DE LA PRONONCIATION FIGURÉE
quelle détermination devions-nous donc nous arrêter ? A celJe que nous avons prise, de ne représenter les sons que par les lettres qui ne peuvent en aucune manière donner lieu à réquivo(]ue. Et voici en quelques mots sur quoi repose i^tre alphabet des sons figurés.
Acceptant pour principe immuable de prononciation figurée, qneile consiste à ne s'occuj; ; uniquement que du son de chaque syllahe, hdus nous sommes rigoureusement conformés à celle loi, qui devrait être le type de l'orthographe.
Mais nous venons d'annoncer six lettres de notre alphabet français, qui répandent la plus étrange confusion dans le système de la prononciation naturelle, parce qu'elles se compromettent l'une l'autre; il a fallu faire disparaître cette coufusion de notre prononciaùon figurée, et nous avons ainsi procédé :
Qui dit prononciation figurée ne veut pas dire orthographe : nous n'imposons pas d'innovations, mais nous osons dire que nous les prévoyons ; nous en trouvons d'ailleurs le présage dans un livre qui vient de nous être adressé, ouvrage de la plus haute et de la plus éminente portée, que nous aurons bientôt encore l'occasion de citer.
« Notre siècle , y lisons-nous , est sous l'in- * fluence d'une révolution immense ; notre langue » s'altérera donc pour subir une réforme ; mais » celte réforme sera lente et inaperçue. Résultats » immédiats des événements, ces changements » arriveront sans être brusqués ; tout se modifiera » sans précipitation , tout , jusqu'à la simple or-
> thographe ; et ces modifications seront toujours » en harmonie avec le temps. La suppression » d'une simple lettre pourra traduire la suppres-
> sion d'un grand abus ; comme l'admission d'une » nouvelle forme dans la langue pourra exprimer » l'admission d'une' vérité jusque-là méconnue » dans le peuple. Ainsi , sujettes à des modifica- » lions continuelles, les langues se décomposent,
> se renouvellent sans cesse , et elles n'arrivent à » l'immobilité que dans la tombe. »
(M. Braconnier , Théorie du genre des noms.) C, devant a, o, u, a le même son que ket q. Q sonne toujours comme k ou comme c devant u; il ne pouvait donc nous servir de type. Pour représenter le son de c devant a, o, ii, nous employons la consonne k, puisque le k ne varie jamais; par conséquent il pourrait remplacer le c dur. On sait que nous sommes revenus sur la condamnation que nous avions d'abord portée contre cette consonne, que nous ne considérions pas comme lettre française ; parce que nous avons reconnu , en citant plusieurs exemples des Leçons et Modèles de littérature du savant académicien M. Tissot, que cette lettre est plus française peut-être que notre c dur.
Il est vrai que les Latins se sont peu servis de
la lettre k, et que nous avons presque imité en tout les Latins ; ne devons-nous pas beaucoup plus aux Grecs anciens? Les Latias, il faut l'avouer, n'ont rien à eux; leur alphabet même ne leur appartient pas; ils le tenaient des Grecs, qui remplissaient le monde de leur célébrité aussi glorieuse que méritée. Les Latins n'avaient pas non plus d'accents, et les accents chez les Grecs étaient d'un grand secours; ils servaient à manifester l'aspiration. Les Latins ne connaissaient pas l'aspiration ; c'est encore une des pauvretés de leur langue. Le 0^ le y et le 1^ leur manquaient et nous manquent ; nous employons de doubles lettres. Remarquons, en passant, que les Grecs avaient un alphabet bien préférable au nôtre. Ils avaient un /r et un x î ces lettres rendaient le même son, d'après les Latins ; cependant il est très-permis d'en douter, et quant à nous, nous n'en croyons rien ; c'était peut-être le ch français ou l'allemand, car ces sons existent naturellement. Toutes les autres lettres grecques ont leur son particulier ; les Latins seuls ont corrompu l'alphabet ; et nous, nous en avons été les religieux ou plutôt les serviles imitateurs.
