TROISIEME OBSERVATION
. Varlicîpe pasié précédé d'un eolleoUf.
I. Nous avons dit dans le premier volume que l'accord du verbe qui a pour sujet un collectif suivi d'un complément, est toujours subordonné à l'importance des idées, et par conséquent des termes ^i les traduisent.
Si le collectif exprime Tidée principale, c'est avec le collectif que le verbe s'accorde :
La totalité des perfections de Dieu m'AccABUS. (Académie.)
Si, au contraire, Tidée exprimée par le complément a plus d'importance, c'est avec ce terme que l'accord a lieu :
Un nombre infini d'oisBAcx faisaient résonner ces bocages de leurs doux chants.
(Fénelon.)
II. Ces principes de concordance sont applicables à tout participe passé précédé d'un collectif. Selon le sens, il s'accorde soit avec le collectif, soit avec le complément ; ainsi l'on écrira :
• Une foule d'enfants couto&ée d'écoliers couraient dans la rue, (Boniface.) Une troupe d'hommes abhés a paru tout à coup à mes yeux. (Florian.)
III. On doit donc se confomier à ces principes lorsque le participe est précédé d'un pronom complément direct, ayant pour antécédent un des termes d'une expression collective :
Comment pourrai-je. Madame, arrêter cb torrent de larmes que le temps n'a 'pos Épcisé, QUB tant de sujets de joie n'ont pas t&bi? (fiossuet.)
Dt' PASTIOPE. 15
Cet outrage dCArûiott t'eai préâtnié à me$ yeaur comme une table de hatiâies tt'on aurait nTEAiTES deplutieurt milliers de volumes, (Buffon.)
Dans la première phrase, que représente le collectif torrent^ qui est le terme principal, et c'est avec lui que les deux participes s'accordent.
IV. Dans la seconde, que représente, non le collectif tabie^ mais son complément fnatières^ et c'est avec ce dernier terme que s'accorde le participe.
Les participes en rapport «avec le complément d'un collectif ou d*un adverbe de quantité s'accordent avec ce complément , lois même qu'ils en sont sépan^ par la préposition de :
H y eut un grand nombre d'Eques et de Volsquet de taillés en pièces,
(Vertot.)