‹ Grammaire françoise à l'usage des pensionnatsChapitre 59 sur 63 · II. Quand le sujet a plus de grandeur, le · texte numérisé non relu

II. Quand le sujet a plus de grandeur, le

slyîe plus d'élévation et de force , les iai^ges plus de vivacité, et qu'un certain désordre qui naît de l'enthousiasme, règne doins toute la pièce, elle prend le nom d'ode ^ et les stances , celui de strophes. Il est inutile de détailler ici toutes les Ibrmes que les stances et les strophes peuvent avoir , la diûereule mesure des vers , les divers entrelacements des rimes ^ on s'en instruira snftisarament en lisant les poésies de Malherbe , de Bousseau , etc. ^ ils ont donné des modèles de strophes, que Ton a fideliement suivis jusqu'aujourd'hui^ mais il seroit encore possible de trouver de nouvelles combinaisons de mesures et de rimes , et l'on ne peut , à cet égard , suivre de meilleurs guidts que la délicatesse de l'oreille , et le scniimcnt juste de l'harmonie des vers.

R-Cstent le sonnet et le rondeau , dans lesquels les rimes doivent être croisées régulièrement , mais qui ne sont plus guère d'uàage ni l'un ni l'autre. Le sonnet a toujours paru , en (r-ançois, d'une dilliculté extrêm.e. INos premiers poètes en ont fait un grand nombre, parmi lesquels il en est peu de supportables. Boileau en a ainsi donné les règles , fait sentir les diOiculiés, et peut-être un peu trop exalté le mérite. 11 feint qu'Apollon ,

Voulant pousser à bout tous los rfraeurs françois , Inventa du sonnet les rigoureuses lois -, Voulut qu'eu deux quatrains de mesure pareille La rime avec deux sons frappât huit fois roreiile j

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