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Les pronoms cgli^ elta, rglino, elleno, avec leurs varia-» lions de formes, sont destinés à marquer les rapports grammaticaux sous lesquels les êtres moraux déjà nommés peuvent être répétés dans une phrase suivante. Manquant de formes pour le génitif et Tablatif, ils empruntent celles des pronoms correspondants j ils se placent devant ou après le verbe, comme les pronoms personnels qui ont le même caractère grammatical^ et ils éprouvent les mém€l nUérations dans leurs combinaisons. Exemples:
Cbe gl! hai promesso ? Que lui as-tu promis ? lo Tanderô a trovore. ile 1 irai trouver.
Salutarlo (poursalutarelo), le saluer.
Dille (pour di le); dis-lui.
Qliy loro^ ne doivent pas s^affixer au verbe dont la dernière syllabe est surmontée de Facccnt loniquîe, parce qu'ils ont de leur nature cet accent, et qu^un mot ne peut pas avoir deux syllabes consécutives accentuées.
Gli pour le rapport d'objet au pluriel doitétre préféré à IL
Chiamategli, disse loro. Les ayant appelés, il leur dit.
Ce pronom se place toujours devant loy la^ £, ne^ se lie avec eux par le moyen d'un 9 ajouté, et sous cette forme s'emploie également pour les deux genres*
Gliele diede. Il la lui donn^.
Gliene darô. Je lui mi donnerai*
Cependant, €n partant d'une femme, on peut dire sans combinaison.
Ne le daru. Je loi en donnerai.
L'usage a établi cette différence entre lo et i7, que le premier est plus propre à exprimer les idées graves et sonores^ le second tes idées gracieuses, ht cause de la mollesse naturelle de son / final ; ce qui le fait préférer à h
devant les verbes qui ne commencent ni par une voyelle ni par s suivi d'une autre consonne. {
Il salutô, il le salua.
In vanoil chiamô, il Tappela en vain.
//, précédé de la négation non, se combine avec elle, comme io nol nego (je ne le nie pas ), et il donne plus de grâce à Texpression que fo, qui est cependant plus usitée dans le style familier : io non la nego.
Les pronoms dessoj lui^ dessa^ lei^ avec leurs variations de formes s'emploient pour exprimer les rapports des noms mis en contraste et de ceux qui sont déterminés par quelque modiQcation, ou pour réfléchir dans le mouvement du sentiment qui nous accompagne l'idée de rapport.
Contraste.
Dirô a lui quel medesimo che io ho detto a te. Je lui dirai la même chose que je t^ai dite.
Pregolla d'amar lui come egli lei amava.
Il la pria de t aimer comme il Taimait.
f Rapport modifie par nne idée accessoire.
Ringrazio lui
Lo quai dal mortal monde m'ha rimoto.
Je rends grâce à celui qni m'a éloigné du monde mortel.
Lei vegnente ricevi.
AccaeiUe-la quand elle se présente.
Rapport caractérisé par le sentiment.
Magnificare Tamato, essere geloso di quelo e defendere lui. Célébrer l'objet aimé, être jaloux de lui et le défendre.
Ces pronoms. déterminatifs, comme les pronoms personnels auxquels ils correspondent, se placent devant ou après le verbe, selon les degrés de force de sentimi'nt qu ils doivent énoncer.
Suivant Biagioll ( Grammaire italienne , 3* édilion , p. 248 ) pour exprimer le rapport de principe génitif, I élégance veut qu* on les place après le nom qu'ils déterminent. Exemple :
La virtù di lui, la vertu de lui.
Le parole di lei, les paroles d'elle.
Il esl mal sonnant de les placer devant le nom, comme dans ces deux constructions préférées par Yeneroni :
La di lui virtù* Le di lei parole.
Desso et dessa ne s'emploient qu'au subjectif.
Conformément à la règle de marquer par /iii, /^i les rapports déterminés par une modification, il faut de même employer ces pronoms pour exprimer les sujets de phrases ellîptiquesi parce qu'ils sont l'objet d'un verbe sous* entendu. Exemple :
Credendo egli ch'io fossi te (Bocace).
Lui me prenant pour toi.
(sous-entendu : lo stesso come egli credeva te essere).
Marivigliossi forte Tedaldo che alcuno in tanto il somigliasse che fosse creduto lui (Bocace).
Tedaldo fut fort étonné que quelqu'un lui ressemblât au point qu'on le pût prendre pour lui-même.
(sous-entendu: essere).
Si vergognô di fare al monaco quello che egli, sicomé lui, ave va meritato (Bocace).
11 eut honte de faire au moins ce qu'il avait mérité aussi bien que lui.
(sous-entendu: siccome sapeva (lui) aver meritato) .
Lui beato ! Lui heureux !
(sous-entendu : mirate, regardez lui heureux). Les pronoms déterminatifs mîo^ luo, 5£io,etc., le mien, le tien, le sien, prennent ou rejètent le déterminatif fo (le).
selon les degrés 'de gënëralité dans lesquels ils rappellent un nom précédent. Voyez les déterminatifs mio^luOy suoj mon, ton, son; qui sont susceptibles des mêmes formes. Exemple :
Quando Annibal co* suoi diede le spalle (Dante). Quand Annibal arec les siens prit la fuile.
