‹ Grammaire générale des grammaires françaises, présentant la solution analytique, raisonnée et logique de toutes les questions grammaticales anciennes et modernesChapitre 45 sur 279 · Ï22 GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

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ajouterait aussi une idée accessoire à l'idée primitive exprimée par le verbe pleurer.

Lesidées accessoires, exprimées par les augmentatifs et par les diminua/s, influent donc tellement sur les idées primitives exprimées par les mots qui leur servent de base , qu'elles en font une tout autre idée.

D'uq autre côté , si de vivre je forme je vis, tu vis, il vit, nous vivons, vous vivez, ils vivent, }e conserve dans toutes ces formes la même idée principale exprimée par le mot vivre, et j'y ajoute seulement , par des inflexions particulières de ce mot, lesidées accessoires des personnes et des nombres. 11 en serait de même de il tremblottei etc., nous pleurassons, etc., vous pleurotez, etc., ils pleumichenty etc.

Si du même mot vivre je forme je vivais , je vécus, je vivrai, tu as vécu, il vivrait, nous vécûmes, etc., à l'idée générale exprimée par le mot vivre, et à l'idée accessoire des personnes et des nombres, j';joute encore une autre idée accessoire, celle des époques, des temps.

Il y a donc deux sortes de rfenyations: l'une, par des inflexions particulières , sert à modifier l'idée primitive par des accessoires d'aî/^menia«on ou de diminution; et celle-là on peut la nommer plûlosopliique, parce que la nature des idées est du ressort de la philosophie.

L'autre, par de nouvelles inflexions, sert à exprimer les divers points de vue exigés par l'ordre de renonciation ; et on peut l'appeler grammaticale, parce que ce qui est relatif à cette énoncialion est du ressort de la Grammaire.

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