‹ Grammaire générale: ou, Philosophie des langues, présentant l'analyse de lChapitre 91 sur 96 · POSITIF · texte numérisé non relu

POSITIF

>\ simultanë a racdon de la W I parole

g' UnUrieur à l'action de la «" > j parole

g' jpostërîear a l'action de PQ I la parole

simultané (à(përiodal. . , ^^ ^^.

un passe). . J historique. ||tu^«, jVfrapiMU.

tA

SUMBDORNE.

fuirro, je frappe,

TtTUÇ«,i'ai frappé,

je viens de frapper, je frappe habituellement.

TOffw, ou, je vais frapper, {AiXXn» T^irrsty Je d ois f rappel

IruffOov, je frappais.

^ .antérieur (à ( périodal. • î^ y un passé). • {historique.

|postérienr(à)I^"**^**

un passé). « i, . . .

■^ ' I bislonque.

«^IsimuUanéà un futur. . .

■g, /antéieur à nn futur. . .

g» f postérieur â un futur, .

ItetOçtiv, j'avais frappé.

fruwov, j'eus frappé.

£{AiXXoy Tuirtty, je devais

frapper.

sptXXriaa xu^j/ai , je dus

frapper.

Tu«I>M, je frapperai.

TfToçàç if(JOp.ott , j'aurai

frappé.

[uXkinatà TuirtTy, je devrai

frapper.

TUTfTï, frappe (verben)^

Tsivu^Sy aie frappe (veiberaris).

TUffT», que je frappe a

l'heure.

Tuirt, frappe, doive frap*

per (verberato).

Tu<{>ov, que je frappasse.

TwiTtt, que j'eusse frappé.

|tcXXriOo TTÎ^/ai, que je dusse frapper.

Tv</«, que je frappe.

Ttrjçtt, que j'aie frappé.

|AeXXtt TUfftIvy que je doive frapper.

et tems du verbe grec,

TIORNBL*

MODE IBIPERSONNEt.

soprosiTip.

Tvirrei{Uy je puis frapper, si je frappe » que ne puis-je frapper!

TtT^6t|M, j'ai pu frapper, que n'ai-je frappé!

vànoiuXf puis-je frajiper ! £issent les dieux que je frappe !

Tû4i«i(Ai, je pus frapper, si je frappais,

tOitoi^, j'eus pu frapper, si j'eusse frappé.

fM>XiQ«oufiii Tu<|»flK, je pus deToir frapper, si je dusse, si je devais frapper.

T64«t(Uy je pourrai frapper, je

frapperai si...

TtrO^oc J9oi{«inv, j'aurai pu frapper, je frapperais si...

|AS>Xnaot(Ai Tuirilv, je pourrai de-

Toir frapper, je devrais

frapper.

Tuirritv, frappermaintenaut.

Ttrôçivot, avoir frappe aujourd'hui.

Tuiriîv f devoir frapper à l'instant.

Tu^'ai, frapper autrefois,

Tumlv, avoir frappé autrefois.

(AcXX^tfai*Tu<|»flu, devoir frapper autrefob.

TÛ^I'Kv, frapper un jour.

rtTuçoc r9t(6at, avoir frappé un jour.

(AsXXioaiîv Toiritv» devoir frapper un jour.

TÔirrttv» frappant mainte* nant.

TtTUfMC, avant frappé au* jourdhui.

TUffMv , devant frapper à rinstant.

Tu4>a;» frappant alors.

Tuirûv, ayant fl*appé alors.

{uXX^oac t64'«i» devant frapper alors.

Tv^^tty, frappant un jour.

TiTuçù; lao(4tvoç , ayant

frappé un jour.

{&tXX^9«»v TuirtZv, devant

frapper un jour.

' NATURE DU VERBE, l" FORMBs DO coEfirïcnF d'ii>bntitb«

Le verbe ou connectif variable exprime la coexistence ou identité d'existence d'une modification avec son sujet. Cette fonction le rend susceptible de varier sa forme par différens modes pour marquer les différentes manières dont cette existence est conçue par l'esprit ^ d^où il suit qu'il prend le nom de connectif variable âHidentité^ ou simple* ment connectif <£ identité^ dénomination propre à énoncer la.nature de ses usages et à le distinguer du connectif invariable (préposition et conjonction) qui ne varié point dans sa forme parce que sa destination ne Ten rend pas susceptible.

Le connectif variable (verbe) est l'expression d'un rapport d'identité senti ou raisonné, c'est-à-dire, analysé, entre la modification et l'être son sujet.

Le connectif invariable (préposition, conjonction) exprime le développement d'un rapport de subordination entre un être subordonné dans la pensée et un être principal revêtu de déterminations qui le mettent en relation avec lui \ la détermination énonce le rapport d'une manière générale^ énonce la généralité du rapport; le connectif invariable désigne le complément de ce rapport, l'idée qui particularise ce rapport sous uçe circonstance déterminée,

L^idée différentielle de l'existence sous une relation à une modification est le principe de toutes les propriétés du verbe. Or^ l'existence est ou intellectuelle ou réelle. L*exb« tence intellectuelle est l'identité que l'esprit aperçoit entre le sujet et sa modification, et qu'il considère dans sa pensée comme hors du sujet. L'existence réelle est cette identité déterminée par sa combinaiscui stvec |a modification j c'est

la même identité transportée dans la modification pour être Gonfondue et exister avec elle hors de la pensée. C est cette combinaison qui constitue le verbe proprement dit^ sans lequel il n'y a point de proposition^ c'est-à-dire d'expression de la pensée. Le signe de Tidentité ou le connectif d'identité n'est point un verbe; il n'est que la partie essentielle du verbe; c'est, comme le dit l'abbé Sicard , le « mol-lien, » qui exprime le rapport du modificatif avec le substantif. Le verbe doit donc se diviser en conneclif d'identité intellectuelle et en conneçtif d'identité réelle et combinée avec le modificatif; ou, pour tout dire en un moi^'connectifdH identité et verbe proprement dit.

