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Le personnallf français o/i, Ton, de tout genre, tuujoun sujet de phrase, sans caractère déterminé, s'exprime en italien.
r PeLTuornoonaltrui. Exemples :
Ma nonsene decT umo tanto maravîgliare. (BqcAcb*) Mais on ne doit pas tant s'en étonner.
E dolce il pianto più ch' altrui non crede, (PAtrârque.)
Les larmes sont plus douces qu'on ne croîtt
2^ Par unoy taluno^ si le verbe a pour objet le pronom si y se. Exemple.
Uno ou taluno si lusinga, on se flatte.
On emploie ici celle forme pour éviter le son désagréable qui résulterait de ce tour : si si lusinga.
S*" Par le pronom de la première ou de la seconde personne, selon les circonstances du discours* Exemple :
Ci lusinghiamo, nous nous flattons (on se flatte). . Noi siamo stati ingannati , nous avons été trompés (on nous a trompés).
A^ En donnant au verbe le nombre pluriel comme modification du nom sous-entendu, gli iiominiy les hommes. Exemples :
Si lusingano, ils se flattent (on se flatte).
Dicono che puni di morte due ladri| on dit qu'il
punit de mort deux voleurs.
Si conoscono, on les connaltt
5"* Même en laissant sous cette construction le verbe au nombre singulier) comme modification d^un pronom détçrminatif sous^entendu. Exemple :
Corne si vede, comme on voit.
(Corne ci6 si vede, comme cela se voit, comme il se voit.)
Non vi si pensa, on n'y pense pas.
(Egli non vi si pensa, il ne s*y arréle pas.)
Si conosce, on le connaît.
(Egli si conosce, il se connaît, il se fait connaître).
6* En rendant sujet do la phrase le terme qui est l'objet d« Taotion exprimée par le verbe. Exemple :
Ma spesso nella fronte il cor si legge (Pétrarque.)
Mais souvent le cœur se lit (on lit le cœur) sur le
front, Quivi s*odono gli uccellelti cantare (Bqcâqe)* Là on
entend chanter les petits oi3eaux, Più non sene cerca (DAvANziTi). On n'en cherche
pas davantage (davantage ne s'en cherche).
Ce tour, qui est le plus analogue au génie de la langue, donne au verbe un mode mixte qui répond à la voix éphailde la conjugaison hébraïque, de sorte que^i conosconsy si hgge^ aigniflent, non pas Us se connaisseni^ il se lit\ mais ils se 'Jhnt connattre^ il se fait lire ; formes qui désignent une action qui se continue dans la durée, et qui est bien différente de sono conosciuli, ils sont connus ^ qui
exprime une action 6nie, dont il ne reste plus rîeti clans la durée.
La langue françatse emploie souvent ce lourde phrase.
Exemple :
(( Là se trouvaient des hommes au regard tranquille et sévère. »
L'italien le rend quelquefois par celui-ci :
Gente v'eran con occhi tardi e gravi (Dante).
Tour qui sert à exprimer le pronom indéterminé ê/, dans cette es^pèce de gallicisme :
Il y a ici des jardins, qui sono giardini (Bocage). Il y a ici un homme, ou un homme est ici, c'è un
uomo ) Il y a deux hommes, ou deux hommes sont là, vi
sono due uomini ; Il y a deux ans, sono due anni ; Il y avait déjà dix ans, ou dix années étaient déjà
passées^ dieci annieranogià passati. (Darte). Il y a peu de jours, peu de jours se sont écoulés, po-
chidi son passati. (Bocage.) Même traduction eu
latin : paucidies sunt, ou pauci dics elapsi sunt.
L'italien va jusqu'à suivre le tour français. Exemples :
Il n'y a pas encore beaucoup d*années. Àncor fion é
molt'anni. (Dante.) Il y a aujourd'hui sept ans. Oggi ha sett'anni.
(PÉTK ARQUE.)
Dans les iles fameuses de la fortune il y a deux fontaines :
Neir isole famose di fortuna Due fonte ha. (Pétrarque.)
Le français emploie aussi le verbe être. Exemple :
Il est des hommes qui : tour de phrase qui répond à ancor non è molt anni.
En grec on trouve les mêmes tours quand le sujet de la phrase est neutre pluriel. Exemples :
taxx iravToSaica eufAt)va. Toutes sortes de moyens ont été
inventés.
Ca>a Tpc)^c(. Les animaux courent.
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