‹ Grammaire générale des grammaires françaises, présentant la solution analytique, raisonnée et logique de toutes les questions grammaticales anciennes et modernesChapitre 85 sur 279 · DE LA DÉCLAMATION · texte numérisé non relu

DE LA DÉCLAMATION

Page 71, article de V Accent, nous disions que, pour bien parleKune langue quelconque, il ne faut avoir aucun accent local ni particuliei', et c'est dans ce sens qu'on doit interpréter l'axiome qui dit que ; pour bien parler français, il ne faut pas avoir d'accent ; ainsi l'on ne doit pas chanter en prononçant

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<JRAMMA1RE FRANÇAISE.

dans notre lanfjue, à la manière des Anglais, des Italiens, des Allemands, etc., qui chantenten parlant. Quel est donc l'accent qu'il faut avoir,suivant nous? C'est, en général, celui des personnes de la capitale qui vivent dans le grand monde ; c'est celui des gens de lettres ; de ceux qui ont fait de bonnes éludes; de ceux, enfin, qui, par leur position sociale et par leur éducation bien avérée et bien certaine, passent pour savoir et connaître le mieux et le plus.

Nous n'aurons pas plus de scrupules que Girault-Duvivier ; nous copierons avec lui l'abbé d'Olivet et Lévisac , et nous dirons que « la pro- » sodie, nous ensei^^nant la juste mesure des syl- » labes, est utile, est absolument nécessaire, pour » bien parler. Mais ce serait parler très-mal que » d'en observer les règles avec une exactitude » qui laisserait apercevoir de l'affectation et de » la contrainte. » Le naturel y nous ne saurions trop le répéter, seul nous plaît, nous intéresse et nous captive , tant au physique qu'au moral. C'est donc à tort qu'on voit tant de personnes donner si peu de soins à la prosodie , qui est cependant la seule clef de Y art de bien parler et de celui de bien lire. Ce n'est pas que nous demandions qu'on accable leur mémoire d'une infinité de règles minutieuses ; mais nous voulons qu'en les faisant lire, ou en conversant avec eux , on les mette sur la voie de remarquer les syllabes longues et les syllabes brèves; et qu'on leur fasse contracter l'habitude d'appuyer sur les premières, et de glisser sur les secondes : nous voulons qu'on forme dès le principe leur oreille à placer l'accent prosodique sur la syllabe qui doit l'avoir , et Vaccent oratoire sur le mot de la phrase qui en est susceptible, et que, par ce moyen, on les habitue à saisir les nuances prosodiques d'où résulte l'harmonie que l'orateur ou le poète a toujours en vue. Tout Français qui ne sent pas la différence d'i.armonie qu'il y a entre ces vers :

N'attendait pas qu'un bœuf, pressé de l'aiguillon , Traçât à pas tardifs un pénible sillon....

et ceux-ci :

Le moment où je parle est déjà loin de moi...

Le chagrin monte en croupe et galoppe avec lui;

ce Français , disons-nous , n'a pas bien appris à lire; et par conséquent il ne saurait bien parier.-Sa prononciation n est pas ce qu'elle doit être, parce qu'on a négligé de lui faire connaître la prosodie. Heureux lorsque les premières impressions ne se sont point changées en habitude!

Une autre attention qu'on doit avoir, c'est de distinguer les différenies espèces de prononciation; car, comme le dit encore l'abbe d'Olivet , c p.'usia > prononciation est lente, plus la prosodie doit être » marquée dans la lecture; et bien plus encore au

» barreau, dans la chaire, sur le théâtre. 5) « La déclamation, dit l'abbé LeBatteux, est une » espèce de chant : chaque son y est prononcé » avec une sorte de modulation. >

Elle est une espèce de chant, parce qu'elle admet des intonations plus élevées ou plus basses , plus fortes ou plus faibles ; des tenues sur les longues; des accélérations ou des ralentissements, selon les figures qu'on emploie ; enfin, des inflexions destinées à préparer la chute ou les différents repos. C'est ce que le même auteur prouve par cet exemple de Fléchier :

