‹ Grammaire générale et historique de la langue françaisChapitre 12 sur 139 · CINQUIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME OBSERVATION

ParUeipe passé précédé de un de^ un des.

Quand un participe est précédé de la locution un de^ un des^ suivie d'un complément, Taccord se fait, selon le sens, ou avec un ou avec son complément.

D'après ce principe, fondé sur la plus rigoureuse logique, on comprend que, pour bien écrire un participe précédé d'un complément direct ayant pour antécédent là locution un de^ un des^ il suflSt de savoir reconnaître quel est celui des deux termes qui représente le complément du participe.

Cette loi de concordance que nous établissons pour le participe lui est commune avec le verbe ; ainsi la granmiaire veut qu'on écrive, en se conformant au sens qui résulte de la phrase :

Cest ON de mes procès qui m'A ruiné ; Et : C'est un des procès qui m'oNT ruiné.

Le premier verbe est au singulier, parce que, dans le premier exemple, qui a pour antécédent un; et le second Verbe est au pluriel, parce que, dans le second exemple, l'antécédent du pronom relatif est procès^ substantif pluriel.

Conformément à ce principe, on écrira :

Uk de mes amis que j'ai visité hier m'a assuré que vous restiéi, (Bescher.) Et : Voilà, parbleu, un des plus honnêtes et des plus consciencieux avocats que faie vus de ma vie. ( Brueys.)

Le marquis de Bedmar est un des plus puissants génies que l'Espagne ait jamais PRODUITS. (Saint-Réal.)

Le participe est au masculin singulier dans le premier exemple, parce que son complément que a pour antécédent le mot un (ami), du genre masculin et du nombre singulier.

Dans le second exemple, le participe est au masculin pluriel^ parce que son complément direct que a pour antécédent avocats^ substantif masculin pluriel.

Page 1