‹ Grammaire générale et historique de la langue françaisChapitre 11 sur 139 · QUATRIEME OBSERVATION · texte numérisé non relu

QUATRIEME OBSERVATION

Participe pasié précédé de deux termes véuah ou comparéi.

I. Il a été établi en principe que tout verbe qui a pour sujet deux substantifs du nombre singulier, unis par comme^ ainsi que^ ausù bien que^ de même que^ autant que^ moins que^ plus que^ non n^n» que^ nonplus que ^plutôt que ^ non-seulement^ non^ nonpas^ mais^ etc. , se met au singulier, et s'accorde avec le premier des deux noms, celui qui exprime l'idée dominante, le seox)nd substantif étant le sujet d'une proposition elliptique :

La VÉRITÉ comme la lumière est inaltérable, immortelle.

( Bernardin de Saint-Pierre.)

Je veux que la vertu plus que l'esprit y brille ;

La mère en prescrira la lecture à sa fille. (La Mètromanie,)

II. Ces principes sont applicables au participe passé précédé de deux sujets singidiers , ou d'un complément direct ayant pour antécédent deux termes unis par une locution conjonctive.

Il est d'usage presque général, et le sens le plus souvent ^ge que le participe s'accorde avec le sujet de la proposition principale, quand c'est une comparaison qui est exprimée :

Cest son intérêt, aussi bien que votre félicité^ ûu*t7 a eu e» vue. (Bescher.)

Nous ne pouvons établir ce principe d'une manière absolue, parce que le sens exige quelquefois que l'accord se fasse avec le dernier substantif exprimé; ainsi l'on écrira •

Cestjmins le général que les officiir» Qu'on a blUiés,

attendu qu'il résulte du sens que Tidée du blâme est en rapport plus direct avec officiers qu'avec général.

Dans. l'exemple qui suit, le sens exige, au contraire, que le participe s'accorde avec le terme énoncé le dernier :

On m'a parlé de deux domestiques ^ mais notamment d'Alexis , qu'on a vu dont r appartement où le malheur est arrivé, (Beschcr.)

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