‹ Grammaire générale des grammaires françaises, présentant la solution analytique, raisonnée et logique de toutes les questions grammaticales anciennes et modernesChapitre 213 sur 279 · GRA · texte numérisé non relu

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de sa puissance? La justesse de cette observation suffirait, ce nous semble, pour autoriser ce régime après insolent.

L'Académie ne lui donne aucun régime.

Invisible. Ce mot omis par Girault-Duvivier ne saurait l'être par nous. Il a plusieurs régimes ; on dit ; invisible à l'œil nu , et invisible pour nous. Souvent aussi cet adjectif s'emploie absolument : devenir invisible.

Invincible. Rollin faitrégir à cet adjectif la préposition à :

Peuples invincibles au fer et aux armes ; etFéraud pense que ce régime, quoique peu usité , doit être autorisé. Nous sommes d'autant plus de cet avis, que Boileau et Racine, deux des meilleurs modèles dans l'art d'écrire, s'en sont servis ;

Mais qui peut t'assurer qvCinvincïble aux plaisirs.

(Boileau.)

Bajazet , à vos soins tôt ou tard plus sensible, Madame, à tant d'attraits n'était pas invincible. (Racine, Bajazet.)

Invulnérable régit la préposition à :

Il est invulnérable aux traits de la médisance . ( Ac.) — Mais l'exemple suivant n'est pas à imiter :

Socrate était au^si invulnérable auxprésents qu'Achille l'était à la guerre. (Scudéry.*)

Jaloux prend ordinairement de pour régime :

Une femme doit être jalouse de son honneur jusqu'au scrupule. (L'Académie.)

On est plus jaloux de conserver son rang avec ses égaux qu'avec ses inférieurs.

(L'abbé Esprit.)

Peu jaloux de ma gloire ,

Dois-je au superbe Achille accorder la victoire ? (Racine , Iphigénie.)

Cependant, lorsque jaloux est employé dans le sens de délicat, on le fait alors quelquefois suivre de la préposition sur :

Les hommes sont aussi jaloux sur le chapitre de 1^ esprit que les femmes sur celui de la beauté.

Jaloux employé comme substantif se met toujours sans régime. On ne dit pas : les jaloux de sa gloire.

Lent se construit avec dans devant les noms, et avec à devant les verbes :

Il faut être lent dans le choix de ses amis. L'homme juste est lent à punir , et prompt à récompenser.

Le bras de sa justice,

Quoique lent à frapper , se tient toujours levé, (J.-B. Rousseau.)

Libre régit de, dans le sens de délivré, exempt Libre de soins ; libre de soucis.

(L'Académie.)

Voici , voici le temps où libres de contrainte.

(J. -B.Rousseau.)

Mon cœur exempt de soins , libre de passion , Sait donner une borne à son ambition.

(Boileau.)

Libre d'ambition, de soins débarrassé ,

Je me plais dans le rang où le Ciel m'a placé.

(L. Racine , la Religion.)

Montesquieu lui fait régir également la prôpo sition de, dans le sens de peu attaché à, peu scrupuleux sur :

Les EoUens étaient hardis, téméraires, toujours libres de leurs paroles. — Girault-Duvivier a tort de ne pas blâmer l'exemple : Il faut : dans leurs paroles.

Corneille lui donne un régime précédé de la préposition à ;

Car enfin je suis libre à disposer de moi.

(D. Sanche d'Arragon, acte I, scène 3.)

C'est une faute, et il n'y a pas de doute que, sans la mesure, il eût dit : je suis libre de disposer.

Réparons encore les omissions qui se trouvent ici , et citons des exemples où libre s'emploie encore très-bien avec dans et avec: être fort libre dans une maison ; être trop libre avec les femmes.

Licencieux : se montrer licencieux en paroles. (Omis par Girault-Duvivier.)

Ménager. Cet adjectif feit bien au figuré, et alors il prend pour régime la préposition de :

Le sage est ménager du temps et des paroles.

