IL S
OG GRAMMAIRE GKNÉR.iLE ET IIISTORIQUi:.
Ce sont des vérités stériles; un sentiment est mille fois Au-oEssiis. (VolUire.) La guerre civile, la guerre étrangère, le feu au dedans et au DEnoM. (Bossiiet) llérode fit tuer tous les enfants de Vâge de deux ans et Air-DESSors. (Acaddmie.)
Les esprits de ce temps
Qui, tout bl&ncs au dehors, sont tout noirs au dedans, (Boileafi*}
il. Autour et avant ^ modifiés par un des advcr!)os pltts^ moînê^ «/, très^ bien^ tout, trop^ en, etc., s'emploient toujours adverbialement :
// regardait toit autour si on le suivait. (Acadt^mie.)
N'allons pas plus avant, demeurons, chère OEiione ;
Je ne me soutient plus, la force m'abandonne. ( Racine.)
Je n'ai pas le loisir d'aller bien avant dans cette tnatière. (Bossuet.)
Moi, je Texcuserais ! Ah ! vos bonites, Madame,
Ont gravé trop avant ses crimes dans mon àme. ( Racine.)
Aussi, si.
i. Aussi exprime la comparaison; s/, la comparaison et l'extension :
// est AUSSI brave que César. Il n'est pas si brave que César. Il est si brave qu*it vaincra.
De la philosophie à Vtmpiété, il y a aussi loin que de la religion au fanatisme.
( Diderot.)
Numa fit la religion aussi sérieuse, aussi grave et modeste, que les ténèbres de l'idolâtrie le pouvaient permettre. (Bossuet.)
La fortune est si extravagante qu*il n'y a rien qu'on nepuisse attendre de son êaprice. (M"* de Se vigne.)
Les hommes sont en général si fourbes, si envieux, si cruels, que quand on en trouve un qui n'a que de la faiblesse on est trop heureux, (Voltaire.)
// n'y a si petit État qui ne puisse nourrir un grand homme.
(Bernardin de Saint-Pierre.)
La vanité de l'homme est la source de ses plus grandes peines; il n'y a personne de SI parfait et de si fêté à qui elle ne donne encore plus de chagrin que de plaisir.
(J.-J. Rousseau.)
II. Aussi^ si^ se joignent aux adjectifs, aux participes et aux adverbes :
// est AUSSI BONf AUSSI AIMÉ que vous. Il est si bon, si aimé. // lit aussi peu que
vous. Il lit SI PEU.
Il fallait, pour résister à tant d^ armées jointes ensemble, des troupes aussi expértmentées que les nôtres. (Flûchier.)
La langue du singe a paru aux anatomistes aussi parfaite que celle de l'homme.
(Buffon.)
(V. Autant y tant^ p. 68.)
DE L ADVERPE. 67
111. Pour exprimer une comparaison, on emploie ordinairement «11551 dans les propositions affirmatives, et si dans les propositions négatives
L'âne est de son naturel aussi sensible, aussi patient, aussi tranquille, que le skeval est fier, ardent, impétueux. (Buffion.)
Le plaisir de l'étude est aussi tranquille que celui des autres passions est inquiet. (Girard.)
Le lait de la femelle du buffle n*est pas si bon que celui de la vache. (BufTon.)
On a beau déclamer contre l'espèce humaine, les hommes ne sont pas si corrompus qu'on le suppose. (J.-J. Rousseau.)
Il n'y a point de sols si incommodes que ceux qui ont de l'esprit.
( La Rochefoucauld. )
Kien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ;
Mieux -vaudrait un sage ennemi. (La Fontaine.)
Observation. — Aussi ^ 5/, ne sont plus employés aujourd'hui pour modifier des locutions adjectives ou adverbiales ; ainsi, au lieu de dire, comme M"* de Sévigné : Je trouve cette pauvre tante couchée SI A SON AISE, etc. , on doit dire : si fort à son aise.
Les phrases suivantes ne sont pas plus correctes :
Il sont AUSSI EN COLÈRE l'un que l'autre.