Le verbe se compose donc du connectif d'identité et d u mo/Zi^catif/combinés ou séparés suivant les usages des langues. De là il résulte qu en décomposant le verhe^ on retrouve toujours le connectif d'identité être avec un modificatif. Mous développerons bientôt les formes de sa combinaison.

Le connectif d'identité sous l'un et l'autre de ces modes peut désigner ou le jugement ou la pensée.

Quand il désigne le jugement ou le produit du jugement, il s'exprime sous un mode abstrait de personnes, de nombres, parce qu*il énonce seulement un rapport senti dans la modification, une idée isolée, confondue dans la modification, une idée qui n'est point analysée, et qui n'est point rapportée à la personne, au nombre du sujet. Il ne désigne donc encore qu'une idée, qu'un sentiment de rapport, et en conséquence, il prend le nom de connectif didentité^idée , dénomination qui comprend l'infinitif, le participe, le gérondif, le supin.

Quand il désigne la pensée, il s'exprime sous un mode déterminé par la personne, par le nombre , parce qu'il énonce une idée analysée , démêlée de la modification et rapportée à la personne et au nombre du sujet. Il désigne alors l'expression du sentiment de rapport, c'est-à-dire, la pensée, l'action du raisonnement qui a séparé (putavil) l'être de sa modification pour les lier ensuite par une identité, et sous ce mode il prend le nom de connectif dUden"

tité-penséûf ou délibérée , dégagée , démêlée de la modification intellectuellement; car cette décomposition intellect tuelle n'empêche pas qu^il ne se recompose matériellement dans le discours avec la modification.

Le connectif d'identité idée exprime donc une idée composée du sentiment de rapport et de la modification. Cette modification peut être ou absolue on relative par objectif ou par circonstantif et former une phrase ; mais cette phrase n est qu une idée ; c'est une idée sous la forme de phrase, c'est une phrase^idée. Car la phrase est une suite de sons, une association de mots ; caractère qui la distingue de la proposition qui est l'expression de la pensée. Or la phrase est l'énoncé du jugement, l'énoncé de U proposition ; d'où il suit que le connectif d'identité selon la nature de ses mo« des constitue ou une phrase-idée ou une phrase^pensée.

Beauzée appelle abstrait le connectif d'identité intellectuelle ; mais cette dénomination conviendrait également au connectif d'identité-idée et au connectif invariable. 11 nomme concret (il aurait mieux dit déterminé) le connectif d'identité réelle; mais ce nom convient aussi au connectif d'identité pensée. Cette équivoque^ ce vague de dénominations prouve avec quelle précision et quelle sévérité d'analyse il faut adapter des noms nouveaux aux idées. Cela ne peut être fait avec succès qu^après que la nature des idées est exactement déterminée.

La coexistence exprimée par le connectif variable peut avoir en général trois sortes de rapports à une époque de comparaison : rapport de simultanéité , lorsque l'existence est coïncidente avec l'époque; rapport d^anlériorité, lorsque l'existence précède Tépoque; et rapport de postériorité, lorsque l'existence succède à Tépoque.

Des observations précédentes il résulte : lo que le connectif d'identité relativement à sa nature est de deux espèces : connectif d'identité intellectuelle, connectif d'identité réelle; 2o que relativement à sa combinaison avec le modificatif, il reçoit diverses formes accessoires plusou moins variées dans la conjugaison et que les grammairiens appellent voix du verbe; 3<> que relativement à l'acte de l'esprit,

il modifie ces deux espèces en deux autres et se divise en eonnectif d^dentité-idée et en connectif-d'identité-pensée; 4^ que relativement aux époques de Inexistence, il modifie Tidentité par trofs formes générales : tems simultané, antérieur et postérieur i 5^ que pour compléter cette énumération, Tacte de Tespritqui sent ou raisonne le rapport d'identité d'une modification avec son sujets est ou affirmatif ou négatif ou interrogatif ou provocatif ou désidératif. Delà vient que Fidentité-pensée est ou affirmative, ou négative, ou interrogative, ou provocative, ou désidérative. L'iden* tité-idée ne peut être qu'affirmative ou négative.

2*^ COMBINAISON DU CONNBCTIF d'iDENTITÉ SIMPLE àYRC LE MODinCATlP

SANS TOCS LES VEBBES.

Nous avons démontré que la nature de tout verbe est de peindre Texistence avec relation à une modification dont elle est abstraite ou avec laquelle elle est unie pour pren« dre une sorte de réalité hors de nous, etq'Ue tout verbe déterminé par une modification , se compose de cette modification et du verbe abstrait ou intellectuel être. Recher<^ chons dans la composition du verbe-modificatif les preuves de la combinaîsoiMu verbe abstrait avec la modification. Ces preuves se trouvent dans les désinences du verbe grec et latin et dans les simultanés de Tactif du français. Les désinences du verbe être se trouvent démêlées dans les antérieurs du français et dans les postérieurs du latin. Voir le tableau en sept langues.

