‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 90 sur 96 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

CONCORDANCB DU TIRBB.

Le verbe est Tëlëment essentiel qui donne aux signes de nos idées une sorte d'existence dans le discourt ; c'est par son expression que le3 idées composées d'abord, se décomposent et se démêlent en idées simples sous la déduction de rappofls plus ou moins généraux et indéterminés^ qui les lient ou les séparent dans Tordre de leur succession* Delà vient que les grammairiens ont donné à cette etpèce de mot le nom de verbe ^ verbum^ mot par excellence^ parce que sans verbe il ne peut y avoir aucune proposition et que la nature de toute proposition ou phrase consiste à exprimer rexi$tence intellectuelle du sujet sous une rela» tion à quelque modification ; ce qui ne peut être exprimé que par le verbe.

Or, de ce que le verbe exprime l'existence d'un être déterminé par des modifications et par des rapports , il est susceptible d'une variété infinie de formes, d'inflexions et de désinences pour énoncer toutes les circonstances diverses de ces manières d'être, de ces modes d'identités de Têtre -, d'où nous coneluons qu'un examen raisontié de Ia nature et des usages de ce mot peut répandre une grande lumière dans la grammaire.

îl

TaUeao de tous les modes

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