckees j des femmes tout éplore'es j ai^oir les mains tout emportées y tout ingrate quelle est j ces liardes tout usées qu'acnés sont ^ cette armée a péri tout entière , etc.

Quelque que s'emploie de cette manière.

1^. S'il y a un atljeciil' entre quelque et que ^ alors quelque ne prend jamais 5 à la fin. Exemple.

Les rois ^ quelque puissants qu^ils soient , ne doivent pas oublier quils sont hommes.... Quelque suit la même règle devant un adjectif suivi immédiatement de son substantif pluriel : On estime peu les égoïstes^ quelque bonnes qualités qu'ils aient d'ailleurs. (Gramm. de Wailly, 12^. édit., p. QD.^Quclque belles choses que i'ous disiez .^ elles ne seront pas goûtées^ sii'ous les prononcez mal. ( Ibid, p. 121.) Quelque grands torts quon leur attribue. ( Gramm. de Marmontel, p. 8g. ) M. Sicard regarde aussi quelque comme adverbe, et par conséquent comme invariable dans ces exemples.

2^, S'il y a un nom entre quelque et que ^ alors on met quelque au même nombre que le nom.

Exemple.

Quelques richesses que vous ayez , vous \ne devez pas vous enorgueillir.

Quand quel que est suivi immédiatement d'un verbe au subjonctif, alors il faut Técrire €n deux mots sépare's, quel^ ou quelle que, quels ou quelles que.

Quelle que soit votre force ^ quelles que soient vos richesses^ vous ne devez pas vous enorgueillir y votre puissance ^ quelle qu'elle soit , /ze vous donne pas le droit de mépriser les autres.

Lorsque quelque est jdace' devant le substantif c/io^e, ces deux mots s'emploient souvent comme un seul ^ alors quelque chose est toujours masculin. On nia dit quelque chose qui est /rèj- plaisant. Avezvous lu ce Vnre ? Non , fen ai lu quelque chose qui m" a paru bon. Et souvent l'adjectif suivant est précédé de la particule explélive de : quelque chose de îaçheux , quelque chose de merveilleux.

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