‹ Grammaire grecqueChapitre 203 sur 240 · I. Emploi de la particule ἄν · texte numérisé non relu

I. Emploi de la particule ἄν

528. La particule ἄν, qui équivaut à notre locution « le cas échéant », peut se rencontrer à tous les modes, sauf l'impéralif. Elle s'emploie :

[. Avec les temps secondaires de l'indicatif, pour exprimer un fait non réalisé autrefois ou présentement trréalisable (irréel, 442) :

EX τι εἴχεν, ἐδίδου ἄν, si quid haberet, daret, s'il avait quelque chose, il le donnerait (mais il n'a rien); — s'il avait eu quelque chose, il l'aurait donné (mais 1l n'avait rien).

Il. Avec l'optatif (présent ou aoriste), pour exprimer un fait

possible, une affirmation adoucie (potentiel, 441, 443) :

EX τι ἔχοι, δοέη ἄν, si quid habeat, det; si, je suppose, il avait quelque chose, il le donnerait.

Τίς οὐχ ἂν ὁμολογήσειε; (XEX.) quis non faleatur? qui n'en conviendrait? qui n’en conviendra?

IE. Avec l'infinitif et le participe (présent ou aoriste), qui équivalent alors à un temps secondaire de l'indicatif avec ἄν (irréel) ou à l'optatif avec ἄν (potentiel) :

Κῦρος, εἰ ἐδίω, ἄριστος ἂν δοχεῖ ἄρχων γενέσθαι (XÉx.), il semble que

Cyrus, s’il eût vécu, serait devenu (ἐγένετο ἄν) un excellent général.

Ἐγώ εἰμι τῶν ἡδέως ἂν ἐλεγχθέντων (PLar.), je suis de ceux qui se lais-

sent volontiers réfuter (οἵ ἐλεγχθεῖεν ἄν).

IV. Avec le subjonctif: dans ce cas la particule ἄν, placée après un pronom relatif (476), après une conjonction de temps ou de condition (462, 467), exprime :

1° Un fait futur, mais incertain :

Ἔν τι ἔχη, δώσει, 5ὲ forle quid habebit, dabit; si un jour il a quelque

chose, il le donnera.

20 Un fait général qui se répète d'une façon indeterminee :

᾿ΕἘὰν ἐγγὺς ἔλθῃ θάνατος, οὐδεὶς βούλεται θνήσχειν (Eur.), toutes les fois que la mort approche, personne ne veut mourir.

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