‹ Grammaire générale et historique de la langue françaisChapitre 95 sur 139 · CELA · texte numérisé non relu

CELA

C'est se tromper que de croire à la modestie des poëtes. Cela, s'arrêter à là modestie des poëtes, est se tromper.

C'est un vieil adage, que la santé vaut la richesse. Cela, la sanïé vaut la richesse, est un vieil adage.

C'est l'usage en Egypte d'embaumer les morts. Cela, embaumer Tes morts, est l'usage en Egypte.

C'est d'un roi de protéger les arts.

Cela, protéger les arts, est d'un roi.

C'est à vous de parler.

Cela, parler, est à vous.

C'est merveille que de l'entendre.

Cela, l'entendre, est merveille.

C'est peu de discourir longuement.

CELAy discourir longuement, est peu.

Décomposez de même: C'est beaucoup de..., Cest peu de.. , C'est assez de...

C'est assez qu'il soit malheureux, pour que je prenne son parti. Cela, qu'il soit malheureux, est assez pour que, etc.

Le plus que je puis faire, c'est de vous recommander. Cela, vous recommander, est le plus que je puis faire.

Décomposez de même : Le moins que^ etc.

Le plaisir des bons cœurs, c'est la reconnaissance. Cela, la reconnaissance, est le plaisir des bons cœurs.

C'est cïe qui donna lieu à la vocation d'Abraham.

Cela est cela (proposition principale) qui donna lieu, etc. (proposition subordonnée relative déterminative).

Mon frère est revenu, c'est ce que je désirais.

Cela est cela (proposition principale) que je désirais (proposition subordonnée relative déterminative).

Si je suis triste, c'est qu'on m'a fait des reproches.

Je suis triste (proposition principale), parce qu'on m'a fait des reproches (proposition subordonnée circonstancielle).

Ce (celuirci, ceux-ci, cduUà, ceux4à).

L'aliment de l'âme, c'est la vertu et la justice. L'auhent de Vâme est celui-ci, la vertu et la justice.

La vertu et la justice^ complément déterminatif de celui-ci.

La modestie est belle, enchâssée à j>rqpos,;

Mais hors dé son endroit, c'est la vertu des sots. Celle-ci est la vertu des sots.

C*est là ma maison.

Ma maison est celle-là.

Chez eux, ces hommes sont des despotes ; à la cour, ce sont des valets. Ceox-gi sont des valets.

C'est le lieu de prouver.

Ce lieu est celui deprouver.

De prouver est complément déterminatif de celui.

Ce (ce, cet, cette).

C'est huit heures.

Cette heure est la huitième.

Ce que I Oe qui.

Ce sont les mœurs qui font la bonne compagnie.

Les moeurs sont ce (proportion principale) qui fait la bonne compagnie (proposition subordonnée relative déterminative).

Ce furent les Phéniciens qui inventèrent récriture.

Les Phéniciens furent ceux (proposition principale) qui inventèrent l'écriture (proposition subordonnée relative déterminative).

C'est elle et lui qui vous invitent.

Eus et lui sont ceux (proposition principale) qui vous invitent (proposition sabordonnée relative déterminative).

Ce n'est pas les Trolens, c'est Hector qu'on poursuit» . . , .

Les Troîbns ne sont pas ceux (proposition principale) qu'on poursuit (proposition subordonnée relative déterminative).

Hector est celui (proposition principale) qu'on poursuit (proposition subordonnée relative déterminative).

Ce qui me chagrine, c'est la mauvaise santé de mon père.

Ceu, la mauvaise santé de mon père, est ce (proposition principale] qui me éagrine le plus (proposition subordonnée relative déterminative).

Ce qui m'importe, c'est que vous remplissiez tous vos devoirs. ^ ,

Cela, que vous remplissiez tous vos devoirs, est ce (proposition principale) tiui m'importe (proposition subordonnée relative déterminative).

CTett... qui.

Ccst nous trop souvent qui faisons nos malheurs. Noos SOMMES trop souvent ceux (proposition principale) qui, etc. Cest moi qui ai parlé.

Je suis celui (proposition principale) qui ai parlé (proposition relative déterniinative).

C'est huit heures qui sonnent.

Cette heure qui sonne est la huitième.

Ce sont huit heures qui ont été longues pour moi. Cet huit heures ont été longues pour moi.

C'est... que (pronom relatif).

C'est vous, braves amis, que l'univers contemple.

Braves amis , vous êtes ceux (proposition principale) que l'univers contemple (proposition subordonnée relative déterminative).

C'est à vous que Je parle.

Vous ÊTES CELUI (proposîtioii principale) à qui je parle (proposition subordonnée relative déterminativej.

C'était un heureux temps que celui où j'étudiais encore. Le temps où j'étudiais encore était un heureux temps.

O'eit... que (conjonction).

C'ist dans le sein de la sagesse qu'il avait puisé sa force. Il avait puisé sa force dans le sein de la sagesse.

C'est là que s'arrête mon ambition.

Mon ambition s'arrête là.

C'est là que je demeure.

Je demeure là.

Ce n'est pas que je craigne pour vous, mais c'est que je crois prudent de vous avertir.

Je ne crains pas pour vous (proposition principale), mais je crois prudent de vous avertir (proposition coordonnée).

Si j'ai salué les méchants, ce n'est pas à dire pour cela que j'en sois un. Quoique j'aie salué les méchants [proposition subordonnée circonstancielle), je ne suis pas pour eda un méchant [proposition principale). — Inversion.

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