II. PARTICIPE ÉQUIVALENT D'UNE PROPOSITION DÉPENDANTE
492. Le participe sans l'article complète la proposition principalecomme
le ferait une proposition dépendante ou un infinitif. Il peut tenir lieu : 1° d'une proposition circonslancielle ; 2 d'un infinitif francais précédé des prépositions de, à; 3° d'une proposition complétive commencant par que.
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493. Un participe, s'accordant avec le sujet ou le régime d'un verbe, équivaut souvent à une proposition circonstancielle (temporelle, causale, finale, conditionnelle, concessive).:
quand il veut être sage;
, ὃ parce qu'il veut être sage; ) s'il veut être sage; \ bien qu'il veuille être sage.
494. Remarques. — 1° C'est le contexte, et plus souvent certaines particules,.qui déterminent le sens du participe. Telles sont :
pour le lemps : dur, en méme lemps; εὐθύς. αὐτίχα, aussilôts
— Ja cause : ἅτε, parce que (motif réel); ὡς, dans la pensée que; ὥσπερ. QUasi, COMME 51;
— le but : ὧς, dans l'intention de {avec le participe futur);
— Ja concession : χαΐπερ, quoique.
Ὡς βουλόμενος στρατεύεσθαι (Χέν.), alléguant qu'il voulait faire une expédition (motif prélé par le narraleur au personnage).
Ὡς ἀποχτενῶν (XÉx.), dans l'intention de le tuer.
2 Certains participes circonstanciels équivalent souvent à une préposition ou à un adverbe. Tels sont :
ἀρχόμενος, au début; τελευτῶν, à la fin;
ν᾿ LZ4 = LA 1 "
ἄγων. ἔχων, λαθών, φέρων, AUEC;
τί ἔχων; τί παθών ; pourquoi?
495. Un participe, s'accordant avec le sujet, équivaut en grec à uninfinitif français, après les verbes qui expriment :
1° Une affection de l'âme : se réjouir, s'affliger, s'indigner ;
2° Une manière d’être : se trouver par hasard, être manifeste, êlre caché...
3° Un état ou un caractère de l'action : commencer, continuer, cesser, avoir lort où raison de...
Οὐχ ἂν ἀχθοίμην μανθάνων (PLar.), je ne serais pas fàché d'apprendre.
Ἰζαλῶς ποιεῖς προνοῶν (XEX.), tu fais bien de prendre garde.
496. Remarques. — 1° Les verbes qui marquent une affection de l'âme se construisent aussi avec ὅτι ou εἰ et l'indicatif (451).
2 Souvent le participe se traduira bien par un mode personnel, ct le verbe principal par une locution adverbrale :
… "Labo, ἡμᾶς ἀποδράντες (Χέν.), ils s'enfuirent à notre insu.
497. Un participe, s'accordant avec le regime, équivaut à une proposition complétive commençant par que (ὅτι, 446) :
1° Après les verbes qui marquent une perception des sens ou de l'esprit : voir, entendre, savoir, comprendre, se souvenir ;
2° Après les verbes faire voir, faire savoir, faire comprendre...
Αἰσθάνομαι αὐτοῦ Ψευδομένου (PLar.), je m'aperçois qu'il ment. ᾿Αδιχοῦντα Φίλιππον ἐξήλεγξα (DÉM.), j'ai convaincu Philippe
d'injustice (j'ai montré que Philippe était injuste).
498. Remarque. — Le participe se met au zominalhf, quand la proposition qu'il remplacé ἃ lé même sujet que le verbe principal :
Μέμνησο ἄνθρωπος ὦν, souviens-toi que tu es homme.