♦ Déjà frémissait dans son camp | l'ennemi con- » fus et déconcerte. | Déjà | prenait l'essor | pour » se sauver dans les montagnes \ cet aigle \ dont le » vol hardi | avait d'abord effrayénos provinces. \ » Hélas! I nous savions ce que nous devions espé- » rer, \ et nous ne pensions pas | à ce que nous rfe- » vions craindre. | 0 Dieu terrible, | mais juste, | » sur les enfants des hommes! | vous immolez \ à » voire grandeur \ de grandes victimes, \ et vous

> frappez, \ quand il vous plaît, [ces têtes illustres » I que vous avez tant de fois couronnées. > Nous avons marqué avec soin, dans ce passage, les différents repos de loreille, de l'esprit et de la respiration, afin qu'on puisse placer Vaccent oratoire sur le mot qui doit l'avoir. 11 y en a deux dans la première phrase, parce qu'il y a un demi-repos après camp , et un repos final après déconcerté. Le premier accent , conformément aux règles que nous avons établies, porte sur son, et le second sur l'avant-dernière syllabe de déco7îcerté, 11 y a six repos dans la seconde phrase; le premier après rfé;à/ le second après essor; le troisième après montagnes; le quatrième après aigle; le cinquième après hardi; et le sixième après provinces , etc. Ce n'est pas qu'on doive précisément s'arrêter après chaque repos que nous avons marqué; mais iSn le peut, et cela suffit , parce qu'on ne s'arrêtera qu'après un de ces mots, selon la manière dont on sera affecté dans le moment de l'action.

Relativement aux intonations, aux tenues, aux accélérations et aux ralentissements, voici comment l'abbé Le Batteux s'explique sur la dernière phrase: d Dieu ! etc. € L'intonation du premier membre : ô » Dieu terrible! sera plus élevée, dit-il; celle du se-

> cond plus basse: mais juste. L'orateur pèsera sur » la première syllabe de terrible , et l^ra sonner » fortement les dt-ux r; il appuiera de tnéme sur la

> première de ;Msft', en faisant un peu siffler lu con-

> sonne ;. Il précipitera un peu 1 articulation du

> reste de la période : sur les enfants des hommes » parce (|u'il y a un peu trop de sons pour l'idée. » il s'appesantira de même sur immolez, sur grani deur , ,sur frappez ; il développera la première ) syllabe de têtes, et lavant-dernière d'illustres- en- » fin il allongera, tant qu'il le pourra, la dernière

> de couronnées. >

DE LA PROINONCIAIION.

L'abbé Le Batteux remarque, à cet effet, t que •' les intonations, sensibles surtout au commencement des membres de périodes, et après le repos ' et les expressions appuyées, se placent sur les ' consonnes , et non sur les voyelles , et qu'elles > ne sont que la syllabe accentuée, prononcée avec » plus de force et d'étendue. >

Nous citerons encore un modèle de prononciation tiré de VAihalie de Racine :

Je crains Dieu, dites-vous, sa vérité me touche. Voici comme ce Dieu vous parle par ma bouche: Du zèle de ma loi que sert de. vous parer? Par de stériles vœux pensez-vous m'honorer ? Quel fruit me revient- il de tous vos sacrifices? Ai-je besoin du sang des boucs et des génisses? Le sang de vos rois crie et n'est point écouté ! Rompez, rompez tout pacte avec l'impiété; Du milieu de mon peuple exterminez les crimes ; Et vous viendrez alors m'immoler des victimes.

A la simple lecture de ces vers, on sent qu'il y règne un sentiment d'indignation et de reproches, un ton d'autorité, qui s'insinuent dans l'accent oratoire de chacun de ces vers.

Je crains Dieu, dites- vous, sa vérité me touche.

