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GRABIMÀIRE GÉNÉRALE ET HISTORIQUE

équivalent, car, si nous changions qu'il vous a fait entendre^ du second exemple, en qu'il vous a exprimés^ et qui l'ont fait c(nxrir, du troisième, en qui l'ont répandue^ nous dirions d'un côté plus que Molière, et de Tautre, moins que Corneille.

Quant à faire mourir ^ il est intraduisible.

Participe pasié ayant pour complément un infinitif

soiu-entendu.

Après les participes du^ pu^ voulu^ permis^ on ellipse souvent rinfinitif ; dans ce cas, le participe est invariable, attendu que le pronom qui le précède est le complément de Tinfinitif sous-entendu :'

Je lui ai lu mon épîire posément ^ jetant dans ma lectvre toute la force que f t PU. (Boilcau.)

C'est-à-dire, jetant dans ma lecture toute la force que fai pu ji-rrER.

// a fait pour le bien recevoir toutes les dépenses que sa fortune lui a pebmis.

C'est-à-dire, que sa fortune lui a permis de faire.

Voui ne lui ave% pas adressé tous les remerdments que vous auriei tù.

C'est-à-dire, que vous auriez dû lui adresser.

Dans tous ces exemples, le complément qui précède le participe est sous la dépendance d'un infinitif sous-entendu, lequel est le véritable terme complémentaire de Tinfijiilif.

Observation. — Dû^ permis^ voulu^ s'emploient quelquefois dans le sens transitif; alors le participe a une signification complète , et ne ré^t aucun terme sous-entendu.

Ainsi Ton écrit avec accord :

Il m'a compté hier les sommes Qu*t/ m*a dues pendant dix ans.

Je tiens à user des libertés que les lois et la morale ont toujours permises.

i/ faut vouloir fortement les choses Q\i*on a une fois voulues.

Participe patte ayant pour complément on nropotition subordonnée exprimée ou tout-entenane.

Le participe passé placé entre deux que^ c'est-à-dire employé dans une proposition incidente, suivie d'une proposition subordonnée, est invariable.

La lettre que j'ai PRisuMé que vous recevrie% est enfin arrivée. (Marmontel.)

Le premier que est un pronom relatif représentant lettre^ son antécédent; le second que est une conjonction qui unit la proposi-

su PARTICIPE. 23

tien vous rece%*riez au passé indéfini a présumé^ sous la dépendance duquel elle est piaece ; le seul complément direct de la phrase, que employé pour lettre^ est donc régi par recevriez^ et ne dépend en aucune façon du participe, qui, conséquemment, reste invariable.

En analysant la phrase, nous avons :

1" MiOPOsmON : IxL lettre vient d'arriver^

2* PROPOSITION : J'ai présumé (cela)

3* PROPOSITION : (Que) voua recevriez que (laquelle lettre) .

Il peut arriver qu'il y ait ellipse de la proposition subordonnée; dans ce cas, le participe reste encore invariable^ car alors il a pour complément la proposition sous-entendue, et le pronom qui le précède est sous la dépendance du verbe de cette môme proposition :

S'il avait demandé M. de Fontenelle pour examinateur, je lui aurais fait tau» les vers Qv*il aurait volxu. (Voltaire.)

C'est-à-dire, je lui aurais fait tous les vers qu*î7 aurait voulu que je lui fisse.

VarUeîpe passé précédé de T, eomplément dlreei*

Le participe passé a quelquefois pour complément direct le pronom élidé /', représentant soit un nom^ soit un adjectif y un infinitif ou une proposition.

1® Si r représente un nom, le participe est alors variable^ et prend le genre et le nombre du mot dont il tient la place :

Cette nouvelle, vous Vavei donc crlb? — Je Vai crub.

C'est-à-dire, vous avez donc cru ï^lle? j'ai cru elle. Si nouvelle était employé au pluriel, /' qui le représente se traduirmt très-bien par les^ et Ton dirait :

Ces nouvelles, vous les avei donc cuvEst-^Je les ai crues.

2® Si r représente une proposition, le participe est alors invariable :

Sa vertu était aussi pure qu'on l* avait cru jusqu* alors, ( Vertot.)

Qu'est-ce qu'on avait cru? Est-ce sa vertu? Non; mais on avait cru que sa vertu était pure. Le pronom élidé /' est ici du genre neutre, et conséquemment est invariable ; il équivaut à cela^ expression implicite qui renferme en elle cette proposition : qu'elle était pure.

Si l'on faisait passer ce dernier exemple du singulier au pluriel, aurait-on :

Ses vertus étaient aussi pures qu'on les avait crues?

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