Nous savons que le verbe primitif^ être^ d'existence intellectuelle^ se combine dans toutes les langues avec le roodificatif pour prendre en quelque sorte hors de notre esprit une existence réelle et constitue une autre espèce de verbe dont lui-même forme les désinences, et dont le modificatif avec lequel il est combiné, devient la racine ou le radical*

Oo le verbe primitif exprime Texistence par cinq voyelles, a^ e> t, 0; u, qui , déterminées par la désinence o», forment cinq modes d^cxistence ou voix dans les verbes mo* dificatifs de la langue grecque ««> , je respire ; so>, je suis;

t(ù, je suis; oa>, je suis; wù^ josuis : terminés anciennement en oL^ix, eyiif t(xi, o\i.\, u(At, dont Fanalogie se trouve dans la langue hébraïque qui exprime sa conjugaison par sept termlnaisons différentes , caractéristiques de sept modes d'existence dans le verbe j dont la langue latine, par imitation a fait les cinq modes par lesquels ses verbes*modificatifs expriment Texistencei ao, eo« io, oo, uo^ avec la termi* naison en mil ami, emi, imi, omi, umi, et par contraction^ am» em» im, om, um ; et d'où les langues ont dérivé avec plus ou moins de permutations les désinences de la conju« gaison de leurs verbes •

La voyelle e est le signe primitif de Texistence dont les quatre autres ne sont que des modifications qui en désignent les idées accessoires. Ainsi , dans eco ou eifAi et par contraction îa, Te désigne l'existence ,* le reste est la désinence qui modifie cette existence par les idées accessoires qui la rendent en quelque sorte réelle hors de notre es* prit.

Singulier, »(/.(, tiq ou eiy sorti ; sum, es, est; je suis, tu es> il est.

Pluriel t9\u)f^ tint, état; sumus, estis^ sunt ; nous sommes, vous êtes, ils sont. «

, Duel. — EoTôv, ejTov; vous êtes tous deux j ils sont tous deux.

« Ce verbe, qui exprime Texistence, a dû être chez tous Il les peuples le premier de la langue. Pour Tavoir il n*a ce fallu aucune récherche. On a fait une légère émission ce d'air; aussitôt est née la voyelle e qui atteste^ on ne peut « mieux, l'existence. Aussi celte voyelle, qui n'exige qtfune « simple ouverture de bouche pour être entendue, se ce trouvet-elle en grec^en latin, en français (en allemand, « en anglais); elle se trouve dans le latin JMm, e5, est^ eram^ et eras^ erat, ero^ eris, erit, etc. ; dans le français Je suis, ce tu esy il nst ; et presque toujours dans le grec «w ou eifAt, « etç, cffTt. Les autres voyelles a, i , o, «, ont concouru à (( exprimer aussi l'idée d'existence; témoin alians<x(o, je « souffle, je respire, je suis, et le vieux latin /oo et par con-

— Sfil —

«Iraclion/o, d'où le déponent ^r/ témoia idmi ireei a dans les personnes obliques du présent eo^ is, it^imus^ « itis^ éunl\ dans l'imparfait iham^ dans le parfait iVi;dans <c rîmpératif î, ito) témoins o danser© et forem \ témoin « enfin v dans/iio , dans^wî pour fu\fiy et dans sum^ d'où ce le français je suis. » (G ail, Essai sur les désinences grecques^ latines etjrançaisesk)

Dans les dififérens dialectes du grec, le verbe primitif a subi différentes permutations qui ont servi de fondement aux désinences des verbes dans les langues postérieures»

Première personne du singulier,

E(D, eito), tt\>.\y et par contraction etfxi, ancienne forme atlique propre à distinguer ItfAt, sum, de lofxi, dico 5

E[XH-l, de lancienne forme dorique l\>^o\x de efxefxt par réduplication^

HfAi, forme éolique qui présente la contraction de ^[ai,

son plus plein ;

Effsfxt et par syncope ^«[au

Seconde personne du fingulier*

Ëîç, es^ deuxième personne apparente à l'actif, formée de 6(D et de eifAt ou plutôt de eefjLt par contraction de letç que les Ioniens nous ont conservé; et par l'usage le <xt s^est retranché, et il s'en est formé e! pour fei, forme allîque.

Efii et par contraction altique et, forme qui tient du passif; car atliquement de pouX^l*«'on fait pouXsi, vis, pour pouXYj de oio|jiai, oi8t pour oiv), existimas ; de otj/o[Aai^ ot|/ei pour

0^, vides (0; ^

Et) deuxième personne de e<)ii.«i, ew«t> eeai, et en > torme

poétique ;

E(T(jt contracté deedscri, deuxième personne de e<re|xi^ forme

poétique.

(l) Gmfim^in * Burnouf, p. 201

E(s deuxième personne de v)(tt ou plutôt de e|Ai forme usitée avant Tinvenlion des voyelles longues ;

D'où la terminaison es dans doces y mones , etc., et la deuxième personne tu esy dans notre langue*

Troisième personne du singulier.

Etftt d*où le latin est et le français est. Les Doriens disent evTt au lieu de sti par insertion de v; eart vient de eaf^t, Wf tort ; sTi vient de e[Ai c(, en

Première personne dtt pluriel.

EorfuV) sumuSj de e^ejav ;

EfMv de ii^ij et(ii€v ou tfAsv de et(At ; ei[u<^ forme dorique.