J'étais SI À l'aise dans celte campagne, et tout était si À ha convbnaiicb, que j'y aurais volontiers passé ma vie.
Aussi, non plus.
Dans le sens de également^ pareillement^ on emploie aussi dan« les propositions aflSrmatives, et non plus dans les propositions négatives :
Il A uontré AUSSI un grand courage.
Il N*A PAS MONTRÉ NON PLUS uu grand courage.
Telle est la loi de Tunivers :
Si tu yeux qu'on t*épargnc, épargne aussi les autres. (La Fontaine.)
S'il n'est pas juste qu'il puisse entrer dans les terres de ses voisins, il n'est pas juste NON PLUS que ses voisins puissent entrer dans les siennes. (Fénelon.)
Le dix-septième siècle, comme le dit très-justement M. Génin, dans son Lexique comparé de la langue de Molière, conservait aussi même après la négation exprimée, qui aujourd'hui commande non plus :
Ragolin fit entendre à la Rancune qu'une des comédiennes luy plaisait infiniment. El laquelle ? dit la Rancune. Le petit homme étoit si troublé d'en avoir tarU dit, qu'il respondit : Je ne sçay. — Ni moi aussi, dit la Rancune. (Scarron.)
Ces paroles ne peuvent donc servir qu'à vous convaincre vous-même d^impos Uire, et elles ke servent pas aussi davantage pour justifier Vasques. (Pascal.)
68 GRAMM.ilRE GÉNÉRALE ET HISTORIQUE.
Le rot ne pouvait consentir à la déclarer régente, et Jiz se pouvait aussi résoudre à partager l'autorité entre elle et Monsieur, (La Rochefoucauld.)
Comme les prédicateurs ne pensent pas à les rendre meilleurs, ils ne pensent pas AUSSI à le devenir. (La Bruyère.)
L'action que vous faites n'est pas d'un gentilhomme , et ce n^est pas en geniil' homme aussi que je veux vous traiter, (Molière.)
La faveur du prince n'exclut pas le mérite, et ne le suppose pas aussi.
(La Bruyère.)
Quiconque ne voit guère,
N*a guère à dire aussi. (La Fontaine.)
Autant, tant.
I. Ces expressions comparatives servent à modifier les adjectifs et les verbes ; autant s'emploie dans les propositions affirmatives, tant dans les propositions négatives :
La couronne de France est autant au-dessus des autres couronnes du monde que la dignité royale surpasse les fortunes particulières, (Bossuet.)
/'aime Horace autant que je l'admire. (Bufifon.)
Cette princesse a soulagé autant de misérables qu'elle a connu de véritables misères, (Fléchier.)
// n'y a rien qui exhorte tant à savoir bien mourir que de n'avoir point de plaisir à vivre. (Voiture.)
. . . Rien n'est tant à nous que notre volonté. (Rotrou.)
Rien ne menace tant d'une chute funeste qu'une autorité poussée trop loin,
(Fénelon.) •
II. Autant s'emploie quelquefois pour aussi avec les adjectifs; mais la place qu'il occupe dans la proposition n'est pas la même; aussi précède l'adjectif, et autant le suit :
Cette qualité est aussi estimable que rare.
Cette qualité est estimable autant que rare.
Votre refus est juste autant que ma demande. (Corneille.)
Quand ils voudront fléchir votre sévérité,
Soyez impitoyable autant qu'ils l'ont été. (Ponsard.)
m. Tant exprime encore l'extension et la quantité :
Cette tragédie offre tant de beautés, que je l'aurais crue de Racine. (Fabre.)
Tant de coups imprévus m'accablent à la fois,
Qu'ils m'ôtent la parole et m'étôuffent la voix. (Racine.)
I Y. Autant , tant^ se joignent aux participes passés, lorsqu'ils éveillent une idée d'action ; aussi se joint à ceux qui expriment simplement la qualité :
Cet homme est autant estimé qu^aimé. Paris n'est pas aussi peuplé que Lonâfee,
(Bonifaco.)' -
DE l'adverbe. 69
L*abus des vérités doit être autant puni que Vintroduction du mensonge. (Pascal ]
.... Du Nil fécond, l'urne au loin tant cherchée, Épanchant ses trésors reste toujours cachée. ( Ducis.)
