V. Verbes hors d'usage
Abominer, v. tr. Avoir en abomination, exécrer :
Quant aux meurtriers et décepteurs , Celui qui terre et ciel domine Les abomine, (C. Marot.)
Si les princes sont touchés de voir le monde bénir la mémoire de Trajan et ABOMINER celle de Néron. (Montaigne.)
Il faut ABOMINER CCS parolcs tyranniques et barbares qui dispensent les souveminsde toutes lois, raison, équité, obligation, (Charron.)
Abscondre, V. tr. Cacher ; du latin abscondere :
Bel-Accueil ne sceust que respondre,
Ainçois se fust allé abscondre, (Roman de la Rose.)
On a dit absconse et absconse pour caché :
As-tu le cuer endurcy plus que pierre ,
De me laisser en cestui bois absconse. (C. Marot)
H est de toutpoinct absconse. (Amyot.)
Accointer, v. tr. Aborder, entrer en liaison :
Personne ne les saluoit ni accointoit. (Montaigne.)
Peu y en a qui considèrent les maulx en eua>-mesmes, qui les yeustent et accoiHTENT, comme feit Socrates la mort. (Charron.)
Accoiser, V. tr. Rendre coi, paisible, tranquille :
Tu fais nicher aux oyseaux
Le frui et de leur amourettes;
Tu accoises les ruisseaux,
Et les bois, hostes des bestes. (J. Iver.)
Adoltériser, v. tr. Altérer, abâtardir :
Voilà comme à présent chascun Vadultérise,
Et forme une vertu comme il plaist à sa guise. (Régoier.)
Amignarder (s'), v. pr. S'amollir; de mignard:
On nepermetloit pas en Gaule aux petits de s'ahigmarder dans le sein de leurs fnères. (E. Pasquier.)
Angoisser, v. tr. Causer de l'angoisse , tourmenter :
L'aveu des angoisses d^autruy m' angoisse matériellement. ( Montaigne.) Je suis tourmenté par le présent, ennuyé du passé, angoissé pour V advenif»
(Charron.)
Ardre, v. tr. Brûler; du latin ardere:
Quila maison de son voisin voit ardre, doit avoir pzur de la sienne. (Nicot.) II. 12