Deuxième personne du phniel.

Effxsj contracté de 69eTe ou sts de e[At; d'où vous ^itej ou

VOU8e5te5.

Troisième personne du pluriel.

Eifft, contraction de «eai venant de se|At ;

£a9t, forme ionique! .

EaMi forme poétique | '

'EvTiy forme éolique i terminaison commune au singulier

EvtI, forme dorique jetauplurieldanscesdeux dialectes.

Duel.

E^ov, eorxôvy tous deuxy pour s^tov^ de s9C(At; comme TiOcTovy TtOiTov viennent de "PiOsiiiiy ancienne forme, remplacée ensuite par TtOtifxi.

Des observations précédentes il résulte, l"" (Jue la forme en {Al désigne Tactif et celle en \fAi le passif; 3"* que les formes v)(i.i ou ejjii, ev ou v|v, sfievou v)(mv, n*étaient dansTorigine du langage que le présent ou le passé dt| verbe etvat^ être j

30 qtiejdans le principe ces formes ont désigné également Taclir pu le passif; tmx> Ttejxt, Ti-/);At; tie|Aaty Tto{Aat ont sigi^ifié d'abordya suis honorant on je suis honoré^ modes d'açlion que les circonstances seules pouvaient alors distinguer, mais que Tusage, éclairé ensuite par le raisonnement, a caractérisés par les désinences fixes de ca ou (ai pour le modatif actif et par celles en f^ai ou o|Aai pour le passif.

Nous avons dit que le verbe primitif dans ses formes variables eco, e[At ou ei(At, exprime, outre Texistence par e son radical, des idées accessoires qui en rendent Tabstraclton positive, et en quelque sorte hors de nous.

Nous ajoutons que ces modifications déterminatives désignent les rapports de personne et de nombre du sujet de ridentité. Il y a donc à remarquer dans un verbe combiné avec SCO ou et(At, V e, signe primitif d'existence qui se transforme y selon les circonstances, en a, t> 0^ u; 2ola désinence qui est l'expression des pronoms ou relations du nom avec Tacte de la parole.

En effet, si à la voyelle e vous ajoutez co ou fxt qui représentent les pronoms £Y^ ou (ai, tous avez eo>ou [Ai moi être on je suis y pour la première personne ; ajoutez a, vous aurez sç, d'où le latin es et le français tu es; ajoutez i, pronom de la troisième personne , ou Tt> troisième personne doriquCy TOUS avez et et cti, lui être ou il est.

D où il suit que dans ep^ eCf eti, ou e9(At, eç, 6(rrt, il faut reconnaître: 1"* Tabstraction derexistencee,e^re; 2o|es trois personnes qui rendent positive cette abstraction par sa relation avec le sujet de Faction ou de la modification dont elle désigne Tidentité : en, abréviation de cy^ ou (i.t, pour la première personne : ou ou tu ou xa ou Oa,pour la deuxième; t ou e ou 91 011 doriquement xi, pour la troisième.

FOlUlfiS DBS TROIS PBBSOlRtlS DU CONNtCTtF TABIàBLI.

La relation du sujet de Fidentité avec Facte de la parole est donc exprimée dans le mode déterminé du connectif variable , le principe de la parole ou première personne par ^Y^*' ou (ai; l'objet de la parole ou deuxième personne

par 9U) ou tu> ou tgc, ou 6a ; le sujet de h parole ou troisième personne par t^ ou e ou (rt, ou doriquement tt : Krrafxi^ tOTOtCf i<yta(rt; Sidcofxt, StSo^^ Si^otrt; Ccu^vofAi^ (euyvuç^ (éuYvufft.

11 faut d'abord observer que les anciens, au lieu de B*(ta di* saient cm-K, génitif epo^, sfAouç^ datif £|Aeiott tfAu, d'où mt pour mil et avee respiration mihi chez les latins; ê{xt ou (fci pouvait donc se dire au lieu du nominatif ef&tc.

Quelques étymologistes font venir cd de âtyoD J'agis, qui, selon eux, est la racine de 6Y(u, parce qu'il désigne dans le pronom le principe de Faction exprimée par le verbe.

Des quatre formes de la deuxième personne &u> 'ru, ta, boL, la plus usitée est (ru; si vous retranchez t>^ reste <r, lettre caractéristique de la deuxième personne, non pas qu'elle soit le radical du pronom, mais parce qu'elle est le signe de l'aspiration dontô était primitivement surmonté. C'est ainsi que se termine dans le grec tuTueiç, fctuTcsç, cTud'a^r, tu^j/ek;, etc; dans le latin amas^ amabas^ amai^is et par addition de : amayisti^ amaveres^ et dans le français lu aimes j tu aimais^ tu aimas ^ tu aimeras^ etc*

Cest ainsi quelesEoliens disent oiSotaôa, et par syncope oMrOft, nosti*tu^ viSctaOa, videras tu, irapiqaea, aideras- tu, formes emphatiques dans lesquelles Ooi n'est aucunement explétif.