Nous devions donc figurer les lettres c dur et q par le k, consonne invariable quant à la prononciation. S, ayant un double son, celui du c devant i, et celui du z, il nous était impossible de l'admettre; nous l'avons figuré par ce lorsqu'il est dur, et par xe lorsqu'il est doux. Tn'a t-il pas encore deux sons, celui de te, et celui de ce.^Et voyee où mène cette bizarrerie ; un même mot , le mot pétition donne deux syllabes absolument semblables , dont la prononciation est toute différente. Gomment figurer les sons d'un pareil mot sans se voir contraint de changer les lettres de l'alphabet? Voyez encore dans le mot prononciation; nous entendons deux mêmes sons : ci et ti , et pourtant ils sont différemment écrits. Quel gâchis! qu'on nous passe la triviaUté de notre exclamation ; mais nous voulons arriver, et nous arriverons à prouver que l'étude des langues, toute sérieuse et sévère qu'elle paraît, n'est réellement épineuse que parce qu'on refuse obstinément d'en aplanir les difficultés inutiles. Sans doute un peuple nouveau et vierge n'oserait, ne pourrait pas se forger une langue avec des principes nouveaux et vierges; mais nous ! ne devrions-nous pas nous arroger le droit d'une aussi sublime prérogative? C'est un fait avéré et patent : la langue française est européenne. Pourquoi ne pas chercher à en faire la langue universelle? L'Église chrétienne se sert du latin dans toutes les cérémonies et les prières de son culte, parce que la langue latine, à l'époque où les décrets canoniques ont été rendus, était le plus répandu de tous les idiomes. Qui viendrait poser en doute devant nous, que si l'Église chrétienne venait à avoir des motifs, qui peuvent se présenter un jour, de changer, non pas le texte, mais le langage de
son Évangile sacré; qui viendrait, disons-nous, poser en doute que la traduction de ses livres saints ne fût faite en français, àcausederuniversaiiléde l'idiome français? Il n'entrera dans l'esprit d'aucun ëtranfjer de nous démentir. 11 est bien certain que si nous travaillions à une réforme sagement raisonnée de notre langue, nous en ferions bientôt la langue-modèle; et avant un siècle, peut-être, le monde entier ne parlerait plus que le français. Pourquoi, et comment cela arriverait-il? parce que notre langue serait la seule facile, étant devenue la seule basée sur des principes de raison et d'expérience.
Nous le savons, la digue qu'on nous oppose est l'impossibilité de soumettre une langue aux lois de la raison. L'a-t-on jamais essayé? A-t-on tenté la moindre chose en faveur même du simple bon sens? Que penser d'un Dictionnaire de VJcadémïe française, qui continue, en 1855, d'admettre des absurdités du genre de celles que nous avons déjà signalées? Pouvons-nous ne pas nous révolter contre ses décisions, lorsque nous lisons ehcore aujourd'hui au mot second, que , dans ce mot et dans ses dérivés, le c se "prononce comme un g, SUR- TOCT DANS LA CONVERSATION? Daus Ics autres circonstances du langage, on fait donc sentir le c dur? Cela devrait toujours être; mais il n'en est rien dans aucune occasion ; et ceci est la faute de tous, parce que tous font réellement sonner un g à la place duc. Pour tolér%r une pareille inconvenance, il fallait tout simplement, Messieurs, dénaturer le mot second, et l'écrire segond. L'innovation ne devait rien vous coûter à vous, qui ne reconnaissez pas l'étymologie ! au moins vous nous auriez composé un mot tout à fait à la française.
Pense-i-on que ce serait un crime de lèse-langage, de trancher des difficultés de l'espèce de celles du mot action, pour ne citer que celui-là, qui peut s'écrire aussi accion, axion ou acsion, sans en détourner le moins du monde la prononciation? Rien ne serait cependant plus aisé à simplifier. Mais arrêtons-nous, et rentrons dans nos explicàtious sur la prononciation figurée ; notre zèle de nationalité nous entraînerait peut-être trop loin.
