‹ Grammaire générale des grammaires françaises, présentant la solution analytique, raisonnée et logique de toutes les questions grammaticales anciennes et modernesChapitre 248 sur 279 · TREIZIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

TREIZIÈME OBSERVATION

Participes passés se rapportant au pronom IXl en relation avec un adjectif ou avec une proposition.

Celte promenade a été plus agréable que je ne l'avais cru.

Le participe cru s'accorde bien ici avec le pronom /'; mais ce pronom ne représente pas le substantif promenade^ comme on peut le voir dans les exemples suivants : Cette promenade est plus agréable que je ne le croyais. — Ces promenades sont plus agréables que je ne le croyais, que je ne l'avais cru.

Ce pronom est invariable ; il reste au masculin singulier, parce qu'il signifie cela, ou qu'il représente un adjectif ou une proposition, qui n'ont par eux-mêmes ni genre ni nombre.

Que je ne l'avais cru signifie que je n'avais cru cela, ou qu'elle était agréable.

Quand le participe est précédé du pronom le en rapport avec un adjectif ou une proposition, il reste au masculin singulier.

La chose était plus sérieuse que nous ne l'avions pensé d^ abord. (Le Sage.)

Sa vertu était aussi pure qu'on rai;ai{ cru jusqu'alors. (Vertot.)

Mais on écrira avec l'accord : Cette chose n'est pas telle que vous me l'avez annoncée, parce qu'on peut dire au pluriel : ces choses ne sont pas telles que voM me les ave* annoncées.

On écrit aussi :

(comme il l'a décomme' iU'a désiré.

Dans le premier cas, le désir porte sur les qualités de la femme : il a désiré une femme riche, mais bonne, sage, économe : dans le second cas,

le désir n'a pour but que l'action d'épousen» une femme riche, quelle qu'elle soit d'ailleurs.

C'est ainsi qu'on écrit :

Cette figure, comme nous l'avons vue, paraît horrible.

Celte figifre, comme nous l'^^vons vu, attire tous les regards.

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