(La Fontaine, livre VI, fable 8.)

Un bon roi est le meilleur ménager de ses sujets.

— Dans le dernier exemple , ménager est un véritable substantif et ne peut faire règle quant au régime de l'adjectif. Il n'en est point de même dans le premier. Mais en général , l'adjectif ménager , ménagère , s'emploie sans régime : Un homme ménager ; ces jeunes femmes ne sont guère ménagères.

Miséricordieux. On dit sans régime : une providence miséricordieuse.

Dieu miséricordieux, le Sauveur miséricordieux.

(BOSSUET

Mais on ne dit pas : un homme miséricordieux, une femme miséricordieuse. Il faut dire : un homme miséricordieux envers les pauvres, une femme miséricordieuse envers les malheur eux. Et Siyec Bossuet : Jésus-Christ a été miséricoi'dieux envers les pécheurs. — Et pourquoi ne dii ait-on pas un homme miséricordieux , une femme miséricordieuse ? Wt*

dit-on pas de quelqu'un qui souffre qui/ crie miséricorde? Si c'est à un homme ou à une femme qu'il s'adresse, et que cet homme ou cette femme le soulage dans sa misère ou dans ses douleurs , cet homme ou cette femme ne se sont-ils pas montrés miséncordieiix, ou miséricordieuse envers lui^ A quoi sert de restreindre ainsi la signification des termes ? Nous ne sommes pas assez riches pour faire ainsi les fiers.

MoDRANT. Delille a fait usage de cet adjectif avec la préposition de :

Et sur un lit pompeux la portent loin du jour, Mourante de douleur , et de rage et d'amour.

(Traduction de l'Énèide, livre IV.)

Rien n'empêche de l'imiter.

Nécessaire s'emploie tantôt absolument :

Cette austère sobriété dont on fait honneur aux anciens Romains, était une vertu (jue L'indigence rendait nécessaire. (Saint-Evremond.)

Tantôt avec la préposition à ;

La doctrine d'une vie à venir, des récompenses et des châtiments après la mort, est nécessaire à toute société civile. (Voltaire.)

Et quelquefois avec la préposition pour devant un uoiu ;

La foi est absolument nécessaire pour le salut.

(L'Académie.)

Suivi d'un infinitif, l'adjectifnécessatre prend également la préposition pour :

L'ardeur et la patience sont nécessaires pour avancer dans le monde. (De Meilhan.)

Officieux. Fléchier fait régir à cet adjectif la préposition à :

// est facile, officieux à ceux qui sont au-dessous de lui, commode à ses égaux, (Féraud.)

Mais envers vaudrait mieux , très-certainement. L'Académie (1835) n'indique q\i envers.

Orgueilleux. Cet adjectif régit quelquefois de avant les noms et avant les verbes.

Rome, tout orgueilleuse encore de la gloire de son empereur. (L'abbé Cambacérès.)

D'Ailly , tout orgueilleux de trente ans de combats. (Voltaire, la Henriade, chant VIII.)

Orgueilleux de leur pompe, et fiers d'un camp nombreux, Sans ordre, ils s'avançaient d'un pas impétueux.

(Le même, ibid., chant III.)

Dans le Dictionnaire grammatical, on cite cette phrase : orgueilleux dun commandement, universel. Mais, comme le fait observer Féraud, c'est un latinisme admis par l'usage.

Paresseux. On dit paresseux à, lorsque l'action

DE L'ADJECTIF (SYNTAXE). 475

est un but qu'il s'agit d'atteindre : il est paresseux à remplir ses devoirs.

On emploie de lorsqu'il s'agit d'une détermination intérieure : '

Je sais que vous êtes un peu paresseux d'écrire, mais vou^ ne l'êtes ni de penser, ni derendre service.

(Voltaire.)

Vos froids raisonnements ne feront qu'attiédir Un spectateur toujours paresseux d'applaudir.