De même que à la deuxième personne <ru, les verbes ont fait d^abord t<i'ra<ni, âi$offu^ Ccufvûou, puis par apocope de u^ t«T«<, StSo<r, (eu^vu^^ de même, l ou f signe de la troisième personne a donné les désinences primitives t^rai 81801, Çevyvoi, en marquant l'aspiratîon de la voyelle i par le signe d'aspiration que Ton plaçait même au milieu des mots \ ensiiite^ au lieu d'aspirer la voyelle \ on a mis devant t la let«* tre 9, ce qui a donné iffravi, 818001, i^ev^^uat. Au lieu de ces formes lesDoriens^ qui préféraient t à tr, ont dit iataTt,8t8ott, Ceu-jfvuTi, d'où les latins ont fait amati, doceti^ auditif et par apocope de la dernière voyelle, amat^ docet^ audit.

Nous avons dît que s était avec i pronom de troisième personne. En effet, t et is, comme l'observe Gail^ d'après Scheid, se désignaient anciennement par le même signe ou caractère; ainsi l'on a dit également ttxTn» ou texoi pario, mmfA ou iritin oado^ ^v*v^\ ou ysvojAfic» nascor ;ainsiles iatins

ont dériTé tingo de tt^Y^, priyo de irep6a), plico de wXexw,. m de êvy meui de ^vtoç.

D'où il suit que nous devons reconnaître , l"* dans les désinences de ta ou eco, eiç, et, le verbe eijxi ou eco conjugué, eu conséquence desquelles tiw, par exemple, Tiet(;, tisi, signifient je suis, tu es, il est honorant ; 2^ dans les désinences (Al, a, 9ty les dialectes de e(», en ejAi, eç, eat, ou doriquement «[xt, aç, «jt, desquelles sont composées i9a{xt, tcraç, laaffi.

Les deux formes eco ou s(xi se trouvent fréquemment dans Homère et ont été Tune et Tautre imitées par les latins : la forme en eeco, esk, est, est familière à Hérodote et aux autres écrivains qui ont suivi le dialecte ionien. Prenons des exemples dans le premier chant de X Iliade : oçpa \Lr[ otoç apYeiotv ayspaaTaç &> (subj .)5 vers 119, aYaÔoç Tcep Iwv j vers 1 3 1 . AtifAoç làv; vers 171. Ayaôûç Trep làv: vers 265.

Les désinences grecques ont produit les désinences latines et françaises. On dit en grec Tt^xaco, -GS, a5i<-^<;, «éi,-^; de même en latin, amao, amo, amaeis , amas. La troisième personne se prend dans la forme en |xt; amat est par apocope de amati, dorique.

La forme en (xt se retrouve aussi dans le latin; par exemple, inquam venant de inquami, et dans l'inusité inquimi> qui a donné inquis^ inquit, inquiunt*

Le français a non-seulement adopté les personnes des grecs, mais il redouble même l'expression du pronom, l^'en renonçant devant le verbe^ j aime, tu aimes^ il aime; je «Y^, tu TU, il î; 2* en le postposant auradicala/m, j'aime, e abréviation de eoo; tu aimes , es correspondant à e^; il aime, e désinence expressive de e, troisième personne pour t. Je retrouve encore dans qu il aimât, il aimerait, etc., le Ti dorique.

Dans nous aimons^ vous aimez, ils aiment, on peut reconnaître la même correspondance»

<c Les Doriens disent TUTrroTieç, nous frappons ; mais ils ce ont dit aussi TuwTOfxevç; qui en ôtant par euphonie la ce voyelle e, ne retrouve la terminaison omns et ensuite onsP ce Dans vous aimez , la conformité est moins frappante^

« Cependant considérons que vous aimez est pour vous « êtes aimant; que êtes ou estes vient évidemment du grec Il e^Te; que ez de aimez est le même que eds plus doux que «< etSy et que ets est par apocope et métathèse pour estes. ce Nous ne serons nullement embarrassé pour la troisième a personne. Au lieu de et<rt, suni, les Dôriens disent £VTt. « De evTt retranchez t, yous|avez ent^ lequel, joint au radical ce fiim, nous donnent aiment. La terminaison ovrt par apocc cope de t, se retrouve dans ils font et autres syllabes, ce Quant aux latins, ils doivent évidemment leurs terminai* « sons ant^ ent^ uni, au Dorien iffravri, xiOevti ÇeuyvuvTi, dont c( ils ont retranché la finale i » (Gramm. de Gail).

C'est en conséquence de celte conformité que les verbes français sont soumis a des règles positives et invariables d'orthographe. Rappelons-les ici; ce sera un nouveau moyen de rapprochement du français avec le grec.

Le verbe français termine ses désinences : 1^ par un 5 à la première personne du singulier, dont Tusage excepte les désinences en e muet, en ai prononcé comme é fermé; toujours un s au pluriel; 2^ par s encore à la deuxième personne du singulier, excepté fimpératif en e muet; par 5 au pluriel quant Ve est muet, et par z quand Vé est accentué d'un accent aigu^ car le z équivaut à s précédé d'une voyelle accentuée dont il porte Faccent aigu; 3« par < à la troisième personne du singulier, excepté dans les terminaisons en e muet dans tous les tems^ et en a dans les formes positives seulement, et toujours par nt au pluriel. Ces règles d'orthographe sont applicables à tous les verbes possibles de la langue française.

Les désinences de Tallemand se tirent aussi du grec. Les variations du verbe dans chaque tems de chaque mode se terminent, à la

SingaUer.

Plari«l

1" personne, en

en

est

ete

en

où l'on reconnaît Te, signe de rexistencc.

L'anglais présente la même analogie de désinences, mais avec moins de variations que Tailemand) dont il se rapproche sous beaucoup de rapports. Les personnes se terminent à la

Siogalier.

Plariel.

