AIE
C'est par un è ouvert que nous traduisons ces trois lettres, parce que ce son leur appartient uniquement: haie {hè); futaie [futï).
AY et AYE.
Ay et aye ont le son de l'è ouvert ; à côté de paye, nous écrivons pe.
Nota. Nous ne mentionnons pas les voix ea, ei, eai, ée et ey, qui sonnent a, é ou e, parce qu'il y a ici des lettres supprimées, et que nous avons averti que nous supprimons les lettres qui ne doivent point se prononcer.
Les sons ao, au, eau, et eo, sont tout simplement représentés par ô.
Eu, eu et œu, n'ayant qu'un soa unique, ne sont annoncés que par eu.
le est figuré par i seulement, Xe final de cette
syllabe ' étant muet. Mais, et ceci est une observation de la dernière importance, quand nous écrivons ie à la prononciation figurée, ce n'est point le son de l'i simple qu'il faut énoncer, mais celui de Vi et de Ye muet réunis, fondus ensemble en les mouillant, diraient messieurs de l'Académie, appuyant sur l'c muet en même temps que sur l'i, comme dans le mot bHle, que nous figurons biie.
Ou, où et oue, ne se prononcent que ou; nous l'annonçons de cette dernière manière.
Ue et uë sonnent u ; nous leur avons donné cette lettre caractéristique.
U se rencontre quelques difficultés que nous avons besoin de rendre sensibles par rapport aux diphihongues. Peu de mots suffiront à ces éclaircissements.
Le trait de séparation est nécessaire ici pour établir les différences. Prenons le mot Biscaïe, qui nous offre la diphthongue aie.
Si aie était une voyelle composée, nous écririons fi^urativement à la prononciation Bicekè, lui donnant ainsi le son de la voyelle composée, qui est celui de l'è ouvert ; mais aie est dans ce mot une diphthongue, et nous indiquons sa prononciation Bicekâie , ie ne sonnant pas i, mais ie, ces deux lettres mouillées ensemble.
la sans trait de séparation est diphthongue ; et i-a indique que ces deux lettres forment deux syllabes. Toutes les difficultés sur les syllabes équivoques sont ainsi aplanies par le trait de sépara^ tion existant ou n'existant pas.
Passons aux consonnes. Nous devons supposer que tous nos lecteurs connaissent le son naturel que nous donnons à chacune des consonnes dans notre Grammaire, page 18.
B, devant les voyelles, n'a besoin d'être figuré à la prononciation que par son signe naturel. Il n'en est pas de même lorsqu'il se trouve dans le corps d'un mot suivi d'une autre consonne, ou lorsqu'il est la lettre finale d'un mot; parce que, dans ces cas, il peut arriver qu'on doive ou qu'on ne doive pas le faire sentir. Doit-il sonner? nous exprimons ce son par be; ainsi nous mettons à côté de subvenir, de radoub {çubevenir, radoube). Ne doit-il point sonner ? nous le supprimons : plomb, sabbat, se traduisent par pion, çaba,
Ce n'est pas sans motif que nous réunissons ensemble ces six lettres: elles ont, en effet, une grande analogie, du moins dans la prononciation.
€, devant a, o, u, n'a-i-il pas le son de k et de qf Devant e, i, cette môme consonne c ne siffle-t-elle pas comme si'n'arrive-t-il pas que ( a aussi lui-même quelquefois ce son sifflant? s adouci n'équivaut-il pas à ua 2? Dans notre prononciation figurée, à