(Boileau , ^rt poétique , chant III.)

Pénible. Quelques auteurs ont fait régir à cet adjectif la préposition à devant un infinitif ; Ce bois est pénible à travailler.

Un trône est plus pénible à quitter que la vie.

(Racine , les Frères ennemis.)

Tout doit tendre au bon sens ; mais pour y parvenir Le chemin est glissant et pénible à tenir.

(Boileau.)

Cependant Racine le fils n'approuve pas ce ré* gime. Mais l'Académie vient corroborer ces exemples en disant : pénible à voir , à entendre ; pénible à suivre.

Avec le verbe être employé unipersonnellemenl , pénible régit très-bien la préposition de :

Ingrats , un Dieu si bon ne peut-il vous charmer ? Est-il donc à vos cœurs , est-il si difficile Et sipénible de l'aimer ?

(Racine , Athalie.)

Plausible. Bossuet a dit :

Ils tournent l'Ecriture en mille manières plausibles au genre humain.

L'usage n'admet pas ce régime ; et cet adjectif n'en demande pas. C'est du moins l'avis de l'Académie. (Féraud.)

Précieux se met avec la préposition à devant les noms :

Cet enfant est fort précieux à son père et à sa mère. (L'Académie.)

Tu verras

Cet objet à mon cœur jadis si précieux.

(Voltaire , Marianne.)

Le mérite pourtant m'est toujours précieux.

(Boileau.)

Préliminaire. Le P. Paulian fait régir à cet adjectif la préposition à :

Cette seconde lettre lui présentera les conrtaissances préliminaires à la révélation surnaturelle. (Préface du Dict. philosophique.)

Ce régime, dit Féraud, est utile, mais il est peu usité. Nous sommes de cet avis.

Prodigue s'emploie souvent sans régime.

Les personnes prodigues vivent comme si elles

GRAMMAIRE FRAJNÇAlSl^.

avaient peu de temps à vivre , et les personnes avares comme si elles ne devaient pas mourir.

(Sarrasin.)

Quelquefois on lui donne la prépositioa en :

Vers ce temple fameux, si cher à tes désirs , Où le Ciel fui pour toi si prodigue en mil acles. (BoiLEAU, Lutrin.)

Je vois de toutes parts , prodigue en ses largesses, Cybèle à pleines mains répandre ses richesses. (J.-B. Rousseau.)

On lui adjoint plus souvent la préposition de :

Ceux qui sont avides de louanges sont prodigues d'argent. (Maxime,)

Un menteur est toujours prodigue de serments. (CoiiNEiLLE, le Menteur.)

Prodigue de ses biens , un père plein d'amour S'empresse d'enrichir ceux qu'il a mis au jour. (L. Racine , la Religion.)

Les cœurs remplis d'ambition

Sont sans foi, sans honneur et sans affection , Prodigues de serments....

(Grébillcin, le Triumvirat.)

Ou encore, avec la préposition envers :

Et,prodigue envers lui de ses trésors divins, Il ouvrit à ses yeux le livre des destins.

(Voltaire, la Henriade.)

Tous ces divers régimes sont bons.

Prompt, suivi d'un infinitif, veut la préposition à :

La jeunesse est prompte à s'enflammer.

(Fénelon.)

Un jeune homme, toujours bouillant dans ses caprices, Est prompt à recevoir l'impression des vices.

(Boilead , Art poétique, chant III.;

L'homme prompt à se venger n'attend que le moment de faire du mal. (Bacon.)

Féraud ne lui donne ce régime qu'en parlant des personnes. Voici plusieurs exemples qui prouvent qu'il a eu to,rt :

Aussitôt ton esprit, prompt à se révolter. {Boileab.)

Cet orageux torrent, prompt à se déborder, Dans son choc ténébreux allait tout inonder.

(Voltaire , la Henriade.)