V* personne, en

est ou st

es ou s

Elles sont déclinables en plusieurs tems ; le pronom qui se décline en fait connaître l'espèce sans la marquer dans le verbe, si ce n*est à la 2*^ du singulier, qui prend st dans les tems simultanés ou antérieurs et simplement t dans les tems futurs.

L'italien offre une suite de terminaisons qui marquent les personnes à Timitation du latin qui est sa langue-mère: ce sont à la

Siogidier. Plariel.

i" personne,

0, a, ai

mo

i, a, sti

te

no

L'espagnol, qui est à Fitalien ce que Tanglais est à ralle-> mand, offre la même suite de désinences :

singulier.

Pluriel.

1" personne,

mos

as

ais

an

3. MODES DBS COMBINàlSONS DU COMMICTIF D'IDBMTITÉ, 00 BSrèCBS

DU TBBBE.

Le connectif d'identité, considéré dans sa nature, est ou identité intellectuelle ou identité réelle. L^ideotité intellectuelle est séparée du modatif; Tidentité réelle est la combinaison de fidentité intellectuelle avec un modatif. Elle se complique ou avec un modatif de faculté d'action.

ou avec im modatif dVtion. L'identité de faculté d'agir est ou absolue ou relative ; ridentité d'action est aussi absolue ou relative* L'action absolue^ la faculté d'action absolue, se termine au sujet de la proposition ; la faculté d'action relalive, Taction relative se termine à un objet diiSerent du sujet.

ce II suit de ces définitions qu'il n'y a point de verbece adjectif (verbe compose) qui ne puisse se décomposer (( par le verbe abstrait ^£ra (verbe simple). C'est une consécc quence avancée par touslesgrammairienSyét fondée sur ce ce que les deux espèces désignent également par l'idée K générale de l'existence intellectuelle, mais que le verbece adjectif renferme de plus dans sa signification fidée ac- (( cessoire d'une modification déterminée^ qui n'est point « comprise dans la signification du verbe abstrait. On doit « donc trouver dans le verbe abstrait la pure nature du « verbe en général 5 et c'est pour cela que les philosophes (( enseignent qu'on aurait pu, dans chaque langue^ n'em- (( ployer que ce seul verbe, le seul en efi'et qui soit dece meure dans la simplicité de la signification originelle et « essentielle.

(( Quoique le verbe être puisse devenir adjectif au ce moyep de l'idéç accessoire de l'existence réelle (comme « dans cette phrase, Hercule n'était pluSf qui signifie^ ce Hercule n^ était plus existant réellement) , il ne s'ensuit « pas que l'idée de l'existence intellocluelle ne soit pas ce l'idée propre de sa signification spécifique. Que dis-je ? ce il s'ensuit au contraire qu'il ne la désigne par aucune aucc tre idée, quand il est abstrait, que par celle de l'exisce tence intellectuelle; puisqu'il exprime nécessairement « l'existence de la chose, qui est.signifiée par le nom joint ce à lui; que celte existence n'est réelle que quand être est « un verbe abjeclif, et qu'apparemment elle est au moins « iqtelleotueUe quand il est abstrait, parce que l'idée acte ce$soire doit être la même que fidée fondamentale, sauf ce la diOerençe des aspects, ou que le root est le même ce dans les deu3( cas, hors la différence des constructions.» (Beauïée),

Il suit de eec rëBeiions que c'est la nature de la modification qui constitue dans le verbe les formes que les gram* mairiens appellent voix. Or^ la modification est ou abso-* lue ou relative ; la modification relative est ou active ou passive, selon que son sujet est ou le principe de Taction qu'elle renferme «ou l'objet de cette action,

ce Les verbes^adjectifs se subdivisent communément en c( actifs, passifs et neutres. Cette division s'accommoda ce d'autant mieux avec la définition générale du verbe, « qu'elle porte immédiatement sur l'idée accessoire de la « modification déterminée qui rend réel et positif le sens « des verbes adjectifs, car un verbe adjectif est actif, passif a ou neutre, selon que la modification déterminée dont d ridée accessoire modifie celle de l'existence intellec» « tuelle, est une action du sujet ou une impression pro« « duite dans le sujet sans concours de sa part, ou sim« a plement'un état qui n'est dans le sujet ni action ni pas (( sion. )) (Beauzée).

Cest en conséquence de ces réflexions que nous avons dressé le tableau suivant des espèces du verbe.

simple <N| décompoiée • . . • 4/rtf immobile.

[demeurer immobile (être longtems).

vivre content (être toujours).

&\ comBUqoée ayec I ^ . . . .

§ 1 nn sabmoda- { | paraître bon (être en apparence).

* "de formel. , , l*^"»*^ ï>on (être en idée). -

] passer pour habile (elfe per rexpf" S I \ * I rience).

combinée ayee / absolue. 9»» e:(i4ter ou être (ê|re 9x|sto9l). ^ I I la faculté d^ac- 1 § \ I tion ( relatif 9, • . . «Tolr (être ayant).

et absolue dans la phrase : dofmir absolue dans) («Ir* dormant).

* ' I •®°*°J**' • I mais relaiiye dans la phrase : nuire

ar \ . . , I (a, aller de... à.

combinée avec

Faction. . . .\ ,

IrelaliTOdaps ( P*' *^^î** »*^®'' favoriser.

