GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET IIISTORIOUE
Opéra, h. m. Chose excellente; cheM'cBuyre :
Toutes vos lettres sont admirables ! ce sont ce qu'on appelle des opiaA.
(Scarron.)
Il ne manquerait pas de vous exagérer lui-même toutes lespièees du repas 91 vous donnerait, et de vous faire tomber d*accord de sa haute capacité dam science des bons morceaux; de vous parler d'un pain de rive à biseau doré, ni de croûte partout, croquant tendrement sous la dent ; d'un vin à sève ^admâi, pour son opéRA, d'une soupe à bouillon perlé, soutenue d'un jeune gros dim cantonné de pigeonneaux, et couronné d'oignons blancs mariés avec la chicorée
(Molière.)
OsT, n. m. Armée, camp, guerre; du latin ftostis^ ennemi :
Le roy fit faire plusieurs processions en Tost, et en la fin des processions fei prier le légat que Dieu ordonnasl la besoigne. (Joinville.]
Apollon, irrité contre le fier Atride,
Joncha son camp de morts ; on vit presque détroit
Vost des Grecs ; et ce fût Touvrage d*une nuit. (La Fontaine.)
OuBLUNCE, n. m. Oubli :
Quand bien même il aurait méfait, sa faute devait être ensevelie dedans le t €ueil d'ouBLiANGB. ( E. Pasquler.)
Paraguante, n. m. Argent donné pour boire ; de l'espagnol jk guantes^ pour des gants :
Dessus Taveugle espoir de quelque paraguante.
Il n*est rien que leur art areuglément ne tente. (llidière.)
// a autant pour paragdante. [Académie.)
Parangon, n. m. Modèle :
Alexandre, que le peuple nomme comme un parangon de tous les rois»
Déduisant leurs façons au parangon (en comparaison] des nôtres, il mon S combien ils éloient rudes et mal façonnés au regard de nous, (E. Pasquier.}
Parangon de beauté de chevalerie, [Académie.)
Pleigb, n, m. Caution :
Souviengne-vous de la promesse, car nous sommes pleines pour vous,
(A. de la Sale. )
PoDRCBAS, ». m. Poursuite; recherche; travail :
Le fauconnier plut très-fort à la dame ;
Et n*étant homme en tel pourc/^as nouveau,
Guère ne mit à déclarer sa flamme. ( La Fontaine.)
PouRTRAiCTURE, PORTRAITURE, fi, f. Portrait, image :
Quiconque fit d'amour la pourtraicture.
De cet enfant le patron où prit-il ?
Sur qui' tant bien il puida son outil,
Pour en tirer au vrai cette peinture? (J. Ba!f.)L
DES ARCHAÏSMES. i(>l
^A.TS'coECR, n. 771. Colèro, courroux, rancune :
L'Envie, à qui l*cstrange rage De Theur de son voisin enficlle le courage (1), Hideuse, bazanée et chaude do rancœur, (Régnier.)
teGWGLETTB, 71. f. Piégc pour prendre les oiseaux :
Quand reginglettes et réseaux
Attraperont petits oiseaux
Ne volez plus do place en place. (La Fontaine.)
Kqkmbrange, n. f. Mémoire, souvenir; et par extension ressemblance :
Plus je vous vois, plus je crois voir aussi
L*air et le port, les yeux, la remembrance
De mon époux (La Fontaine. ]
RnniGLE, n. m. Odeur de ce qui a été renfermé; sentir le rc- , sentir le renfermé :
.... Quand on se frotte avec les courtisans.
Les branles de sortie en sont fort déplaisans.
Plus on pénètre en eux, plus on sent le remugle, (Régnier.)
Rqîgrégement, n. m. Augmentation, progrès :
'^ *BNGnÉGEMENT dt SU maladie l'avait arrêté. (E. Pasquicr.) ^* «e fut pas un petit RENcnÉGEiiENT à son malheur. (Le môme.) *«NGnÉGEMENT dé mal, surcroît de désespoir. (Molière.)
