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ET GRAMMATICALES

i, ençloyé comme préfixe, ajoute au terme principal une idée teûdaÂce, de continuité, de progrès :

to (bête), rendre plus bôtc. Ajouriœr (jour), remettre à un autre NXaft (doux), rendre plus doux. jour.

yWDiR (grand), rendre plus grand. Ajuster (iuste), rendre plus juste.

ERRIR (guerre), rendre propre à la Alentir (lent), rendre plus lent,

œrre. Apetisser (petit), rendre plus petit.

i se change en ad devant les simples qui commencent par \mj :

$tiÊSÊ( joindre), SkiovitQTy associer h, Adhiger (juger), juger en faveur de, ■B (jurer), supplier, sommer. accorder.

Use trouve en outre dans un grand nombre de mots dérivés du r!,.et formés de primitifs commençant par une voyelle, une A mé consonnes, v:

PIER (ad, aptare). Advenir (ad, venire),

■MlliLli (ad, mini^trare). Adverbe (ad, verbum),

mai/pid, mirari). Adversaire (ad, versus).

\vant toute autre consonne, la consonne initiale du simple se lotftiilc ; ainsi f on écrit : accumuler^ affamer^ allaiter^ annotéf, patttTïV, arrondir^ assujettir ^ attribuer, Dans un très-grand nombre de mots, a n'est pas un préfixe et t partie de la racine primitive du mot, comme dans âpre^ âme^ S'fe, art, etc.

^^ns un ti*ès-grand nombre de mots, Teuphonlea remplacé Tune ^ lettres par l'autre, ainsi on a écrit :

Guarir, puis guérir, seul usité aujourd'hui.

Sarge, — serge, —

Merquê, — marque, —

Merri, — marri, . —

n, ai

322 GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET HISTORIQàX.

Les deux fonnes ont été même simultanémrat en usage; m^ à la cour, on disait sarge et merri^ tandis qu'à Paris on prononçait serge et marri^ mots que Tusage a définitivement consacrés.

Abécédaire, alphabétique.

La synonymie de ces deux mots est dans leurs rapports avec les lettres de Talphabet ; leur différence est dans la différence même de ces rapports. Abécédaire exprime la chose quant au fond; alpker bé tique la désigne quant à Tordre. Un ime abécédaire est celui cpi contient les lettres de Talphabet, et, par extension, quelques notions élémentaires de lecture. Une liste alphabétique est celle qd présente des noms ou des mots disposés suivant Tordre des letlns dans Talphabet. Abécédaire éveille donc une idée de commencement^ de début; alphabétique^ une idée de suite et de classement; aussi Ton dit une ignorance abécédaire, et non une ignorance alphabér tique.

Ablatif.

Vablatif{l) marque Téloignement, la séparation et lepointdedé* part, Torigine, la cause, Tinstrument, la manière, le moyen, lan»* sure, la partie, Tabondance, la disette, etc. Ces différents rapports s'expriment ordinairement en français au moyen des prépositions cfe, par^ avec^ suivies d'un nom ou d'un pronom, ou par dont^ dej»} duquel^ desquels^ d'oii^ etc. En voici quelques exemples :

Montrer à la fortune que vous êtes affranchis de son pouvoir. ( D'Agaeaseau.)

Tout amour yient du ciel ; Dieu nous chérit, il s'aime. (Voltaire.)

Montrez en expirant de qui vous êtes née. ( Racine.)

Fontenelle est le premier qui ait orné les sciences des grâces de Vimaginaiioi^'

(Thomas.)

Les vents agitent, Tair d'heureux frémissements . [ Racine. )

Tout mûrit par le temps, tout s'accroît par l'usage. (Voltaire.)

n faut faire la guerre avec le fer, et non point avec l'argent. (Bossuet.)

Dieu veut être honoré du cœur, et non des lèvres. (Fénelon.)

Le fléau de la discorde inonde encore la terre du sang de ses habitants.

(Massillon)

Louie, les animant du feu de son courage,

Se plaint de sa grandeur qui l'attache au rivage. ( Boileau.)

On appelle ablatif absolu une sorte de proposition dans laqui

(1) Ab, lom de; latus, porté; lat Le sixième cas des noms, des pronoms et^ acUectife latins.

mSERVATIONS GOMPLÉMENTAIRES. 323

tous les mots déclinables sont à Tablatif, et figurent comme complément circonstanciel. Nos différentes propositions participes représentent V ablatif absolu.

Voici un exemple de Tablatif absolu :

Eux venus, le lion sur ses ongles compta. (La Fontaine.)

Quand cet ablatifs ou plutôt la forme qui y répond en français, 36t répétée dans une même phrase, il résulte le plus souvent une construction lourde, traînante et obscure ; lorsqu^au contraire cette farme est employée une seule fois dans une période, elle donne au linours de la rapidité et de la concision, et présente une constructioD agréable, même en poésie :

Huit ans déjà passés, une impie étrangère

Da sceptre de David usurpe tous les droits. (Racine.)

Je me fais un plaisir, à ne voua rien celer,

De pouvoir, moi vivant, dans peu les désoler. (Boileau.)

Able.

Able^ finale dérivée du celtique able^ habile, propre à, et ajoutée à beiRicoup de radicaux, forme une classe nombreuse d'adjectifs qui BaqfHiment la nature, Taptitude, la disposition, Thabitude : ■ Abordable^ qu'on peut aborder.

4dorable^ de nature à être adoré.

Agréable^ dont la nature agrée, plaît.

Charitable^ qui est disposé à la charité.

Concevable^ qu'on peut concevoir.

Croyable^ qui doit être cru.

Curable^ qu'on peut guérir.

Respectable^ qu'on doit respecter.

Solvable^ qui peut payer.

Vraisemblable^ qui a l'apparence du vrai.

(Voir Emploi des adjectifs terminés en able, 1. 1, p. 122.)

Aboif aboiement.

Les poètes emploient indifférenmient l'un pour l'autre. Dans la prose, ces deux paronymes, onomatopées imitatives du cri du chien, ont des nuances bien marquées : aboiement exprime le cri du chien iBn général , c'est le terme qui désigne le langage naturel et corninun à toute l'espèce ; aboi est le cri particulier et comme la langue içprise du chien domestique ; cette distinction est très-bien marquée dans les exemples qui suivent :

Le chien donne Vqlarme par des ABomfmTf réitérés, (BolBiDiL)

324 GRAMMAIMS GÉNÉRALE VT lllttll«UQ|UB.

I'aboiement est converti en hurlement plainHf et prol/Mgé, qiumd le àkntd inquiet et dénonce un danger, (Le môme.)

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