V. Après autant^ aussi ^ si, on emploie que et non (romm^ pour unir le second terme d'une comparaison au premier :
// est AUSSI brave que son épée.
Avec aussi peu de raison qu'en ont les hommes, il leur faut autant de préjugés Qv*ils sont accoutumés d'en avoir. (Fontenelle.)
L'emploi de comme pour que est aujourd'hui considéré justement comme une faute, et Ton ne dirait plus, avec Corneille :
Songe que je suis fille aussi bien comme amante ;
mais : Songe que je suis fille aussi bien Qu'am^tnte.
Au moins, du moins,
I. Au moins ^ qui signifie pour le moins ^ exprime une idée plus faible que celle qui est énoncée dans la proposition précédente :
L'ironie par elle-même n'a rien de tragique ; il faudrait au moins qu'elle fût noble. (Voltaire.)
Si Von n'est pas maître de ses sentiments, au moins on l'est de sa conduite.
(J.-J. Rousseau.)
Je me contenterai de rapporter seulement ce qui me regarde, ou au moins les choses dont j'ai été témoin. (La Rochefoucauld.)
// n'y a point de famille un peu à son aise qui n'ait sa provision d'argent assurée au moins pour vivre un an. (Bernardin de Saint-Pierre.)
II . Du moins est un terme de restriction qui équivaut à néanmoins., quoi qu'il en soit., cependant., etc. :
Puisque les dieux nous ôtent l'espérance de vous voir régner au milieu de nous, DU moins aidcA-nous à trouver un roi qui fasse régner nos lois. (Fénelon.)
Et si de t'agréer je n'emporte le prix,
J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris. ( La Fontaine.)
Si ce n'est point un crime de ne pouvoir régler les mouvements de son cœur, t'est DU moins un grand malheur. (Du clos.)
La plupart des enfants aiment le vin, ou du moins s'accoutument fort aisément à en boire. (Buffon.)
J'aime à voir quereller les méchants ;
. C'est un repos du moins pour les honnêtes gens. (Collin d'Harleville.)
On trouve très-souvent au moins employé dans ce dernier sens ; et dans bien des cas ces deux locutions se prennent Tune pour Tautre.
Bien, beaucoup.
Ces deux adverbes ont une très-grande analogie de signification quand ils sont employés pour exprimer la quantité, mais ib n'ont pas le même sens.
I. Bien^ dérivé du latin bency altération de boney signifie d'uns bonne manière, bonnement, et ajoute à Tidée de quantité une idée d'appréciation :
De BIEN des gens, il n'y a que le nom qui vaille quelque chose. (La Bruyère.)
// a BiBN de l'esprit. (Pascal.)
Les méchants ont Bim de la peine à demeui er unis. ( Fénelon.)
Bien des choses ne sont impossibles que parce qu'on s'est accoutumé à les regarder comme telles. (Duclos.)
Bien du sang aura coulé ce soir! (G. DelaYigne.)
Bien des dates manquaient à ce journal sans suite. (Lamartine.)
II. Beaucoup, formé de beau et coup^ s'écrivait toujours, autrefois, en deux mots ; c'est seulement à partir du dix-septième siècle qu'on l'a écrit en un seul et qu'on Ta substitué aux adverbes moult et prou.
Il exprime la quantité simple :
J'ai passé beaucodp de temps dans l'étude des sciences abstraites. (PascaL)
Le régal fut petit et sans beaucoup d*apprêts. (La Fontaine.) Les hommes font beaucoup d'inj^istices sans méchanceté, (Duclos.)
Si Ton compare ces phrases avec celles que nous avons citée» plus haut, on sentira quelle différence résulte de l'emploi de bien et de l'emploi de beaucoup.
Quand Pascal dit : // a bien de l'esprit , il donne à sa pensée un sens net et précis ; ce qu'il n'aurait pas fait, s'il eût dit : // a beaucoup d'esprit.