Questa donna meritamente è mia (Bocace)« Cette femme est a moi de droit (est du nombre des femmes qui sont sous ma dépendance).
Les déterminatifs <7ii^52o,cof^5to^ quello^ hic, iste, ille, peuvent é(re employés comme pronoms de choses. Questo (ce.r.ciou je suis) détermine la distance conliguë^ pro« chaîne, de Tobjet près de celui qui parle. Coteslo (ce...ci où tu es) rapproche Tobjet de celui àqui Ton parle. Quello (ce., .la où il est) marque la distance de l'objet également éloigné et de celui qui parle et de celui à qui Ton parle.
S*il s'agit des personnes, on dit questi^ colesli, quegli et poétiquement 9K«i, celui Où je suis, celui où tues, celui là où il est. Ces pronoms ne s'emploient que pour les rapports de sujet. Pour les autres rapports, on se sort de costai^ m.; coslei^ f.$ celui'-ci où je suis^ où tu es ; colui^ m.; coleiy P.; celui-là; cosloi^Oy pluriel des deux genres, ceux-ci, celles-ci. Pour le rapport de principe génitif, costuiy colui^ peuvent s^ transposer entre le nom et son déterminatif ; alorft on retranche le connectif -invariable. Exemple:
JNTel costui regno (pour nel regno di costui), dans le royaume de celui-ci*
Per lo colui consiglio (pour per lo consiglio di colui), par lo conseil de cet homme»
Questly colestt\quegliy costuiy colui^. ont été quelquefois employés pour des êtres physiques et métaphysiques. C't*st par personnification *, le style familier n'use point de ces licences.
FBONOMS OONJOKCTirl.
Le pronom conjonClif che^ de tout nombre et de tout genre pour les personnes et pour les choses , nest généralement employé que pour marquer le sujet ôu l'objet de la phrase. Dans le haut style on le trouve soureut employé pour tes autres rapports avec ou sans connectifs-invaria«< Lies. Exemple :
Tutte le cose di che'l monde èadorno (Pëtrirqtte)^ Toutes les choses dont le monde est orné.
Questa vita terrena A quasi un prato^ Che'l serpente tra fiorie Therba giace (Pétrarque)*
Cette vie terrestre est comme une prairiei où le serpent est caché parmi les fleurs et l'herbe*
Quelquefois il est submodatif. Exemple :
che BobUeapitano ! A éha bel aomo I
Oh ! quel illustre capitaine l oh 1 quel bel bomma (
Deh ! che bestia son io !
Ah! que je suis bêle!
Le pronom conjonctîf chi, de tout genre et de tout nombre pour les personnes ^ s'emploie pour les rapports de sujet et dobjet, et remplace généralement un nom sous-entendu, qui est terme dans deux phrasea subordonnées Tune à Pautre. Exemple ;
Chi puô dir comm^ egli arde, è*n picciol fuoco. (Pé« trarque).
Celui qui peut dire comme il brûle ne brûle guère.
Qualunque (quiconque, qui que ce soit) est un pronom rationnel de tout genre et de tout nombre } il est synonyme de chi^
Le pronom conjonclif cui, de tout genre et de tout nombre pour les personnes, s'emploie généralement pour exprimer les rapports de principe génitif, de principe ablatif et de fin datif* Il n'est pas usité pour les rapports de
sujet et d'objet. H peut se passer de conneclif invariable au génitif et au datif.
L'uom cui larda di veder.
L'homme k qui il tarde de voir.
, Au génitif 11 peut même se transposer, et au lieu de il pensiero di cui, ou di cui il pensiero, se construire ainsi entre le dëtermipatif et le nom : il cui pensiero ; mais jamais sous cette forme approuvée par Vénëroni : il di cui pensiero. (Biagioli, ffram. ital.y p. 223).
Le pronom onde (d'où) peut être employé paur cui à tous les rapports de circonstance.
Le pronom conjonctif, singulier quale^ pluriel quali^ toujours précédé d'un déterminatif^ comme en français lequel^ laquelle^ répétant des noms de tout genre pour les personnes et pour les choses, et pouvant, au moyen d'un connectif inyariable, marquer toutes les espèces de rapports du nom, est destiné à désigner les rapports de contraste, les rapports où le sens serait ambigu, équivoque, étant rendu par un autre pronom, et ceux où le sentiment doit se produire dans l'expression. Exemple:
Ella laquale era formosa.
Elle qui était charmante.
VABIAMTBS DBS nONOHS BSPAONOLS.
Les anciens espagnols^ au lieu de de el^ deellos, de ella, de elhf écrivaient comme les Italiens, del, dettos^ della^ dello , mais ceci n'est plus en usage.
Aux proms miy ti^ si^ précédés du connectif con (avec), on ajoute la syllabe go : ainsi Ton dit : con migo, con tigo^ con sigo\ avec moi, avec toi, avec soi.
