‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 75 sur 96 · hdïP. Cônsonnance plus rapide que la précédente · texte numérisé non relu

hdïP. Cônsonnance plus rapide que la précédente

par la suppression de la deuxième brève, et propre à peindre une nuance iniperceplible didée, un irait CugUif de sentiment qui s échappe, qui se produit dans l'expression avec la rapidité de l'éclair.

Ensuite pour deux pronoms sept combinaisons.

1 o, Âêndo mt a voï , je me à VOUS rends. Consonnance grave commencée et terminée par deux longues qui semblent balancer les brèves intermédiaires et les soutenir par leur propre gravité \ ce qui la rend propre à marquer Testime attachée à Tobjet de la parole et la préférence qui lui est accordée sur tout autre individu.

2**. àvôirônâômë. Consonnance plus grave et plus énergique par la succession des deux longues intermédiaires ; par quoi Tobjet de la parole porte dans son expression un plus haut degré d'importance.

3o. Mïréndo àvôi, Consonnance dont le caractère principal est la brièveté, et qui par la première brève et lasuccession des deux brèves intermédiaires, est heureusement propre à peindre le peu d'importance attaché à l'objet de l'action, et à réfléchir tout le sentiment sur l'objet de la parole.

4«. RMio mïàvôi» Consonnance plus rapide par la succession immédiate des trois brèves intermédiaires et^ui est parfaitement propre à faire glisser l'attention sur l'objet de l'action pour la porter rapidement sur l'objet de la parole qui devient Fidée principale de la proposition.

5®. àvôimïrëndô. Consonnance dont le caractère est la grâce, et cpi est destinée à rendre plus naïf le sentiment qui se réfléchit sur l'objet de la parole.

6**. Vtréndômë. Consonnance gracieuse qui, en exprimant par une brève l'objet de la parole, et par une longue l'objet de l'action, porte sur ce dernier l'intérêt principal de la pensée.

^". /Zi?n<iomifvz. Consonnance dont la rapidité est portée au plus gand degré, et qui par la succession des brèves accumulées sur l'objet de l'action et sur l'objet de la parole, produit les idées avec une telle célérité, que la parole.

après avoir prononcé r^ndc; qui por le rintérél principal, se trouve avoir à peine assez de force pour articuler les deux dernières syllabes sur lesquelles elle semble expirer.

Le pronom ne^ erij peut ,étre employé à la plabe de ci, dans la poésie et dans la phrase soignée.

Sole in tanta afflizione n hanno (asciate.

Ils nous ont laissées seules dans une si grande aiSiction.

Le pronom voi^ vous, s'emploie pour adresser la parole à une comme à plusieurs personnes supérieures par leur dignité, par leur naissance ou par leur caractère.

Le même usage du pronom pluriel de seconde personne, au lieu du singulier, pour ne pas tutoyer, a lieu en espagnol et en français.

Le rapport d'identité pronominale est toujours exprimé par le pronom identique, tandis qu'en français, pour les noms dont le sens est déterminé, on emploie lui^mêmcy elle-même. Exemple :

La justice comprend en elle-même toutes les vertus» La giustizia comprende in se tuUe le virtù.

Les langues allemande, espagnole, latine et grecque suivent Tusage de Titalienne. L'anglaise se sert dans les mêmes cas du pronom heself^ lui-même.

Les pronoms généraux et indéterminés nulloy nul; néssuno^ personne ; niente, rien, aucune chose, placés devant le verbe, rejettent la négation ; placés après le verbe, ils demandent la négation devant le verbe. Le français la demande dans les deux cas. Exemple :

Personne n'est venu ; il n'est venu personne.

Le grec, et le latin rejettent la négation dans les deux

cas.

Lé mot persona , employé quelquefois pour nessuno demande la négation comme le mot français personne. Ëxeoiple :

Non c'è persona ; il n'y a personne.

Allmiy autrui. Aux rapports de fin d^attribution et de principe géaitif, on peut supprimer deyant ce pronom les connQcti& inyariables a et di.

Par l'addition d'un modificatif dUdentitë^ on forme des trois ordres de personnatifs d'autres pronoms personnels nommés identiques, parce qu'ils répètent la mémo idée sous le même caractère et sous différents rapports grammaticaux.

MBC. liTlHt

AUttAVS*

Axauu.

iTApiir.

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