TIL. PROPOSITIONS TEMPORELLES
459. Les propositions temporelles commencent par une des conjonclions :
ὅτε, ὁπότε, ἡνίχα, quand, lorsque; ἐπεί, ἐπειδή, après que:
ἕως, μέχρι. Jusqu'à ce que; ἐξ οὔ, ἀφ᾽ οὔ, depuis que. - 460..Ces coujonctions sont souvent accompagnées de la particule ἄν ou combinées avec elle (312, xt) : ὅταν, ὑπόταν.... Elles cessent alors d'indiquer un temps précis et désignent une époque ou une durée 1rdcterminée et incertaine. Aussi ne-s'emploient-elles qu'en parlant d'un fait fulur et incertain ou: d'un. fait général qui.se répèle à des dates indéterminées.
. 461. S'il s’agit d'un fait unique present ou passé, les propositions temporelles se construisent avec l'indicatif (négation où) :
“Ταῦτα ἐποίουν. μέχρι: σχότος. ἐγένετο (Χέν.), telle fut leur manœuvre jusqu’à la tombée de la nuit.
ἐλ; F St
462. S'il s'agit d'un fait futur ou d'un fait qui se répète d'une manière indéterminée, les propositions temporelles se construisent avec le subjonctif et la particule ἄν (négation μή) :
Ὅταν ἀποθ.ἔσχης. ἀποθάνης. quand tu mourras, quand tu seras mort.
Μαινόμεθα, ὁπόταν ὀργιζώμεθα, nous sommes fous, foutes les fois que
nous nous mettons en colère.
463. Remarque. — Si le verbe principal est à un temps secondaire, le subjonctif avec ἄν est remplacé par l'optatif sans ἄν :
“Ὅτε ἔξω τοῦ δείνου γένοιντο, πολλοὶ Κλέαρχον ἀπέλειπον( Χέχ.), toutes les
fois qu'ils étaient hors de danger, beaucoup abandonnaient Cléarque.
Ent τὸ ἄκρον ἀναθαίνει πρίν τινα αἰσθέσθαι.
4θ4. Après une proposition affirmalive, ποίν, avant que, se copstruit avec l'infinitif; après une proposition négative, ποίν se construit généralement comme les autres conjonctions de de temps :
᾿Επὶ τὸ ἄχρον ἀναδαίνει πρίν τινα aichéchar τῶν πολεμίων (XEN.), il gagne
le sommet avant qu'aucun ennemi s'en apercoive. Μὴ ἀπέλθητε πρὶν ἂν ἀχούσητε (NÉx.), ne partez pas avant d'avoir entendu (462).
IV. PROPOSITIONS CONDITIONNELLES 465. La proposition conditionnelle ne peut prendre que la négation μή. La construction de cette proposition varie suivant la pensée de la personne qui parle. On peut distinguer trois cas principaux.
466. 1° Cas. — Ki la condition est présentée comme un fait réel (present, passé ou futur), elle se met à l'indicatif avec ei; la proposition principale se met également à l'indicatif :
EX =: ἔσχεν. Éd ozev, si quid habuit, dedit; s'il a eu quelque chose (ce
que je crois vrai), il l'a donné.
Εἰ "Exropa ἀποχτενεῖς, αὐτὸς ἀποθανεῖ (PLar.), si tu fais périr Hector (ce
que je prévois comme cerlain), tu périras toi-même.
467. Remarque. — Au lieu de l'indicatif futur avec εἰ, on emploie plus souvent le subjonctif avec ἐάν, pour marquer que la condition contient quelque 2ncertitude (400) :
Ἐάν +: ἔχη, δώσει, s'il vient à avoir quelque chose( ce dont je ne suis pas
sûr), il le donnera.
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τς SYNTAXE DES MODES. 153 Εἴ τι ἔχοι, δοίη ἄν.
468. 117 Cas. --- Si la condition est présentée comme possible (suppo tion purement imaginaire), elle se met à l'optatif présent ou aoriste avec εἰ; la proposition principale se met au même mode avec ἄν (potentiel, 441) :
Εἴ τι ἔχοι, δοίη ἄν, si quid habeat, det; 51, je suppose, il avait quelque
chose, il le donnerait.
459. Remarque. — Dans le discours indirect (445), après un temps secondaire, l’optatif avec ei peut encore se rencontrer pour marquer, non une condition possible, mais une condition future; il remplace alors le subjonctif avec ἐάν (467).
Ἔλεγεν εἴ τι ἔχοι (ou ἐάν τι ἔχη) δώσειν, il disait que s'il avait un jour
quelque chose, il le donnerait.
470. IIIe Cas. — δὶ la condition est présentée comme non réalisée, elle se met à un temps secondaire de l'indicatif avec εἰ; la proposition principale se met au même temps avec ἄν (irreel, 442) :
EX τι eiyey, ἐδίδου ἄν. si quid haberet, daret : 1° s’il avait quelque chose, il le donnerait (mais il n'a rien); % s'il avait eu quelque chose, il l'aurait donné (mais il n'avait rien).
Εἴ τι ἔσχεν. ἔδωχεν ἄν, st quid habuisset, dedisset ; s'il avait eu quelque chose, il l'aurait donné (mais il n'a rien eu).