‹ Grammaire générale des grammaires françaises, présentant la solution analytique, raisonnée et logique de toutes les questions grammaticales anciennes et modernesChapitre 247 sur 279 · DOUZIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

DOUZIÈME OBSERVATION

Participes passés construits avec un verbe impersonnel.

Les grandes chaleurs qu'il a fait ont beaucoup nui.

Les grandes chaleurs qu'il y a eu ont beaucoup nui.

Quand on dit d'un homme : il a fait un voyage, il y a eu du plaisir ; le pronom il est en rapport avec un substantif déterminé ; mais dans il a fait froid; il y a eu de grandes chaleurs; il faut des livres; il pleut; il neige, etc., ce même pronom est indé-

terminé; il ne représente pas uti substantif précédemment énoncé, et l'on sait que dans ce cas le verbe est dit impersonnel. Ce verbe est essentiellement intransitif, et le complément qu'il paraît avoir ne peut être direct j ainsi l'on écrira sans accord :

Les chaleurs qu'il a fait, qu'il y a eu {ce qui signifie qui ont existé).

Les livres qu'il a fallu.

Les sommes qu'il m'en a coûté, etc.

De là cette règle donnée par tous les Grammairiens :

Le participe d'un verbe impersonnel est toujours invariable.

Lorsque le gouvernement fut devenu monarchique, on laissa cet abus à cause des inconvénients qu'il y aurait eu à le changçr. (Vertot.)

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