De tous les pronoms espagnols, sont du genre masculin él, el/oSj loSj nosotros et î;oJOtro5, sont du genre féminin, e//a, ellasj las, nosotros , vosoiras^ sont indistinctement des deux genres fous les autres, savoir : ^o, lu, /e, les^ se, siy nos et 05, sont du genre neutre lo et elhj qui n'ont pas
de pluriel, et qui ne son) susccptUtles (l'aucune varialiom
Les KspagnoU se servent quelquclois du pronom roi pour parler aux personnes constiluées en haute dignité, Ou à plusieurs individus rëunis en corps. Ce pronom est des deux genres et des deux nombres et se décline en vos pour le subjectif, le vocatif et l'ublatif, et en vos ou os pour l'objectif et le dalif, en prenant les connectifs nécessaires pour marquer les rapports qui en sont susceptibles.
Les Espagnols ne se servent jamais Aenosotros et vosotros an datif ni à l'ablalif, mais de ?tos et vos. Ainsi, dans cette phrase : « le général qui nous recommande l'obéissance, nous sauve, et te souverain qui vous inflige le châtiment vous aime, » ou doit dire : El gênerai que nos encomienda la obediencia nos salva , y el soberaoo que os inflige el castigo, marna. '
Les pronoms me, le, sese trouvent indistinctement sous ces formes au datif et à l'accusatif; c'est te sens dela-phrase qui fait distinguer le rapport qu'ils expriment. Ainsi, dans cette phrase. Don Quixole me encanla, le pronom me est à l'objectif; et dans celle-ci, Telemaco me da bellas lec clones, le pronom me se trouve tu datif. Il en est de même des pronoms te, se le.
Le pronom nos s'affixe aux verbes, et leur faîtprendre le s fioah Exemples: amamonos, perjudieamonos , pour amamos nos, perjudicamos nos.
La plupart des Espagnols coufqndent te et h, en se servirant, < aire espa~
gnoIe, à 0, lo abor-
rezco, p ire, d'après
les princ -rezio, per-
seguirle. s attention
^ que cetli as presque
tous les
Le pr en italien.
Exempli
Que se dice ? que dit-on? se queTUa, on raconte. '
Le pronom conjonctif que ('qui , que) est commun aux
trois genres et aux deux nombred dans tous les rapporta, sans changer de désinence; lise dit des personnes et des choses. Exemples:
El hombre que habla mucho.
La muger que mas ama*
Todos les dioses que ha invenlado el hombre.
No siempre dicen los hombros lo que pensian.
Ce pronom au génitif, à Fablatif et au datif, ne se dit guère que des êtres physiques et métaphysiques. Exemple *
Ese acaeclmiento de que me hablas era inev!tabile«
Las preocupaciones de que esta lleno el mondo, son in-* cibeles*
Las palabras con que me linsongeas me prueban que no cres mi amigo.
Le pronom quien (qui) des deux genres n*est applicable qu aux personnes ; il est employé le plus souvent comme interrogatif*
Quiensert quelquefois à la place deson pluriel quienes. Ainsi Ton peut dire ;
Ha maWados à quien tributan incicnso los ignorantes.
Il s^emploie aussi pour les rapports de circonstance.
Exemple :
Ese filosofo de quien '^dices; esos dosotros, de quienes se dise que el uno lloraba siempre, y el oiro siempre reia^ eran Democrito y Heraclito. ,
Le génitif czi/o, masculin, ouya^ féminin, cuyùj neutre, piuriel^é;i£/05 masculin, 6'z^/a.f féminin, s^accordeen genre et en nombre avec les noms qu il détermine, bien différent du latin cujus^ quorum^ quarum, qui s'accorde avec son antécédent dont il est le signe de rappel. Exemples:
Homero, cuyo genio inventor servio despues de estimulo toa dos los otros poetas.
•La Espana^ cuyos guerreros, segun la propria expression del sunado Romane, fueron torror romani imperii.
Los Egypoîoi, cuya rôligion isupersticiosa posô en gran parte à los Griegos.
Gonxalo de Corde va, cuyas hazanas fueron funestas à los Mores.
Le pronom quai (lequel, laquelle^ ce qui, ce que) est de tous les genres, toujours précédé d'un déterminatif soûsle genre et le nombre du nom précédent, comme ritalien quale et le français lequel. Il sert pour les personnes et pour les choses et se met à tous les rapports du nom dans la phrase incidente é
S'il est interrogatif, il perd le déterminatif, bien diffé*reni du français, qui le conserve. Exemple.
Quai de dos es peor, el fanatisme, o el athéisme ?
Lequel des deux est lô pire, le fanatisme ou l'athéisme ?
Le pluriel quales sert également aux deux genres et à tous les cas.
Rappelons dans un tableau particulier les pronoms conjonctifs que le défaut d espace nousa forcé de resserrer dans le tableau général ; on en verra mieux la correspond dance avec les pronoms italiens.
CAS
BT