Nous n'avons admis, pour le son sifflant, que la lettre c devant e et i, ou p devant a, a, u, parce que ces deux caractères sont invariables dans leur prononciation. Nous ne pouvions employer le s, cette lettre ayant tantôt le son de ce, et tantôt celui (leze. U nous était également impossible de nous servir du t, puisque le son le plus fréquent de cette consonne est te. Nous avons aussi figuré par k, c devant a, a, u, et q, parce que la lettre k ne supporte aucune variabilité. Quant au z, nous l'employons dans tous les cas où s sonne d'une manière adoucie et sans sifflement. Si nous avons répudié cette dernière lettre de notre système de prononciation, c'est que nous avons reconnu qu'elle
est absolument inutile ; nous pouvons eu dire autant de la lettre q.
D n'offre que deux cas ; celui du de, qui lui est propre, et celui du te naturel.
F se figure par lui-même ; il n'y a aucune difficulté.
G et j.
Le son naturel de la lettre g est gue, ou giu devant a, 0, M. Ainsi nous n'hésitons pas à figurer guelorieu, guôsié, la prononciation de glorieux, gosier. Comment annoncer autrement le son dur gue? Car g, devant e et i, sonne comme un ;', qui se dit toujours je. Dans les mots qui commencent par gui, nous ne trouvons pas de manière d'en figurer autrement le son, lorsqu'il doit être proféré par une seule émission de la voix ; mais si les deux lettres u et i sont divisées par un trait de séparation , ce trait avertit qu'il faut dire gu-i, et non pas gui.
Muette, c'est-à-dire ne devant point se faire sentir; nous l'omettons. Aspirée, nous l'écrivons comme elle existe naturellement au rnot qui exige l'aspiration.
j {voyez g).
K {voyez c).
L et LL mouillés (voyez son mouillé, page 57).
M et N.
Lorsque ces consonnes sont accolées à un a ou un e, et qu'elles forment un son nasal, nous traduisons ce son par an, la lettre n, unie y un a ou a un e, ne variant jamais dans sa prononciation, tandis que m est sujet à conserver le son qui lui est naturel. (Voyez A et E, page 201.)
P ne se faisant pas toujours sentir, nous le supprimons, d'après notre règle générale, toutes les fois qu'il se trouve dans ce cas ; et nous rendons par pe le son qui lui convient ailleurs.
Q [voyez c).
R n'a guère que le son de re, qui lui est naturel, et c'est ainsi que nous l'indiquons. Lorsqu'il est redoublé, et qu'il ne faut en prononcer qu'un, ce qui arrive assez ordinairement, nous n'écrivons que celui qui se fait sentir. Dans le cas où les deux r doivent s'entendre, nous traduisons le premier par la syllabe muette re; aberration [abèrerâcion) , terreur (tèrereur). Dans les syllabes en er, nous indiquons la prononciation par un simple é fermé quand r ne doit pas sonner; et par ère, lorsqu'il se fait sentir. Le mot berger, que nous figurons
( bh-ejé ) , nous offre le double modèle de celte
prononciaiion.
s et T {voyez ce que nous en avons dit à la lettre c).
Cette lettre ne saurait autrement se tradulreque par le son qui lui est naturel ; nous ne le représentons donc que par lui-même.
W, lettre étrangère, se prononce généralement ou ; mais on peut aussi lui donner le son du v simple. Dans deux ou trois cas il est mis pour u; aw sonne o dans paw; ew sonne eu dans pellew.
Encore une lettre inutile, parce qu'elle n'a pas de son qui lui soit propre. Chose bizarre ! celte consonne peut se rencontrer pour es, pour gs, pour k, pour ss ou ce, enfin pour*. Nous n'avons pu figurer les divers sons dont ce caractère est susceptible, qu'en les représentant par des lettres factices, souvent peu agréables à l'œil, mais toujours rigoureusement nécessaires. Comment écrire en effet le son de es, ou plutôt de ks , puisi]ue nous n'admettons que la lettre k pour représenter le c dur, comment écrire ce son autrement que par kece dans axiome {akciome) ? et celui de gz, que X se trouve avoir dans le mot exemple, autrement que par gueze {èguezanple) ?
z (voyez la lettre c).