*'AGETTE, n. f. Flèche ; du latin sagitla :
En disant ces mots, il se jette Sur l'arc qui se détend, et fait de la sagcite Dn nouveau mort ( La Fontain . )
^^BLANCE, n. f. Figure, iniaj^^o :
Moult ressembloit bien l'image
Qui fust faicte à sa semb lance. (Roman de la Rose.)
''^^^eUleuse sbmblance montre folle cuydance. (Nicot.)
■^Ressemblance, figure :
Fameux oiseau, de qui prit la semhlance^
Le roi du ciel qui la tempeste lance. (Pasgerat.)
^ïGNiFUNCE, n. f. Expression, signe :
yuond 071 a de l'amitié pour des personnes, on en baille toujours quelque pet te "''^'"''ANCE. (Molière.)
^®oyo/( les bestes domestiques et privées qui couroient çà et là avec hurlcrie * f ' SïGNiFiANCE de regret après leurs maistres et ceulx qui les avoient now- *• (Amyot.)
(^) Cour
âge pour cœur.
1G2 GKAMM.VIUK CliMÎiRALC KT HISTORIQUE.
SoLLAS, ». 7/1. Soulageniont, consolation, plaisir, joie :
Au bois do Dueil, à l'ombre de Soucy,
N'estoye au temps de ma vie prosptTO,
Mon xoulas gist sous ceste terre ioy,
Et de le voir plus au monde n*cspîTC. (Marot.)
Chaque (îpoux, s*attadiant auprès de sa moitié, Vécut en grand soûlas^ on paix, en amitié.
Le plus heureux, le plus content du monde. (La Fontaine.)
SpELUNQUE el SPELONQUE, u. f, Cavoine ; du latin spelunca :
Paris qui n'es plus Paris, mais une spelunqce (U hestes farouches , un oiif et seure retraicte (le voleurs, meurtriers et ossassinateurs, ne veux-iu jamaif leasentir de ta diynité, et te souvenir qui tu as esté au prix de ce que tu es?
(P. Pithon.)
Température, n, f. Tempéraniont :
Chasque âge a ses façons, et change de nature,
De sept ans en sept ans, notre température;
Selon que le soleil se loge en ses maisons.
Se tournent nos humcui-s, ainsi que nos saisons. (Régnier.)
î'SxVNCE, n, f. Usage, habitude :
// a aussi prescript de son auctorilé privée quelles choses seraient dénotées P les couleurs; ce qu'est Tusance des tyrans qui veulent leur arbitre tenir liei^ raisoîi. (Rabelais.)
Vêpre, n. m. Soir; dix laiin vcsper :
Il n'êst si grand jour, que ne vienne vèpre, ne temps qui ne prenne fin. (NiC^ Je donne le bon vÉrnE a toute V honorable compacjnie. (Molière.)
Viz, n. m. Visage; d'où vis-à-vis^ visage à visage :
Alors le petit Sainlré, tout honteux, le viz de honte tout enfkmihé, soyinei^ljlt. se met devant les aultres. (A. de la Sale.)
ÎI. Uozns et substazitifs encore en usage-
Abois, n. ni. ^j/. Extrémités fâcheuses :
Ah ! quel âpre tourment, quels douloureux abois !
Et que je sons de morts sans mourir une fois ! (Corneille.)
11 ne se dit plus que dans les locutions : Être aux abois ; Étr réduit aux derniers abois.
AccoiNTANCE, îi. f. Familiarité, habitude, commerce :
Amour me dit : Prends accointance à elle ;
Si graud*beauté n'est jamais trop cruelle. (Saint-Gelais.)
AccoiNTANCE de fol ne vaut rien. (Nicot.)
Le bel esprit, au siècle do Marot,
Des grands seigneurs vous donnait Vaiccoinlance.
(M^Deshoulières.)