" I son sujet ) ^., ^v.^* ^^

dans lai^^SL ci? I Conduire quelqu'un P*"^«*' coislanwj^"' """•"•

t< Toutes les autres divisions du verbe-adjectif ou en c( absolu ou en relatif, ou en augmentatif, diroinulif, fré- M quentatif, inceptif, imitatif, etc, ne portent pareillement « que sur de nouvelles idées accessoires ajoutées à celte de (( la modification déterminée qui rend positif le sens du « verbe-adjectif; et par conséquent elles sont toutes con- « ciliablesavec la définition générale qui suppose toujours « l'idée de cette modification déterminée. » (Beauzée.)

La langue grecque a trois modes particuliers de varier les désinences du verbe relativement à la nature de la modification, relativement aux voix : « le mode actif ou la « voix active est la suite des inflexions et terminaisons « entées sur une certaine racine pour en former un verbe « qui a la signification active : Terixa^ j*ai honoré.)» (Beau« zée).

« La voix passive est une autre suite d'inflexions et de c€ terminaisons entées sur la même racine pour en former « un autre verbe qui a la signification passive: tieTt^Aai, if j'ai été honoré. » (Beauzée)«

La voix moyenne est une autre suite de terminaisons et d'inflexions entées sur la même racine pour en former un autre verbe qui a la signification moyenne: T6Tta, je me suis honoré^ je me fais honorer.

La conjugaison du verbe grec présente à l'observation deux choses: le radical, la terminaison.

Le radical du verbe est la syllabe qui précède la terminaison, et qui exprime Taction du sujet. Les verbes primi* tifs n'ont qu'une syllabe au radical ; les dérivés et composés de primitifs usités et non usités, en ont plusieurs. Dans tous ces verbes on appelle radical la syllabe ou les syllabes qui précèdent la terminaison. Ainsi dans T(M,ie radical est Tt, la terminaison co ; dans o^oXaCco, le radical ox^XaCj la terminaison «o.

La terminaison du verbe est la syllabe variable qui suit le radical et qui sert à marquer les voix, modes, tems, personnes et nombres de l'action. C'est le verbe tta ou et^At, je suis, ajouté^ au radical : d où il suit que, si l'on décompose la forme grammaticale du verbe, on retrouvera dans la

— 3ei —

termiuaison le ?erbe dVxistence £m ou ejjit plus ou moins altéré par sa combinaison avec le radical. Ainsi tim pré* sente à Tanalyse ti, honorer, et co, je suis, pour co> ; je suis dans faction d'honorer , je suis honorant et par compost? tion, j'honore. tiOti^ai , décomposé, montre ti^/) ( racine de Oeio) poser ^ et (ai, reste de ei{At après la contraction ; je suis posant, je pose.

Suivant la nature des lettres dont il est composé, le radical, en passant aux différens tems et modes de la conjugaison, subit divers changemens dans ses lettres initiales et finales. Ces changemens forment ce que nous appelons inflexions : d'où il suit que, pour caractériser la manière et la place de ces variations^ on distingue dans le verbe Taugment, le redoublement, la pénultiène et la figurative.

L'augment est un e ajouté au verbe devant la lettre du radical en certains tems de la conjugaison. Or tout verbe ' qui commence par une consonne caractérise ses tems anteneurs à la parole par l'addition d'un t et s'augmente d'une syllabe ; cet accroissement s'appelle augment syllabique: tuo, imparfait stiov; oreX^io, imp. tatùXo^.

Mais si le verbe commence par une voyelle oudiphthongue, l'e se combine avec cette voyelle qui se change en sa longue et augmente sa durée ^ c*est ce qu'on nomme augment temporel : ^$co, imparfait rfioy, opua^co, imp. copu^aov.

Les tems qui expriment une époque antérieure à l'acte de la parole, et qui par conséquent sont susceptibles d'augmcnt syllabique ou temporel, sont les six tems relatifs de la période passée dont l'antérieur périodical (le plusque parfait) a double augment, parce quMI marque double antériorité relativement à la parole et relativement à un passé. L'antérieur à un futur (le 3' futur) prend aussi un augment, parce que la parole transportant sa volonté ou son exécution dans l'avenir, ce tems désigne par ce moyen également antériorité à la parole.

Hors du mode positif (indicatif) l'augment se retranche à tous les temsj excepté au parfait, qui le porte dans tous les modes des trois voix et à l'antérieur à un futur qui le

garde*au8&i dans les oipq modes do la voix passive où. il est usilé.

Le redoublement est la première consonne du radical répétée devant Taugment syllabique des tems antérieurs à une époque présente, passée ou future, tui), TCTi^ia; Xuai, XiXuxa. D'où il suit que devant Taugment temporel il n'y a point de redoublement* Ainsi, tous les verbes commençant ^'diç une consonne suivie d'unc^ voyelle ou d'une consonne liquide, sont susceptibles de redoubler la première çod-« sonne du radical aux antérieurs à un autre tems, lesquels portent ce redoublement dans tous lesmoden; tuttco), T^Tuya;

La figurative est la consonne placée devant Ta terminaison pour caractériser la simultanéité et TantériQrité de^ tems relatifs à une époque passée ou future ; f iw, tktwj Xwo, «Wa; 6uw, TeQvxa. Les terminaisons qui commencent par une voyelle, n'ont point de figuratives, à moins qu on ne veuille alors reconnaître pour figurative la consonne par où finit la syllabe pénultième dans le radical j mais il con^ vient de rapporter la consonne finale du radical à lasyU labe pénultienne qui est chargée de caractériser l'antériorité et la simultanéité des tems qui n'ont point de figuratîve.