Joad fait parler ici un Israélite qui conservait encore au fond du cœur la religion de ses pères, mais qui ne joignait point les œuvres à la foi. Il devait donc prononcer ce vers avec un ton de piété, de droiture, de franchise, de douceur, mais altéré oar ce sentiment intérieur, qui lui disait que cette foi morte était sans mérite. Les trois repos qu'on peut y remarquer y sont presque nécessaires, à cause de la lenteur qu'exige le sentiment qui y domine.

Voici comme ce Dieu vous parle par ma bouche.

Ici c'est le ton d'un homme qui réfute, qui confond, qui instruit; le ton d'un grand-prétre qui parle au nom de Dieu. On sent que tout concourt à lui faire prendre les inflexions de voix qui marquent la dignité, la gravité, l'autorité ; il y règne presque la même lenteur que dans le premier vers ; mais il n'y a plus la même douceur, le même air d'affection ; il est remplacé par la fermeté et la force.

Du zèle de ma loi que sert de vous parer ?

C'est une question à laquelle Joad savait bien qu'Abner ne pourrait répondre. Au ton d'interrogation se joint donc un sentiment d'assurance et de reproche; avec cela, ces deux premiers mots : du zèle, doivent être dits avec une expression vive et animée ; de ma loi doit sonner comme la voix d'un maître; que sert de vous parer doit rendre avec ironie l'ostentation d'un homme qui se pare d'un mérite vain et frivole.

Les trois vers qui suivent celui que nous venons de commenter peuvent être à peu près rendus de la même façon ; c'est la même pensée , mais

plus développée ; seulement la rapidité et la chaleur doivent augmenter à chacun d'eux ; et dans le cours du dernier, il ne doit y avoir que des quarts de repos, mais placés presque à chaque mot ; le dédain surtout y domine.

Le sang de vos rois crie et n'est point écouté 1

A la fin des vers précédents, la vivacité de Joad a dû ôter quelque chose à sa gravité. Maintenant il y revient ; il doit donc reprendre en même temps un ton plus bas, plus lent et plus rempli ; mais il ne le garde pas long-temps. 11 remonte par degrés précipités ; sa voix est dans toute sa plénitude quand il prononce vos rois; elle éclate au mot crie; il retombe pour l'hémistiche suivant jusqu'au degré que demande le ton de reproche.

Dans les deux vers qui viennent après, c'est une loi annoncée à un homme qui ne l'ignorait pas, mais qui négligeait de l'observer ; c'est le précis de ses devoirs essentiels, mis en parallèle avec tous les vains sacrifices dont il se pare. Rompez doit être prononcé la seconde fois avec plus d'énergie; enfin le dernier vers retombe, pour ainsi dire, au seul sentiment du dédain et du mépris.

H ne faut pas néanmoins croire que ces intonations, ces tenues et ces accents, soient si fixes de leur nature qu'ils ne varient jamais ; ils dépendent, au contraire, presque toujours des figures que l'on emploie, parce qu'ils doivent être adaptés aux mouvements qu'on veut exciter dans l'esprit des auditeurs, ce qui demande quelque développement.

L'antithèse, par exemple, doit avoir le même contraste dans l'intonation que dans les idées. Ainsi, dans cette phrase : nous savions ce que nous devions espérer, mais nous ne pensions pas à ce que nous devions craindre; l'intonation sera plus haute dans le premier membre , et plus basse dans le second. Mais cette variété d'intonation ne changera rien à Vaccent, parce qu'elle n'empêche pas que le repos ne soit toujours le même.

Dans la répétition, il y aura une intonation plus forte, et on appuiera davantage sur le mot répété, parce que ce mot ne l'est que pour donner plus d'énergie ou plus de grâce au discours ;

Mes enfants, approchez, approchez, je suis sourd.

Si l'on y fait attention, on sentira que le second approchez se prononce d'une voix plus élevée, et que le son se prolonge sur la dernière syllabe.

