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On dirait bien aussi : encoj-e davantage, bien davantage.

lY. Davantage ne peut précéder ni un adjectif ni un paiticipe : davantage savant^ davantage instruit^ pour plus savant^ plus m- Hruit^ sont des barbarismes.

V. On n'emploie plus aujourd'hui, comme au dix-septième âède, davantage que pour plus que :

n n'y a rien qui chatouille davantage que les applaudissements. (Molière.)

// n'y a rien que je déteste davantage que de blesser la vérité. (Pascal.)

Quel astre brille davantage dans le firmament que le prince de Condé n'a fait ians l'Europe? (Bossuet.)

La faiblesse de la raison de l'homme paraît bien davantage en ceux qui ne la connaissent pas Qu'en ceux qui la connaissent. (Pascal.)

Je ne doute pas que cet excès de familiarité ne révolte davantage que nous ne twunes blessés de leurs prosternations, (La Bruyère.)

Il faut dire : plus que,

VI. Davantage n'admet pas non plus de complément précédé de la préposition de; ainsi Ton ne dirait plus, conune Malherbe :

Tu vas à qui te fuit, et toujours te réserves A souffrir, en vivant, davantage d'ennuis.

76 GRAMMAIRE GÉNÉRiLE ET HISTORIQUE.

On dirait très-bien cependant :

Ceci me venge davantage des sottises d'autrui.

Je suis flatté de plaire à un homme comme vous, et je le suis encore datahtao de ta bonté que vous ava, (Voltaire.)

Ne tious étonnons pas, et ne nous effrayons pas davantage des reproches pie kt sciences morales ont encourus. (Guizot.)

parce que dans ces phrases le complément qui suit de dépend, non de 1 adverbe davantage^ mais du verbe qui précède.

VII. Le plus ^ servant à exprimer la supériorité relative, né peut ^»tro remplacé par davantage^ qui exprime la supériorité absolue ; m dira donc :

De toutes les comédies de Molière, le Misanthrope est celle qui me plaît lb-plus,

et non, qiU me plaît davantage.

C'est le plus que le sens exige encore dans la phrase suivante :

Les impôts sont nécessaires; la meilleure manière de les lever est celle ^ui fatir lite davantage le travail et le commerce. (Voltaire.)

Environ.

I. Environ est essentiellement adverbe et rejette tout complément; il signifie à peu près :

Il a fait ENVIRON deux lieues.

Ces neiges et ces glaces occupent environ deux lieues de hauteur. (Buffon.)

Environ dans le même temps, Ninive fut bâtie et quelques royaumes établis»

( Bossuet.)

H. S'il est suivi de la préposition de et d'un nom, ce nom doit <Hre le complément d'un terme sous-entendu :

La hauteur du monticule est environ de quarante pieds. (Buffon.)

C'est-à-dire, élevée.

Il ^5^ ENVIRON DE deux heures est une locution tout à fait barbare.

III. Mais environ peut, comme à peu près, être précédé de la préposition de régissant le nom qui le suit :

Son armée était d*environ vingt mille hommes. (Académie.)

Pour ENVIRON DE vingt mille ^ d*K peu près vingt mille hommes.

DE l'adverbe. 77

IV. Si environ est suivi de deux adjectifs numéraux, ces adjectifs ne peuvent être unis par la conjonction ou qui exprime une alternative implicitement marquée par environ.

On ne dira donc pas :

L'ennemi a perdu envibon cinq ou six mille hommei ;

mais :

L'ennemi a perdu environ six mille hommes ; OU bien :

L'ennemi a perdu cinq oc six mille hommes ; OU encore :

L'ennemi a perdu environ cinq À six mille hommes.

Guère.

I. Guère est plutôt une particule adverbiale, un complément de négation, qu'un adverbe; en effet, il ne s'emploie jamais seul, et toujours il se joint à Taverbe ne dont il restreint la signification :

// n'y a guère de gens tout à fait désintéi essés, (Académie.)

Dans la %one torride, les fleurs à grands pétales n'éolosent guère qu'à l'ombre même des rameaux qui les portent, ( Bernardin de Saint-Pierre.)

On dit : Il ne s'en faut guère, et II ne s'en est guère fallu^ quand on veut exprimer une différence sans aucune idée de comparaison :

Après un sévère examen, je tombai d'accord avec moi-même que si je n'étais pas un fripon, il ne s'en fallait guère. (Lesage.)

II. Mais si Ton veut exprimer une quantité ou une qualité relative, on doit faire précéder guère de la préposition de :

Il ne s'en faut de guère que ce vase ne soit plein, (Académie.) S'il est moins grand que vous y il ne s'en faut de guère.

(V. ci-dessus, Beaucoup^ p. 69.)

En vers, on écrit guère ou guèresy selon les exigences de la mesure ou de la rime :

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère?

— Je n'en ai point. — C'est donc quelqu'un des tiens ; Car vous ne m'épargnez guère, Vous, vos bergers et vos chiens. (La Fontaine.)

Mais ces monstres, hélas! ne l'épouvantent yuères; La race de Laïus les a rendus vulgaires. ( Racine.)

Ici, là,

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