£t quand Duclos dit : Les hommes font beaucoup d'injustices sans méchanceté y il exprime une idée purement générale ; s'il eût écrit BffiN des injustices y il eût donné à sa phrase un sens précis en désaccord avec sa pensée.
Ces différences se sentent sans qu'on ait besoin de les expliquer dans les phrases qui suivent : Il y a bien du monde ici, et II y a beaucoup de monde id. Il a bien de la peine à réussir; Il a eu BEAUCOUP de peine à faire son chemin.
L'article , qui précède toujours le complément de bien , et la
DE LÀDVERMS. 71
préposition tfe, qui se joint toujours à celui de beaucoup^ concourent matériellement à exprimer la dilférence de sens que nous indiquons.
III. Lorsque beaucoup précède les adverbes;?/!/^, motn^, modifiant un adjectif, on le fait quelquefois précéder de la préposition de :
// est DE BEAUCOUP PLUS savant que son frère.
Il serait moins énergique de dire : // est bekvcoxj? plus savant.
IV. Mais si beaucoup modifie un verbe ou un adjectif qui le précède, la préposition de est de rigueur :
H est plus savant de beaucoup que son frère.
Le ekrgé, sous le ministère de la reine Anne, a repris des forces, et il s'enrichit tous lésons de beaucoup. (Montesquieu.)
Le despotisme est préférable de beaucoup à l'anarchie. (Lamennais.)
La science qui éclaire et la foi qui console, en prolongeant indéfiniment l'espérance, diminueîit de beaucoup l'impression du malheur, (C. Nodier.)
Le christianisme, la dernière religion qui ait paru sur la terre, est de bbaccoop aussi la plus parfaite. (V. Cousin.)
V. // s'en faut beaucoup exprime une différence de qualité entre deux personnes ou deux choses :
Le cadet n'est pas si sage que l'aîné, il s'en faut beaucoup. (Académie.)
VI. // s'en faut de beaucoup exprime une différence de quantité :
Il s*en faut de beaucoup que la somme y soit. (Académie.)
Le pays n* est pas peuplé à proportion de son étendue, U s'en faut de beadcovp ; mais, tel qu'il est, il possède autant de sujets qu'aucun Etat chrétien. (Voltaire.)
Bien, fort, très.
I. Bien et fort sont des adverbes qui se joignent aux verbes, aux adjectifs, aux participes, aux adverbes et enfin à toutes les expressions qualificatives et adverbiales :
Ils «'acquittent bien de leur devoir, (Pascal.)
Le talent d'un auteur consiste à bien définir et à bien peindre.
// faut être bien fort ou bien fou pour oser être intolérant. (Voltaire.)
Le véritable courage est bien opposé à la témérité, qui n'examine rien,
(Fontenelle.) Voilà qui est bien pensé, bien imaginé. (Académie.)
Il y a BIEN À profiter auprès de vos docteurs. ( Pascal.)
Je présente mes respects à Leurs Excellences, et je les prie bibn iNSTAmfBNT ée me conserver dans leurs bontés, (Voltaire.)
y aime fort les Journaux quand iU sont bien écrits. (Andrienz.)
On lui dit qu'à trois ou quatre journées de là il y avait un temple fokt famiox et FORT rnÉQUENTé. (La Fontaine.)
Quelle raison aurais-jc à combattre vos vœux?
Le parti de soi-niOmu est fort avantageux, (Molière.)
Nous avons dans nos climats des végétaux qui ont des eonvênanees et ie$ opp^ sitions PORT étranges arec les reptiles, (Bernardin de Saint-Pierre.)
Cet ouvrage est fort estimé des savants, (Acadt^mie.)
Cette entreprise lui tient fort au cœur. ( La môme.)
// a été longtemps gêné, mais aujourd'hui il est fort à son aise.
IL Jrè.v, dérivé du latin ter^ trois fois, n'est pas, à proprement parler, un adverbe, mais une simple particule augmentative qm ne se joint qu'aux adjectifs, aux adverbes et aux participes passés à l'état d'adjectifs, auxquels on peut donner le sens du superlatif :
Un sage confident,
Conseiller très-sensé d*un ici très-imprudent. (Boileau.)