Dans la gradation, l'intonation doit toujours aller croissant à chaque degré :

D'abord il s'y prit mal, puis un peu mieux, puis bien. Puis enfin il n'y manqua rien.

Dans l'interrogation, l'intonation sera élevée, et il y aura de la vivacité dans le récit : Ma mignonne , dites-moi, vous campez-vous jamais sur la tête d'un roi, d'un empereur, ou dune belle ? Les demi-repos

GRAMMAIRE FRANÇAISE

seront peu marqués, afin de parvenir promptement au repos final; et l'accent ne portera que sur l'avant-dernière syllabe de belle, parce que l'effet de l'interrogation est d'y élever ordinairement la voixi Mais si la réponse suit, l'intonation de la demande sera plus élevée, et celle de la réponse plus basse, afin de marquer le contraste; l'accent même portera quelquefois sur la dernière syllabe, parce que, comme l'observe l'abbé LeBatteux, l'interrogation auirant la réponse, en prend pour appui les premières syllabes. En voici un exemple : En estce assez? Nenni. M'ij voici donc? Point du tout.

Dans l'apostrophe, l'intonation s'élève tout à coup avec une espèce de transport : Amour, tu perdis Troie! Mais la voix baisse aussitôt pour tendre au repos.

Nous ne pousserons pas plus loin ces exercices, parce que ce qui vient d'être dit suffit pour donner une idée de l'art si difficile de bien déclamer, et par conséquent pour montrer la nécessité de se former de bonne heure à une exacte prosodie, à la connaissance de l'accent , et à l'intonation qui convient à chaque mouvement oratoire. C'est aux guides qu'on choisira à faire appliquer à toutes les figures les principes que nous venons d'établir ; car chacune a son intonation , ses tenues, ses inflexions, ses précipitations, ses ralentissements, ses accents ; en un mot , un caractère qui lui est propre.

La seule attention qu'on doive avoir en se livrant aux différents mouvements de la déclamation est de ne pas confondre l'accent oratoire avec l'accent prosodique. (Voyez pages 71 et 72.)

Chaque mouvement de l'ame, dit Cicéron, a son expression naturelle dans les traits du visage, dans le geste et dans la voix.

Ainsi, il y aurait autant de sortes de déclamations que de passions différentes. Dans la colère, la déclamation est vive, animée, éclatante ; elle est lente, faible et suppliaate dans l'abattement ; elle est relative aussi à notre caractère et à notre situation; enfin, elle dépend des lieux : le barreau , la chaire , le théâtre ont leur déclamation propre. Toutes nos conversations même sont autant de déclamations différentes ; et la musique n'est autre chose qu'une déclamation bien marquée. Mais qui pourrait enseigner toutes les nuances qu'il faut ménager? Ici c'est un regard. Là, c'est un noble silence. Quelquefois ce n'est qu'un geste. Il n'est pas possible de donner de règles sur cet objet. Les règles défendent, disait Baron, déporter les bras au dessus de la tête ; mais si la passion les y porte , ils seront bien... La passion en sait plus que les règles. C'est donc dans la nature qu'il faut les puiser.

Une voix agréablement sonore , une taille majestueuse, de beaux traits, ne sont rien pour la déclamation, s'ils ne sont vivifiés par une ame sensible.