La figurative précise donc relativement à une époquQ présente, passée ou future, lantériorité des tems que Taugment et le redoublement ne déterminent que relativement au moment de la parole; elle caractérise le relatif des tems dont l'absolu est déterminé par Taugment et redoublement. Or les tems du verbe sont ou simultanés ou antérieurs ou postérieurs à une époque présente, passée ou future *, les tems postérieurs sont formés par une décomposition de ridentité partagée en deux mots dont Tun exprime l'identité intellectuelle, Tautro la modification que cette identité reunit dans le sujet de la phrase. Les figuratives n'ont donc pour objet que les simultanés et les antérieurs, qu'elles sont chargées de mettre en relation avec une épot|ue passée ou à venir, et se divisent en deux espèces; celles des siitkultanés, celles des antérieurs. Les trois

Toix active^ passive et moyenne ont leurs figuratives propres et invariables : si le radical se termine par une con* sonne, il ne peut se conjuguer avec la terminaison qu^en changeant sa consonne finale en lettre de même organe que la figurative, ou en la combinant avec elle; d'où il suit que chaque figurative se transforme en lettre double-sifflante ou aspirée selon la nature de la lettre précédentOt

pÉmjLTiBins*

l'actif.

TÀBlUn W FIGUaÀTITBS Dl

us PASSIFf L« MOTVir

SimulUnéi

Anlirieiirt.

SimulUDi*.

Aotéricori.

SimnUtDéK

Aaléri«uri*

L*aoriste 1^' rri^a^ et le futur 1®' tioco, ont la même figu* rativci parce qu'ils sont Tun et Tautre simultanés à une époque déterminée. Le parfait tstix» et le plusque parfait sTSTixEiv ont également la même figurative pour marquer leur antériorité à une époque présente ou passée. Il en est de même du passif : sTv<pôv)V| TU(pOi)(ro(Aoet ; TiTV|x|x«t, eTeTU{AfA7)v,

L'imparfait est la continuation de l'époque présente; c'est le présent qui dure encore dans une époque éloignée de la parole^ et c'est pourquoi il n'a point de figurative comme le présent dont il dérive: XajxSavw, eXa|xêavov. L'aoriste 2« marque une relation d'antériorité dans une époque très* éloignée comparativement au futur 2^ placé dans l'époque présente et dont il dérive; il n'a, comme lui, aucune figu-

ratÎTe et ne se distingue de raoriste 1^^ ou de Tioiparfait comme le futur 3« du présent , que par la différence de pénultième: XafA6aeva>, XaSo, futur 2^;sXa6ov, aor. 2^. Le parfait moyen est, comme Taoriste 2^, défectueux de figurative ; c*est par la différence de pénultième qu'il se distingue du parfait actif.

La pénultième est la voyelle ou diphthongue par laquelle finit le radical, soit par elle seule soit avec une consonne^ et considérée indépendamment de toute consonne antérieure. Dans Tuu, îsytù, la pénultième est h ^ï* On peut distinguer deux espèces généraleis de pénultièmes; celles qui se composent de voyelles seules^ et celles qui sont formées par une voyelle suivie d'une consonne dans le radical. La première espèce comprend deux classes de» verbes dont les uns ont le radical terminé par les voyelles i» u ; les autres par a« e» o : d'où suivent les verbes barytons en KO, ua> et les trois sortes de contractes ou circonflexes en aa>y etti^ wa. La 2^ espèce de pénultième comprend cinq au« très sortes de barytons qui sont caractérisés par la consonne finale du radical : lo ceux en S, tt, 0; 2'' ceux en *i Yt X ; 3® ceux en t, ^, 6 ; 4* ceux en Ç, <i ; 5* ceux en X, (*,

Des contractes en om^ ua, om viennent par cbangement de u final en (ai, de la pénultième brève en sa longue et par redoublement de la consonne initiale du radical primitif avec Taugment t, trois sortes de verbes en fAt^TtOvifAi de Oeo), i9TV)(xt de oraco, $i$o)(X( de ^o(o : lesquels avec le baryton en (0 changé en vu et f^t, Seixco, ^etxvufjLi, forment les quatre espèces de verbes en (ai. D'où il suit que pour la formation des tems l'on distingue six sortes de verbes barytons^ trois contractes, et quatre en (ai ; ce qui forme treize espèces de conjugaisons qui se réduisent à une seule pour la déclinaison des terminaisons rapportée à un même système de désinence dans toutes les espèces de verbes.

Les verbes barytons (€apuTovo<, qui a un son grave) sont ainsi appelés parce qu'ils ont leur pénultième surmontée d'un accent aigu, et que leur dernière syllabe n'ayant point

d*acceiit exprimé est censée en avoir un grave; et tombe sourdement : tvmta, tko, Xe^o».

Les verbes contractes marquant leur contraction d'un accent circonflexe, prennent aussi le nom de verbes circonflexes.

Les verbes en (Ai ainsi-que les contractes étant des formes particulières des barytons de la sixième conjugaison en a(o, eo>y wa, inusités à certains tems, reprennent les formes régulières de ces barytons à leurs tems réguliers, et rentrent dans la classe des barytons.

Les terminaisons du verbe grec se déclinent, diaprés le même système de désinences, dans toutes les conjugaisons avec quelques irrégularités dans les voyelles qui commencent la terminaison, et se rapportent aux règles généralessuivantes :

POUR L'àCTII

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