W GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET HISTORIQUE
â"" Après une phrase dont le sens est interrogatif, quoique la fomie ne le soit pas :
Tu n*as point d'aile, et tu veux voler? Rampe* (Voltaire»)
On ne fait pas suivre du point interrogatifunç proposition subor donnée exprimant Tinterrogation, lorsqu'elle dépend di'une gri»* cipale exprimée sous la forme directe :
Mentor demanda à Idoménée qcelle était la conduite de Protésilas.
(Fénelon.)
IHi point exclamatif.
Le point exclamatif se place après tout mot ou toute propoeitiofl qui exprime l'étonnement, la douleur, la crainte, ^ifin une pensé» ou un sentiment soudain :
Mallieureuse! quel nom est sorti de ta bouche ! (Racine.)
Le point exclamatif se place immédiatement après les interjections et les locutions interjectives :
Eh qdoiI homme, pouvez-vous penser que tout soit corps et matière en voutf
(Bossuet.)
Si les interjections sont répétées, le point exclamatif ne se place qu'après la dernière.
Ij'interjection 6 est la seule qui ne prenne pas de ponctuation immédiate; on n'écrit pas : 0/ cervelle indocile, mais : cervelle indocile! (Molière.)
Le point exclamatif se place après toute proposition dont la forme est inttîrrogatïve et qui exprime la surprise, Tadmiration, etc. :
Quelle grande acquisition vous ave% faite dans cet homme illusirei A qpifKiaf sociei-vous ! (La Bruyère.)
Bes^ pointe susponsifib
On emploie les points suspensifs quand on laisse un sens inacliové, soit par une rélicence calculée, soit dans un mouvement dt* passion qui fait passer rapidement d'une pensée à une autre :
Montre-lui cet écrit... qu'elle tremble... et soudain
De cent coups de poignard que l'infidèle meure. (Voltaire.)
Se la pareaibète.
La parenthèse sert à séparer des autres mots et à isoler, au mHîetf '
DE LJL PONCTUATION. 2Tft
le d'una phrase, une propositioa qu'on pourrait mtraHcher sans 3 au sens général :
Mais un trouble importun vient depuis quelques Joun
De mes prospéritt^s interrompra le cours ;
Un songe {me devrais^e- inquiéter d'un songe!)
Entretient dans mon cosurim chagrin qui le ronge* (Racine.)
Je croyais, moi (ji/ge» de ma simplicité ),
Que l'on devait rougir de la duplicité. (Destouclies.)
y a deux remarques à faire à l'occasion de la parenthèse : édialement avant ou après le premier crochet elle n'admet ine espèce de si^^ie ; tandis qu'immédiatement avant le second het,'c'est-à-dire à la lin de la phrase interjetée, on emploie souou le point interrogatif ow le point exclamatif, conformément ans de la proposition inscrite entre parenthèses, et qu'immé- 3ment après on doit toujours placer le signe de division néahre entre le mot qui précède la parenthèse et celui qui la suit ; ers qui suivent donnent un exemple de cette double ponctua-
O surprise ! ô douleur ! il voit autour de lui Sos soldats ( désormais quel sera son appui ?), ' Compagnons de sa chute, ainsi que de son crime. Sans mouvement, sans voix, étendus sur l'abtme. (L. Racine.)
Ile peut être suivie du point interrogatif ou du point excla* if.'
Hé» guîUemeU.
es guillemets se mettent au commencement et à la hn d'une ion, et souvent même en tête de chaque ligne :
L'homme a dit : « Je sais tout, et j'ai tout déûni;
J'ai pour loi la raison, pour bornes, l'inftni;
L'étude me ravit ù des hauteurs sublimes ;
Do ce globe étonné j'ai sondé les abîmes ;
Est-il quelques secrets cachés au fond des cieux
Que n'ait point pénétrés mon regard curieux? »
Moins fier de sa raison, il eût mieux dit peut-être :
« J'ai su tout expliquer, ne pouvant tout connaître, n (C. Delavigne.)
3S premiers guillemets doivent toujours être précédés du dettX' ts, et les derniers, selon le sens, du point, ou du point intenxH ''y ow dn point exclainatif :
l\ me cria : « Vengeance ! Adieu ; je meurs pour vous! » (Corneille.)
Hb tiret»
5 tiret s'emploie pour éviter la répétition de dit-41, répon^ l, etc., et pour annoncer le changement d'interlocuteur :
y a-t'U déplus beau? — L'univers, — De plus fort? — La nécessité, — De