‹ Grammaire générale et historique de la langue françaiseChapitre 118 sur 153 · GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET HISTORIOUB · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET HISTORIOUB

plus difficile?—' De se connaitre. — De plus facile? — De donner des «trit. —Dr plus rare? — Un vérilahle ami. ( Barthélémy.)

L*homme sourd à ma voix, comme à celle du sagOf

Ne dira-t-il jamais : C'est assez, jouissons?

Hàte-toi, mon ami : tu n*as pas tant à vivre.

Je te rabats ce mot, car il vaut tout un Ipre :

Jouis. — Je le ferai. — Mais quand donc? — Dès demain*

— Eh ! mon ami, la mort te peut prendre en chemin.

Jouis dès aujourd'hui (La Fontaine.)

O fenmie, que veux-tu? — Parthénope, un asile.

— Quel est ton crime? — Aucun. — Qu'as-tu fait ? — Des ingrats.

— Quels sont tes ennemis? — Ceux qu'affranchit mon bras; Hier, on m'adorait, aujourd'hui l'on m'exile.

— Comment dois-tu payer mon liospitalitiJ?

— Par des périls d'un jour et des lois éternelles.

— Qui t'osera poursuivre au sein de ma cité?

— Des rois. — • Quand viendront-ils ? — Demain. — De quel côté ?

— De tous... Eh bien ! pour moi tes portes s'ouvrent-elles?

— Entre, quel est ton nom? — Je suis la Liberté. (C. Delayigne.)

Appendice à la ponctuation.

Une bonne ponctuation, dit Rollin, sert à donner au discours de la clarté, de la grâce, de Tharmonie ; elle soulage les yeux et l'esprit des lecteurs et des auditeurs en faisant sentir Tordre, la suite, la liaison et la distinction des parties; en rendant la prononciation naturelle, et en lui prescrivant de justes bornes et des repos de dîffi^ rentes sortes, selon que le sens le demande.

La ponctuation, en effet, soulage et conduit le lecteur; ellelm indique les endroits où il convient de se reposer, et, dit l'abbé Girard, elle contribue à Thonneur de Tintelligence, en dirigeant h lecture de manière que le stupide paraisse, comme Thomme d'esprit, comprendre ce qu'il lit; elle tient en règle l'attention de ceux qui écoutent, et leur fixe les bornes du sens ; elle remédie aux obscurités qui viennent du style.

D'après ces principes, il est évident que la ponctuation a été réglée sur les besoins de la respiration, combinés avec les sens partids qui constituent les propositions totales. Voilà pourquoi nous avons associé aux repos de la respiration les repos des objets. Si Ton n'avait eu égard, en effet, en fixant les signes de la ponctuation, qu'aus. besoins de la respiration, le discours aurait dû se partager en parties à peu près égales, et souvent on aurait suspendu maladroitement un sens qui, par cela même, seraitdevenu inintelligible. D'un autre côté, si Ton ne s'était proposé que la distinction des sens partiels, sans égard aux besoins de la respiration, chacun aurait placé les carac* tères distinctifs selon qu'il aurait jugé convenable d'anatomiser plu^ ou moins les parties du discours : Tun l'aurait coupé par masses énormes qui auraient mis hors d'haleine les lecteurs les plus intrê-

Page 1