Il n ous reste à parler des consonnes composées. A l'exception du gn, ces consonnes n'offrent pas de bien grandes difficultés. Le ch se traduit par che ou ke; par cbe dans les mots qui sont prononcés à la française, par dedans ceux qui sont tirés de l'hébreu, du grec, ou enfin de quelques langues étrangères. Ph sonne fe : rh et th n'ont pas d'autre son que le r et le f naturels, sans qu'on ait besoin de faire en aucune manière attention à la lettre h qui les accompagne.
Le gn est difficile pour des étrangers. Ce n'est cependant pas lorsque le g doit être dur qu'il em-
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barrasse ; nous ne voyons d'autre manière de le rendre dans ce cas que par les caractères figurés guene; ainsi gnome est écrit à la prononciation guenonie.
Mais lorsque le gn est dit mouillé , le son qu'il doit prendre est une difficulté. Nous savons bien que le mot compagne , écrit konpagnie à la prononciation, n'a pas trouvé autant d'approbateurs que nous l'aurions désiré ; mais examinons : ce son est-il traduisible d'une autre façon? Qu'on n'oublie pas que nous avons posé pour principe , que, dans une prononciaiion figurée, toutes les lettres doivent être rigoureusement prononcées ; ainsi ie ne sonne plus ici comme dans la langue, t; mais ie, double son que nous avons déjà appelé mouillé. Remarquons bien aussi que l'addition seule de l'i peut indiquer que le gn n'a pas le son dur, guene. Enfin, quoiqu'on pense de cette méthode que nous avons adoptée, nous ne pourrons nous empêcher de répondre à nos adversaires, qu'il ne nous a paru ni possible ni raisonnable de nous contenter de dire simplement à chaque mot: prononcez le gn mouillé, parce que cette locution ne dit et n'explique absolument rien. Une prononciation se fait comprendre par les yeux et par les oreilles, et nullement par des paroles inutiles.
Dans le Compte-rendu aux souscripteurs de notre Dictionnaire des dictionnaires, nous exposions les motifs qui nous avaient guides dans l'accomplissement de notre œuvre, et nous répondions, aux objections critiques qui nous avaient été posées dans une Lettre sur le meilleur Dictionnaire, insérée au premier volume du Journal grammatical de la langue française, pnge 271 (G* numéro, juin 1854). La polénnque roulait sur la manière d'indiquer la prononciation des mots. Le savant auteur de la lettre précitée a jugé, depuis lors, utile de reprendre la plume, parce qu'il pense qu'il serait dangereux pour les principes de garder un silence qui pourrait faire croire qu'il par^ tage nos raisoiis motivées. Nous ne pouvons saisir une plus belle et plus digne occasion de lui adresser une nouvelle réplique.
EXTPiAIT DO COMPTE-RENDU DD DIC- TIONNAIRE DES DICTIONNAIRES.
Notre avis est qu'on peut surcomposer le signe d'un son. Si la prononciation du mot^gf/aéétait écrite A-gla-é, qui empêcherait qu'on ne prononçât plutôt 4;ela-é que Aguela-é, puisque nous enseignons que tantôt 9 a le son guituraL ^ue, et tantôt le son doux je. ^
POLÉMIQUE DE M. J.-M. RAGON
Nos devanciers ont fiait une faute en employant deux signes pour désigner un son simple.
Ce serait aggraver cette faute que d'ajouter à la complication du signe déjà mal fait.
Quant au prétexte d'écrire i4^ue-/a-é,dans la crainte qu'on prononce Aje-la-é, nous le
NOTRE RÉPLIQUE
Oui, sans doute, nos devanciers ont fait une faute grossière , • mais, jusqu'à ce que l'autoriié l'ait redressée , foice est à nous d'en subir les funestes conséquences.