L'analogie dans les pensées, la liaison dans le style , les nuances de sentiments, soutiennent le * discours ; mais une mémoire assurée soutient la déclamation. >

Ce mot se prend aussi en mauvaise part , pour exprimer une fausse éloquence : chez les Grecs, c'était l'art des sophistes; il consistait surtout dans une dialectique subtile et captieuse, et s'exerçait à faire que le faux parût vrai, que le vrai parût feux, que le bien parût mal, que ce qui était juste et louable parût injuste et criminel, et vice versa. A celui qui voulait faire l'éloge d'Hercule, on demandait : qui est-ce qui le blâme? Mais que le même homme se vantât de prouver ce jour-là une chose, et le lendemain le contraire, les Athéniens, ce peuple écou' leur, allaient en foule à son école. La sagesse de So« crate fut l'écueil delà vanité des sophistes : il opposa à leur déclamation une dialectique plus saine et aussi subtile que la leur. Il les attirait de piège en piège, jusqu'à les réduire à l'absurde ; et son plus grand crime peut-être fut de les avoir confondus; d'avoir appris aux Athéniens, long-temps séduits par des paroles, le digne usage de la raison, l'art de douter et de s'appliquer à connaître ce qu'il importait de savoir, le vrai, le bien, le beau moral, le juste, l'honnête et l'utile.

Chez les Romains, la déclamation n'était pas sophistique , mais pathétique ; et au heu de séduire l'esprit et la raison , c'était l'ame qu'elle essayait d'intéresser et d'émouvoir. Ce n'est pas que dans les ouvrages de morale, comme les Paradoxes deCicéron, et son Traité sur la Vieillesse, on n'employât, comme chez les Grecs , une dialectique très-déliée, à rendre populaires des vérités subtiles et souvent opposées aux préjugés reçus; c'était même ainsi que Caton avait coutume d'opiner dans le sénat sur des questions épineuses : mais cette subtilité était celle de la bonne foi ingénieuse et éloquente ; c'était, quoi qu'en ait dit Aristophane, la dialectique de Socrate, et non pas celle des charlatans dont Socrate s'était joué.

La déclamation était à Rome l'apprentissage des orateurs; et d'abord rien ne parut plus utile. Mais quand le goût, dans tous les genres, se corrompit, l'éloquence éprouva une révolution générale.

La déclamation corrompit l'éloquence ; et elle l'aurait même décréditée, si elle ne l'avait pas corrompue. Elle la corrompit, parce que l'orateur exercé à des mouvements extraordinaires, les employait à tous propos pour user de ses avantages ; parce qu'il accommodait son sujet à son éloquence, au lieu de proportionner son éloquence à son sujet. Mais cet exercice de l'art oratoire tendait surtaut à le ravaler ; car un peuple accoutumé à ce jeu de déclamation , qu'il savait ne pas être sincère, devait aller entendre ses orateurs comme autant de comédiens habiles à lui en imposer et à l'émouvoir par artifice; ce qui devait naturellement lui ôter

DE LA PROiNOiNGlATlON FIGURÉE.

celte confiance sérieuse, qui seule dispose et conduit à une pleine persuasion.

Déclamation se prend encore en mauvaise part dans l'éloquence poétique. Ce sont des moyens forcés qu'on emploie pour émouvoir, ou c'est un pathétique qui n'est point à sa place, vice le plus commun de la haute poésie , et surtout du genre tragique. Il vient communément de ce que le poète n'oublie pas assez que l'action a des spectateurs ; car toutes les fois que, malgré la faiblesse de son sujet, on veut exciter de grands mouvements dans l'auditoire, on force la nature, et l'on donne dans la dédamaiion. Si au contraire l'on pouvait se persuader que les personnages en action seront seuls, on ne leur ferait dire que ce qu'ils auraient dit eux-mêmes d'après leur caractère et leur situation ; alors on ne trouverait rien de recherché, rien d'exagéré, rien de forcément amené dans leurs descriptions , dans leurs récits , dans leurs peintures , dans l'expression de leurs sentiments, dans les mouvements do leur éloquence; en un mot, il n'y aurait plus de déclamation.

Mais lorsqu'on sent du vide ou de la faiblesse dans son sujet, lorsqu'on se représente une multitude attentive et impatiente d'être émue, on veut tâcher de la remuer, par une véhémence, une force , une chaleur artificielle ; et comme tout cela porte à faux, l'ame des spectateurs s'y refuse.

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