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L'optalif exprime

1° Sans la particule ἄν, un souhait réalisable (mode optatif) ;

2 Avec la particule ἄν, un fait possible [mode potentiel).

A ce double sens de l'optatif répond un double sens des temps secondaires de l'indicatif qui expriment :

4° Avec εἴθε, εἰ γάρ, un souhait irréalisable, c'est-à-dire un regret;

2% Avec ἄν, un fait non réalisé ou non réalisable (mode irréel).

1° Souhait et regret.

Toùto μὴ γένοιτο.

439. L'optatif, accompagné ou non des particules optatives ei, si... et γάρ, ah! si... εἴθε, ulinam, s'emploie pour exprimer un souhail ou une imprécation : |

oïro μιὴ γένοιτο, hoc avertat Deus, puisse ce malheur ne pas

arriver! Ὅλοιτο, qu'il périsse !

440 Remarque. — Pour exprimer un souhait 2réalisable, c'est-à-dire an regret, on emploie l'imparfait ou l’aoriste de l'indicatif avec εἰ yo, εἴθε, ou bien ὥφελτον, -ες, τε (debui, j'aurais dù) avec l'infin. prés. ou aor. :

1ἴθε σοι τότε συνεγενόμην, ah! si alors, j'avais été avec toi (mais 76

n'élais pas avec loi). :

Μή ποτ᾽ ὥφελον λιπεῖν τὴν Σιχῦρον (ϑ80ΡΗ.), plût au ciel que je n’eusse

jamais quitté Scyros!

2 Potentiel et irréel.

441. L'optatif avec ἄν correspond à notre conditionnel présent employé dans une supposition imaginaire : il indique que le fait pourrait arriver si telle condition, que l'on considère un instant comme possible, venait à se réaliser; c'est le mode potentiel (148) :

EX τι ἔχοι, δοίη ἄν, sù quid habeat, del; si, je suppose, il avait quelque chose, 1l le donnerait.

442. Remarque. — L'imparfait et l'aoriste de l'indicatif avec ἄν correspon-

dent, le 1 à notre conditionnel présent ou passé, le 2 (oujours à notre conditionnel passé.

Ils indiquent que le fait ne peut ou n'a pu avoir lieu, parce que la condition dont il est la conséquence est contraire à la réalité : c'est le mode irréel :

ΕΠ τι εἶχεν. ἐδίδου ἄν. si quid haberet, daret : 1° s'il avait quelque chose, il le donnerait (mais il n'a rien); 25 51} avait eu quelque chose, il l’aurait.donné (mais il n'avait rien.

EX τι ἔσχεν, ἔδωχεν ἄν. si quid habuisset, dedisset ; s'il avait eu quelque chose, il l'aurait donné (mais il n'a rien eu).

3 Aifirmation adoucie.

443. Souvent le potentiel s'emploie sans aucune condition exprimée, pour atténuer une. affirmation; c'est une sorte de present ou de futur adouci. D'ordinaire 1l se traduit par le conditionnel présent, par le verbe pouvoir, souvent aussi par le futur simple :

Τίς οὐχ ἂν ὁμολογήσειε; (XEX.), quis non fateatur? qui n'en

conviendrait ? qui n'en conviendra ?

Xwgoïs ἂν εἴσω (Sopx.), tu pourrais, tu peux entrer.

᾽Αλλ᾽ οὖν, εἴποι τις ἄν (NEN.), mais, dira-t-on peut-être.

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