IV. Comme s'emploie très-souvent dans le sens de comment
Vous voye% comme les empires se succèdent les uns aux autres, (BoEsnet.)
Je vous ai mandé comme un voyage de M. de Chartres avait dérangé le nôtre:
(M-« do Sévigné.)
Un cœur né pour servir sait mal comme on commande. (Gorneffl^)
V. Mais il ne s'emploie jamais dans les interrogations. A un provincial qui disait à Fontenelle : Comme vous porteZ'Vùùs? cdxàrA répondit malignement : Comment vous voyez.
Au dix-septième siècle, cette forme était encore en usage :
Tout s*est-il, ces deux Jours, passé de bonne sorte ?
Qu'est-ce qu'on fait céans? Comme est-ce qu'on s'y porte? (MoliiM)
Mais aujourd'hui elle est tombée en désuétude, et s'en servir est moins une prouve de savoir qu'un indice de mauvais goût.
Davantage, plus, le plus.
I. Davantage et plus sont des adverbes de comparaison dort remploi est distinct.
II. Plus^ toujours suivi du second terme de fa comparaison, est inséparable de la conjonction que :
Il faut aitner sa patrie plus que sa famille. (Fén^o.)
La paresse est plus dangereuse que la vanité. (Académie.)
La confiance fournit plus à la conversation que l'esprit. (La Rochefoucauld*)
DE l'adverbe. 75
m . Davantage^ qui doit toujours être placé au contraire à la fin de la proposition, ne peut et ne doit jamais être suivi du second terme de la comparaison :
La vanité est dangereuse ; la paresse l'est DAVAirrAce.
Quelque prompt que soit un mouvement, on peut en concevoir un qui le ÊOit da> VARTAGC (Pascal.)
La modération est comme la sobriété • on voudrait manger davantage, mais on ermaidese faire mal. (La Rochefoucauld.)
Le Télémaque a fait quelques imitateurs; les Caractères de la Bruyère en ont produit DAVANTAGE. (Voltairc.)
// est attaché à la nature qu'à mesure que nous sommes heureux, nous voulons r^fre DAVANTAGE. (Montcsquicu.)
Observation. — Plus peut figurer à la fin d'une proposition, 1* Dans les oppositions :
De quoi m*ont profité mes inutiles soins?
Ta me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins. (Racine.)
2^ Quand il est modifié par un des adverbes encore^ hien^ beauamp^ etc. :
Ses vers me plaisent; mais sa prose me charme encobe plus, beaucoup plus, bien