I. He l'inverMon
V inversion {\) est une construction contraire à Tordre analytique; elle consiste ^ans le déplacement des mots et dans la transposition des propositions, contrairement à Tordre déterminé par la succession directe des idées.
Les seules inversions propres de notre syntaxe sont : 1** Celle du pronom, sujet d'une proposition interrogative ou exclamative :
Oses-^u donc parler sans Tordre de ton roi? ( Racine.] Aimez-vota la muscade? On en a mis partout. (Boileau.) Où suisse? qu'ai-;fe fait? que dois-^/c faire encore? (Racine.)
T Celle des pronoms employés comme compléments :
Les louanges corrompent les hommes; elles les remplissent â^ eux-mêmes; elles LES rendent vains et présomptueux, (Fénelon.)
L'inversion, qui était essentiellement propre aux langues anciennes, n'est admise dans notre langue que lorsqu'elle se produit de manière à rendre l'expression plus vive, sans rien ôter à la clarté de la pensée. Toute inverson est mauvaise ou forcée lorsqu'elle ne peut être facilement ramenée à la construction directe et grammaticale.
Nous donnerons quelques exemples de cette figure, en ramenant chacun d'eux à l'ordre analytique :
Déjà prenait l'essor, pour se sauver dans les montagnes, cet aigle dont le vol hardi avait d*abord effrayé nos provinces. ( Fléchi er.)
Ordre analytique. — Cet aigle (dont le vol hardi aimif effrayé d'abord nos provinces) prenait déjà l'essor pour se sauver dans
LES montagnes.
Bien nés sont ceux qui du premier mouvement feraient une bonne action, et qui, après avoir réfléchi, la font encore.
Ordre analytique. — Ceux [qui feraient une bonne action du premier mouvement — *et qui la font encore après avoir réfléchi) sont