C'est une très-mauvaise po//^V/t/e de changer par les lois ce qui doit être (Jiançé par les manières. (Montesquieu.) «
Je suis TRÈs-st'RPRis de sa résolution, triss-affligé de le voir prendre ce parti.
Les hommes sont très-rareuekt dignes de se gouverner eux-mêmes, (Voltaire.)
III. Mais très ne se joint ni aux participes passés qui ne sont pas considérés comme adjectifs, ni conséquemment à «aucun des verbes pronominaux.
On ne doit donc pas dire :
Gênes était toujours très-mexacée par les Piémontais, (Voltaire.) Je m'en suis très-repenti. — Cette nouvelle s'est très-répandde.
Il est plus incorrect encore de le joindre à un substantif ou à une expression qualificative complémentaire; ainsi ces constructions, défendues par quelques grammairiens : ^mr très-faim, très-soif, TRÈS-CHAUD, TRÈS-FROID; Être TRÈS en peine ^ très àja gêne^ très à son aise^ doivent leur être abandonnées.
Si Marivaux a dit : Nous étions partis très-matin de cette ville; et si l'Académie dit elle-même : // s'est levé très-matin, c'est que matin est ici employé comme adverbe.
Combien, que.
\, Combien modifie un verbe ou un adjectif :
Combien vooLEz-i;ot«, dit cet homme, pour me mener en droiture ? (Voltaire.) Combien est faux ce que vous avance*. (Pascal.)
Tu sais combien tehible en ses soudains transports,
De nos dessins souvent il rompt tous les ressorts. (Racine.)
11. Mais il ne doit jamais se joindre k un des adverbes bien^ très^ fort^ extrêmement; celte phrase :
GovBiEii les grands sont extrêmement malheureux d*être toujours trompés;
présente une construction vicieuse, dans laquelle extrêmement forme pléonasme.
m. Il en est de même de Tadverbe que; et ces vers de Crébillon renferment une faute de la même espèce :
Hélas ! apriîs les pleurs que j*ai versés pour vous, Que cet heureux instant me doit 6tre bien doux !
Bien est de trop.
Boileau cependant s'est exprimé d'une façon très-correcte, quand il ^ dit :
Que tu sais bien, Racine, à Taide d*un acteur, Emouvoir, étonner, ravir un spectateur! (Épitro VII.)
Dans ces vers, il n'y a pas pléonasme : que et bien ne modifient pas séparément le verbe ; ils forment une seule expression adverbiale dans laquelle que figure comme le modificatif de bien.
Selon l'Académie, combien employé dans le sens de à quel point doit toujours tomber directement sur le verbe :
CoMBfEN il m*E8T pénible de vous parler ainsi !
Les vers de Racine que nous avons cités plus haut prouvent qu'il est des cas où le rapport peut être moins directement marqu('', sans qu'il en résulte la moindre obscurité.
Comment, comme.
I. Comment signifie de quelle sorte ^ de quelle manière^ et, comme dit Vaugelas, comme quoi :
Je ne sais comment il peut subsister. (Académie.)
N*examine% pas combien un homme sait, mais comment il sait. (Montaigne.)
Garde%-vous d'apprendre à vos ennemis comment ils peuvent vous faire du mal.
(M"« de Staël.)
La parole est un attribut de notre nature, et si nous ne savons pas comment nous pensons, il faut avouer que nous ne savons guère mieux comment nous parlons.
(Andrieux.)
II. Dans ce sens, il s'emploie dans les interrogations, et très-souvent aussi il se dit au lieu de pourquoi :
Comment se faire craindre sans danger d'être Jiat? Comment se faire aimer perdre un peu d'autorité? (Fléchier.)
Comment en un plomb vil Tor pur s*e8t-il cliangé ? (Racine.)
Comment n'avei-vous pas appréhendé de vous faire passer pour des impmimmt
(PMcaL) Comment n'ouvraient'ils pas Us yeux? (Bossuet.)