‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 3 sur 96 · VI · texte numérisé non relu

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les huit principales, c'est-à-dire celles qui expriment le plus complètement dans Tantiquité et dans les tems

modernes le type de chaque famille ou rameau de la linguistique. Nous eussions désiré pouvoir ét^dre da* vantage encore le cercle de nos comparaisons, et y rattacher, par exemple/l<es langues vivantes de TOrient, surtout Tarabe, à cause de nos possessions algériennes, et les langues de Tlnde, notamment le sanscrit, cet idiome sacré des brahmes, qui déjà était en usage dans sa forme actuelle plus de quinze siècles avant Tère chrétienne, langue admirable par son énergie, sa régularité, sa richesse, mais plus spécialement, dît M. Eîchoff, parson accord parfait avec nos idiomes européens; languedevenue la source de toutes les langues de Tlnde et dont la fusion avecrarabe etle persana donné naissance à THindoustani.

Mais une semblable tentative nous eût mené trop loin, et eût de beaucoup sans doute excédé nos forces. La matière a , d'ailleurs , été si habilement traitée par plusieurs de nos orientalistes , qu'il serait téméraire de revenir sur leurs traces : rendons ici plutôt hommage et glpire dux savantes élucubrations dç MM. Sylvçstre de Sacy , Bur-

nouf , Jaubert^ Quatremère , Garcin de Tacy et autres érudits également distingués.

Une idée encore nous avait séduit : sans nous aventurer dans le domaine philologique de TOrient et de Tlnde , et restant en Europe ^ nous eussions souhaité pouvoir essayer une l^ère excursion sur le sol des langues slaves , d'où émane le russe, idiome si abondant et si harmonieux^ aujourd'hui parlé par plus de la moitié, peut-être, des soixante millions d'habitans du vaste empire des tzars : néanmoins, 1e beau travail de M. Eichoff est de nature à nous dispenser de tout regret à cet égard.

En terminant ce long avant-propos , qu'il nous soit permis d'exprimer nos remerciements aux personnes qui ont bien voulu encourager de leurs suffrageslkne entreprise aussi ardue que difficile. Je l'avais d'abord commencée , il y a plus de vingt ans, avec un frère aine , alors professeur comme moi , et que la mort m'a crueK lement rçivi en ^ 825 ; demeuré seul , au milieu de la tache , et privé d'une collaboration si précieuse , j'ai dû rassembler toutes mes forces, reprendre du courage et me remettre à mon œuvre. La voilà maintenant tout à fait accomplie) et je la soumets au jugement du public.

Encore un mot, un dernier mot, au sujet des sulîra}> es

dont je viens de parler. Ils m'ont prouvé combien les

« études sérieuses et utiles sont propres à éveiller les sympathies des hommes instruits. A peine ma publication était-elle annoncée et connue, que me sont parvenues les adhésions les plus flatteuses et les plus honorables :

puisse un tel empressement être de bon augure pour le succès du livre I

ÂLBE&T-MONTEMONT.

Paris, 15 Jain 18&5.

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