Iphigénie en vain s'olîre à me protéger , Et me tend une »iai»t prompte à me soulager. (Racine, Iphigénie.)

Mon cœur, je le vois bien, trop prompt à se gêner. Devait mieux vous connalire et mieux s'examiner. (Le même, Andromaque.)

Mes homicides mains, promptes à me venger. Dans le sang innocent brûlent de se plonger.

(Le même, Phèdre.)

Cet adjectif veut encore la préposition dans :

Être prompt dans tout ce qu'on fait. On dit aussi: promjaf comme L'éclair.

Reconnaissant. En parlant des personnes, il régit la préposition envers, et en pariant des choses la préposition de :

On ne saurait trop être reconnaissant envers ses parents de la bonne éducation qu'ils nous ont donnée. (FÉRAun.)

L'Académie a tort de ne faire mention que du second de ces régimes.

Redevable. Cet adjectif demande la préposition à devant un nom de personnes et de choses personnifiées , et la préposition de avant un nom de choses :

Les hommes croyaient être redevables à ces dieux de /a sérénité de L'air, d'une heureuse navigation; aux autres, de la fertilité des saisons.

(Massillon.)

Jamais h son sujet un roi n'est redevable.

(Corneille, le Cid.)

Tout citoyen est redevable à sa patrie de ses talents et de la manière de les employer.

(D'Alembert.)

Mais redevable aux soins de mes tristes amis. (Racine , Baj^zet.)

Redoutable régit la préposition dans, et quelquefois la préposition à ; ,

Dès sa première campagne le duc d'Enghien passa pour un capitaine également redoutable dans les sièges et dans les batailles, (Bossuet.)

Saint Louis était cher à son peuple par sa bonté, redoutable au vice par son équité. (Fléchier.)

Condé même, Condé, ce héros formidable, Et, non moins qu'aux Flamands , aux flatteurs redouiMe.

(BOILEAU

Respectable se met avec la préposition par ou avec la préposition à et la préposition par :

Ce vieillard est respectable par son âge et par ses vertus. (L'Académie.)

Et crois que votre front prête à mon diadème Un éclat qui le rend respectable aux dieux même. (Racine, Esther, acte II, scène 7.)

Responsable régit la préposition de et la préposition à ou envers :

Vous serez responsables à Dieu, envers Dieu,des mauvais effets qui pourront naître de vos opinions inhumaines.

IL [Henri de Bourbon) s'estimait responsable à Dieu, aux hommes, et à lui'même,de la grâce qu'il avait reçue en quittant le parti de C erreur.

(Bourdaloue.)

Des froideurs de Titus je serai rfsponsotîc? Je me verrai puni parce qu'il est coupable ?

(Racine, Bérénice.)

Non , il n'est rien dont je ne sois capable ; Vous voilà de mes jours maintenant responsable.

{Le même, ibid )

— On a oublié de dire encore que cet adjectif régit aussi pour : un père, un maître est responsable pour ses enfants, pour ses domestiques.

Riche demande ordinairement la préposition en et la préposition de :

Les patriarches n'étaient riches qu'en bestiaux. Ce pays est riche tn blés, en vins, en sel, etc.

(L'Académie.)

Riche de ses forêts, de ses prés, de ses eftiix-

(Delillb, lesjaidins.)

Du reste, je suis devenu riche de bons mémoires. (Haciine, lettre à Bodeau.)

Il est ricJie «n vertus , cela vaut des tré.-curs.

(MoLiKUB , Femmes savantes, acle 11, scène 4.)

Moins riche de ce qu'il possède , Que pauvre de ce qu'il n'a pas.

(J.-B. ROUSSBAU.)

La Bruyère met par et de dans la même phrase; de pour les noms qui expriment les biens ; par pour ceux qui expriment les moyens de les acquérir :

Nos ancêtres en avaient mmns que nous, et ils en avaient assez; plus riches par leur économie et par leur modestie que de leurs revenus et de leurs domaines.