Nous n'ajoutons nullement a la complication du signe ; nous soutenons seulement que nous donnous le signe réel du son.
Toute cette réplique est excellente, en ce sens que son auteur prétend que l'on doit savoir avant
GRAMMAIRE FRANÇAISE
EXTRAIT DO COMPTE-RENDU Dt DIC- TIONMAIRE DES DICTIONNAIRES.
Qui lui {il est question d'un étranger) fera éviter encore de ^ prononcer adjoindre ad-jo-inedre, par le principe que souvent ïn, en français, se prononce ïne, comme dans les mots innovation, inoculer? Mais il est impossible qu'il se trompe sur le son nasal eïn. Les mêmes motifs nous ont fait ajouter un i dans la prononciation du mot acarfmicien, pour qu'on ne s'avisât pas de dire a-lui-dè-mi-
POLÉMIQUE DE M. J.-M. RAGON
croyons inadmissible. Celui qui veut lire le Dictionnaire d une langue doit en connaître l'alphabet; c'est une lacane grave quand , sous ce rapport, le Dictionnaire est insuffisant. Le nom de ce caractère {g) est gue, et ce n'est que devant e ou i qu'il sonne exceptionnellement je.
Cela connu, gla ne pourra jamais se prendre pour jla.
Ensuite, rien n'est plus vicieux que de représenter la prononciation trissyllabique d'^lg/aépar une indication quadrisyliabique, et ce défaut se reproduit trop souvent dans l'ouvrage de M. Napoléon Landais.
NOTRE RÉPLIQUE
de consulter. Nous ne partagerons jamais cette opinion : du moment qu'une lettre a deux sons, il y en a, par conséquent, un A' exceptionnel ; il faut bien indiquer quand a lieu cette exception.
Jamais l'i nasal, représenté par le signe complexe in, ne se prononce ine quand il se trouve devant une consonne, ou qu'il est final. Le n qui figure dans sa représentation n'est pas la consonne de ce îîom ; c'est un accent de nasalité placé bien à tort à la suite de l'i, au lieu d'être écrit dessus. Si, lorsque vous prononcez on a dit, vous faites entendre un n devant l'a, ce n'est point parce que cette consonne figure dans on, puisqu'elle n'y existe pas, car il serait étrange de penser que nos nasales ont à la fois le son d'une voyelle et d'une consonne, mais parce qu'il
serait trop dur de dire ; " a dit;
pour sauver l'hiatus, causé par la rencontre des deux voyelles, l'usage a introduit une consonne euphonique, et nous prononçons comme s'il était écrit : on-n a dit.
Nous persistons donc à croire que le mot adjoindre est convenablement peint; et que c'est le défigurer inutilement que de l'écrire ad-jo-eindre. Quoique notre i nasal soit quelquefois représenté par un triple ou quadruple signe, comme dans faim, frein, teint, ce n'est pas une rai-
Pardon, monsieur J.-M. Ragon î mais il était impossible d'agir autrement ; et notre conscience ne nous reproche pas d'avoir en cela commis, une faute. Peu importe le nombre de syllabes qui sert à traduire un mot. La prononciation figurée ne doit représenter que le son du mot ; et ce que nous savons , c'est que celte orthographe, annoncée comme fausse, ne trompera jamais personne.
Mais moi qui cherche à m'inslruire,je ne le sais pas! peut et doit répondre l'étranger.
Sans craindre qu'on vienne nous démentir, nous prétendons qu'on prononce on a dit, comme s'il y avait o-na-di, et non point on-na-dit. C'est là du pointillage; mais vous en faites aussi, monsieur le rédacteur.
Nous continuons à persister plus que jamais dans notre croyance raisonnée , que le mot adjoindre ne serait nullement peint figurativement, si l'on se contentait de le représenter d'après les seules lettres de son orthographe. Si c'est un système de notre part, c'en est aussi un devenir le combattre.