Kcxioc'njMAMCE, n. f. Action de s'accoutumer ; habitude :
kuicuns, ou pour estre collei au vice d'une attache naturelle , ou par longue ACCOUTuiiANCE, n'en treuvent plus la laideur. (Montaigne.)
liijevnesse change ses goûts par l'ardeur du sang, et la vieillesse conserve les siens par rAccouTUMANCB. (La liochefoucauld.)
i Ptut^étre que /'accoutcmance effaça à la fin une partie de la laideur du nouvel Mclwc. (La Fontaine.)
V accoutumance ainsi nous rend tout familier. (Le môme.)
L'oreille est de tous les sens le plus docile à /'accoutduakce, et le plus rebelle ^^fi nouveauté. (La Harpe.)
f Allégeance, n. f. Soulagement :
[ Donnez-lui le loisir do se désattrister ;
Et quand ses déplaisirs prendront quelque allégeance^ J'aurai soin d'en tirer d'abord votre assurance. (Molière.)
Vains projets, vains discours, vainc et folle allégeance ! (Corneillo.)
Où dois-je désormais chercher quelque allégeance ? ( Le môme. )
^^3ix:sEMENT, 71. f. Retard, perte de temps :
Le moindre amusement nous peut être fatal. (Molière.) i Moi je l'attends ici pour moins d'amusement. (Le môme.)
: ^^'ï*AN, n. m. L'année qui précède celle où Ton est; du latin aiiir
Mais où sont les neiges d^antan ? (Villon. )
^*^ 9TII en smtcie non plus que des neiges d'A^T AN. (Proverbes.)
Où donc sont ces rieurs? où la danse folâtre?
Où donc ces pieds mignons, ces épaules d'albâtre?
Où tonte cette Joie? où les neiges d'antun? ( E. Augier.)
• **^«QOAiLLE, ». /. Antiquité ; les auteurs, les ouvrages aneitîus :
.j^^;^^^^ie, fay cy-deêsoubs adjoutê par révèlent e de /'antiquaille. (Rabelais.
Us veulent déterrer 1er- Giocs du nioivamciit,
Les^ifttins, les Hébreux et toute V antiquaille. ( Uéguicr. )
"*^ s'emploie plus qu'en mauvaise part.
^^ et OÇT, n. m. Moisson :
Remuez votre Champ dès qu'on aura fait Vaoût ; Creusez, fouillez, bûchez, ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse. (La Fontaine.)
^''^ACHE, n. f. Grand attachement :
Wnd on a une fois goûté les choses spirituelles, tout ce qui se ressent des atta- ^^ et de la coiUagion de la chair et du sang, paraît insipide. (Port-Royal.)
Et sa puissante attache aux choses étemelles. (Molière.)
164 GRAMM.VIRE GÉNÉRALE ET IlISTORKIIIE.
Barbacolb, n. m. Celui qui met toute sa gloire dans la bea sa barbe, et qui en a très-grand soin ; du latin barba^ barbe, Icre^ soigner ; par extension, pédant, vieil écolàtre :
Humains, il vous faudroit encore à soixante ans
Renvoyer chez les barbacoles» (La Fontaine.)
Béjaune, n. m. Grossière erreur. Ane, bec jaune:
C'est fort bien d'apprendre à vivre aux gens et de leur montrer leur vÈt^
(MoUèi
Bkrs, n, m./BKRCEROLLE, w. f. Bcrccau :
Vous me demander quelle a été la vie et la fin de M. de ThoufJe vousn Belle, heureuse et honorable, tant en particulier que public, depuis le bebs au tombeau. (E. Pasquier.)
Brouée, n. /*. Petite pluie ; brouillard, bruine :
Le fauls pas d'un cheval, le passage fortuit d'un aigle, un songe, une v signe, une brouée matinière, suffisent à le renverser et porter en terre.
(Montaigo
Cache, n, f. Cachette :
On n'est pas embarrassé à inventer dans toute une maison une cache fiû
( Molièr
Et qui vous a cette cache montrée ? (La Fontaine.)
Carême-prenant, n. m. Les trois jours gras, et particulièren mardi, jour qui touche au mercredi des Cendres, le premie du carême :
Caresme-prenant^ c'est pour vray le diable,
Le diable d'enfer, plus insatiable,
Le plus furieux, le plus dissolut.