Ces deux régimes différents peuvent faire un bon effet dans des phrases semblables.

Sévère demande pour, envers, et à l'égard :

Un magistrat doit être sévère et impitoyable pour les perturbateurs du repos public.

Ce père nest pas assez sévère envers ses enfants, à l'égard de ses enfants.

Quelques auteurs lui ont donné la préposition à ;

....Que faut-il que Bérénice espère ?

Rome lui sera- t-elle indulgente ou sévère ?

(Racine, Bérénice.)

Pronnettez sur ce livre

Que , sévère aux méchants et des bons le refuge , Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu povir juge. (Le même, Athalie.)

Coriolan était sévère aux outres comme à luimême. (Vertot, Révolutions Romaines.)

— Nous croyons que dans le premier exemple contre serait bien préférable à pour.

Sourd, employé au figuré, régit la préposition à :

DE L' ADJECTIF (SYNTAXE). 475

] La colère est sourde aux remontrances, de la raison. (L'Abbé Esprit.)

Il (le Ciel) devrait être sovrd avx aveugles souhaits. (La FoNTAiitE, la Tête et la Queve du serpent.)

Exemples pris dans Racine : sourde à la pitié. {Thébaïde); sourd à la voix d'une mère {[phigénie).

Et dans Voltaire : sourds aux cris ( la Henriade).

On dit sourd à la voix , aux cris , aux menaces , parce que l'on peut être sourd à toutes les choses qui peuvent s'entendre ; mais quand Racine a dit, dans Iphigénie : en vain sourd à Cal' chas, pour dire sourd à la voix de Calchas, c'est par une ellipse hardie , qui n'est autorisée que parce que cette sorte de figure contribue à animer le style.

Supportable, dans le sens de tolérable, se met sans régime ou avec un régime et la préposition à ; l'égaisme n'est pas supportable.

Employez vos richesses à rendre la vie plus supportable à des infortunés que l'excès de la misère a peut-être réduits mille fois à désirer la mort.

(Massillon.) Quelques auteurs lui ont aussi fait régir la préposition à dans le sens d'excusable :

Les offenses sont supportables à un homme sage,

(Malebranche.) Mais,comme le fait observer Laveaux, ce régime n'est pas celui qui lui convient ; il faut dire : tes offenses sont supportables dans un homme sage; cette expression n'est pas supportable dans une tragédie.

Victorieux s'emploie, ou sans régime :

Un conquérant ruine presque autant sa nation

victorieuse que les nations vaincues ;

ou avec la préposition de :

Victorieuses des années, Nymphes, dont les inventions, etc.

(Racajn.)

Victorieux de cent peuples ailiers.

(Boileau.) Vos illostres travaux,(f«s ans victorieux.

(Madame Deshoulières.) Racine a dit dans le prologue d'Esther : Et sur l'impiété la foi victorieuse.

Vif. Bossuet, dans l'Oraison funèbre de la duchesse d'Orléans, fait régir à cet adjectif et la pré» position à et l'inlînitif :

Elle aimait à prévenir les injures par la douceur, vive à les sentir, facile à les pardonner. On dit encore : vif comme la poudre.

Voisin. Quand cet adjectif prend un régfime, c'est la préposition de ^ue l'on emploie ;

GRAMMAIRE FRANÇAISE

Ces terres sont trop voisines du grand chemin.

(L'Académie.)

Fusses-tu par-delà les colonnes d'Alcide, Je me croirais encor trop voisin d'un perfide.

(Racine, Phèdre.)

Cependant La Fontaine a dit :

Il déracine

Celui de qui la tête au ciel était voisine.

{Fable du Chêne et le Roseau.)

Mais le datif, dans le latin proxima cœlo, a pu tromper le poète. — Selon nous, il n'y a pas erreur de Ja part de La Fontaine ; l'inversion peut souvent autoriser une pareille licence.

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