Le plus empeschant la voye de salut.
Que diable qui soit au profond manoir
Où se tient Pluton, ce roy laid et noir, etc. (B. Desperriei^.]
On dirait qu'il est céans caréub-prenànt tous les jours, ( Molière.)
Un carême-prenant , un homme en masque , ou affiiblé costume ridicule :
On dit que vous voulez donner votre fille à un caréme-prenamt. ( Molièr Chef, n, m. Tête :
.Le nouvel affront
Qui tombe sur mon c/tc/* rejaillit sur ton front. (Corneille.)
Il s'est dit aussi pour cap, promontoire :
L'ancien Xantippus fit enterrer son chien sur un chef en la eoste de la n en a depuis retenu le nom» (Montaigne.)
Clerc, n. m. Homme érudit, savant :
Les bons livres font les bons clercs. (Nicot.)
// est habile homme et grand clerc. (Académie.)
Les plus grands clercs ne sont pas les plus fins. (La même.)
N'en déplaise aux doctears, cordeliers, jacobins.
Ma foi, les plus grands clercs ne sont pas les plus fins. (Régnier.)
CoAEDiSE et COUARDISE, Ti. f. Crainte, peur, poltronnerie :
Je dis : Pourquoi craindre tant ?
Que peut-il ? c'est un enfant ;
Ma couardise est extrême. [La Fontaine.)
Confort, n. m. Secours, assistance :
Si suis bien loing
D'avoir de conforter le soing.
Quand j'ai de confort mieux besoing. (Alain Cbartier.)
Vain et triste confort ! soulagement léger I (Corneille.) *^nneraide et confort. (Académie.)
^'^ONGÉ, n. f. Permission, licence :
^^ jours et heures qu'il avoit vacation de l'estude et congé de s'esbattre, il ne j^^^^^ jamais, ny jamais ne demouroit oisif. (Amyot.)
L'amour a des plaisirs solides ; Leur piquante douceur ne se peut exprimer ; Mais ils ne sont pas faits {)our ces âmes timides.
Qui demandent congé d'aimer. (La Sablière.)
^Oî^TESTB, n, m. Contestation; de contester^ anciennement cmi^ trester^ du latin contra stare :
La maison à présent, comme savez de reste,
Au bon monsieur Tartufe appartient sans conteste. (Molière.)
^ocsT, coDT, n. m. Frais, dépenses :
Us font grands dépens et grands coustii. (Alain Cbartier.) ^ CoCiT fait perdre le goût, (Proverbe.)
" s'employait aussi figurément : '
net ^^f^^^^^^ ^** ^f^^ ^^ l'apparence ; ceulx de l'essence, ils les laissent là, s'ils /,• ^* augmentent : et Vaugmentation y est à craindre ; on se séjourne (1) vdlon- Jf^^.^ de tout aultre bien faire, sur ces réformations externes et arbitraires, de ^dre cousT et de plus grand mérite. (Montaigne.)
** n'est usité aujourd'hui qu'en style de pratique :
® coCt d'un exploit, d'une ordonnance. (Académie.)
iMOn
se dispense, on s'abstient.
166 GRAMMAIRE GÉXÉRviLE KT HISTORIQUE.
DiscoRD, n. ;;?. Discordcî ; il s'emploie encore en poésie :
... Le discord estcint, et la loy rcstablie,
Annoncent ta justice, et le vice abattu
Semble, on ses pleurs, chanter un hymne à la vertu. ( Régnier. >
Grave Clio, que m'offrent tes annales?
De longs discords, des tempôtcs rivales. (Parny.)
Dits, n. m. pi. Paroles; dicta^ latin; choses dites :
Dans cœur humain, probiti^ plus n'habite :
Trop bien encore a-t-on les mûmes rf/7s,
Qu'avant qu'Astuce au monde fût venue.
Mais pour (1) d'effets la mode en est perdue. ( Pavillon.)
En ces mots. Minerve plaida ;
A ses dits le ciel s'accorda. (Voiture.)
— Plus ordinairement, Maximes, sentences :
Où sont les gracieux gallans
Que je suivoye au temps jadis ?
Si bien chanians, si bien parlans,
Si plaisans en faicts et en dict^. (F. Villon.)
Il s'opposait le plus souvent à faits^ gestes : Les DITS et faits; les dits et gestes des anciens. Entrk-gent, n. m. Savoir-vivre, connaissance du monde :
Vous estes honneste homme, et sçavez Ventre-gent. (Régnier.)
C'est une utile science que celle de /'entre-cent ; elle est comme la beauté, ^ êiliatriee des premiers abords de la société. (Montaigne.)
(lARs, n. m.; garse, n. f. Jeune homme, jeune fille :
Le mâle est gars à quatorze ans,
Et la femelle est garse à douze. ( Montfaucon. )
Halenée, n, /*. Haleine, soufiïe :
Les harpies gâtaient tout d'une infecte halenée. (Benserade.) JOUVENCEL, JOUVENCEAU, U. TH.; JOUVENCELLE, 71, f, JCUOe homltt
jeune fille encore dans Tadolescence :
Qu'il fasse mieux, ce jeune jowt'e/icc/
A qui l'amour donna tant de martel. (Corneille.)
Dans un couvent de nonnes fréquentait
Un jouvenceau friand comme on peu^ croire. (La Fontaine.)
Nos jouvencelles au couvent
Sont plus habiles que leurs mères. (Demoustier.)
(1) Quant aux effets.
LifassB, n. f. Joie, gaieté :
Aux noces d'un tyran tout un pcuplo en liesse
Noyait son souri d.ins ses pots.
Esope seul trouvait quo ces gens étaient sots
De témoigner tant d'allégresse. ( La Fontaine.)
^U*re en joie et en liessi:. (Académie.)
O vieillard, que je donnerais
Men cheveux noirs et mon sang frais,
Et ma jeunesse, Pour m'Otre acquitté de soulTrir, Et, comme toi, près de mourir.
Boire en liesse ! (E. Augier.)
Manam, n. m. Habitant do la campagne; homme du commun :
Il arriva qu'au temps que le clianvre se sème,
Elle vil un manant en couvrir les sillons. f La Fontaine.)
'^ tie se dit plus qu*en mauvaise part et dans le sens ûhomhir ^^t^. n, m. ^lavire; du latin navis :
Nous avons assez vu sur la mer do ce monde
Errei* au gré des flots notre fie/* vagabonde;
Il est temps de jouir des délices du port. (Racan.)
^'^ïtADis, n, m. Autel, reposoir où fo font les stations du saint- ^^^^^ï>.icnt dans 1(îs processions :
vJ^'V ^ ^y PARADIS bien tapissez et dorez-, ny processions, mj confrairies, ny ^ '*/ûî/ie«, ny prédications ordinaires ou extraordinaires. (P. Pithou.)
" ^st encore usitt' en ce sens dans un grand nombre de provinces. ^^ïiENTAGE, 71. m. Famillo, parenté:
. ^ mnistre enyendra toutes manières dejoyes, lyesses et consolation.^ en la "^'* demonsieur son père, et de tout son parentagk. (J. Boucliet.)
Un cousin, abusant d'un fàclieux parentaye.
Veut qu'cncor tout poudreux et sans me débotter. Chez vingt juges pour lui j'aille solliciter. (Boileau.)
*^NSER, n. m. Pensée :
Arritre les désirs rampants dessus la terre î
J'aînic mieux en soucis ci pensers élevés
Etre un aigle abattu d'un grand coup de tonnerre.
Qu'un cygne vieillissant es jardins cultivés. (Bertaud.)
Sur des pensers nouveaux faisons des vers antiques. (M.-J. Ghénicr.)
Pratique, w. f. Intrigue, menée :
Dans un petit couvent, loin de toute pratique, Je la fis élever selon ma politique. ( Molière.)
Ses pratiques, je crois, ne vous sont pas nouvelles. (Le môme.)