EMPLOI DES MOTS
530. Article. 1. — Si le régime d'un nom est indéterminé, ce nom ne prend pas l'article :
Le corps d'un homme, àvè50s σῶψια (—un corps d'homme).
II. — L'article ne se répète ordinairement pas dans) une: série.de noms s'ils sont présentés comme formant un ensemble :
Le soleil, La lune ct Les étoiles, ὁ ἥλιος καὶ σελήνη καὶ ἄστρα (PLam.).
531. Noms. I. — Aux noms et aux tours abstraits, la prose préfère les mots et les tours concrets :
L'humanité, οἱ ἄνθρωποι. Tout Rome, πάντες ot Ῥωμαῖοι.
Les aliments qui excitent à manger sans faim et les liqueurs qui engagent à boire sans soif, τὰ πείθοντα pin πεινῶντας ἐσθίειν μηδὲ δυψῶντας πίνειν (XEN.).
IL. — Aux noms concrets eux-mêmes le grec préfère souvent un équivalent plus simple ou plus explicile (adjectif, participe, adverbe..., 341) :
Les anciens, οἱ πάλαι. Les amis de Socrate, oi περὶ Σωχράτην.
I ( Ὁ τὴν πατρίδα σῴζων (celui qui sauve la patrie).
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ΠΠ. — Les noms généraux comme conjecture, événement, sentiments, disposilions, etc. sont peu usités en grec: ils ont pour équivalents ordinaires les démonstratifs et l’article au neutre (550) :
En disant ces mols, ταῦτα λέγων.
IV. — Le nom du peuple remplace assez souvent celui du pays : A travers le pays des Chalybes, διὰ τῶν Χαλύδσων (XES.). Y. — Le régime d'un nom, au lieu d'être au génitif, se construit souvent
avec une préposition qui précise le rapport logique entre ce nom et son régime :
La crainte des satellites, ὁ ἀπὸ τῶν δορυφόρων φόθος (XEX.). Il retourna dans sa maison du Pirée, arret εἰς τὴν ἐν Πειραιεῖ οἰχίαν. VI. — Dans cette phrase « ἐς leur coupèrent la téle » et autres semblables, le grec préfère le pluriel au singulier : ἀπέτεμον αὐτῶν τὰς χεφαλάς. 532. Adjectifs. — Le grec emploie volontiers comme épéthètes, entre l'article etle nom, un adverbe ou une préposition avec son régime (348, 554) : Les philosophes anciens, οἱ πάλαι φιλόσοφοι.
Les fatigues quotidiennes, οἱ καθ᾿ ἡμέραν πόνος.
533. Verbes. I. — Dans les récite, l'imparfait se rencontre souvent là où l'on attendrait l'aoriste, surtout pour décrire une action de quelque durée : c'est l'imparfait historique ou descriptif :
Ayant invoqué les dieux, ils passèrent la frontière; après l'avoir franchie, ils tavoquèrent de nouveau 165 dieux, προσευξάμενο! θεοῖς... οὕτω διέθαινον τὰ Opux ἐπειδὴ ὃξ διέδησαν, προσηύχοντο αὖθις θεοῖς (XEN.).
ΤΠ. — L'aoriste peut s'employer au lieu du présent pour exprimer, sous
forme de sentence, un fait d'expérience : c'est l'aoriste gnomique :
Le temps détruit bien des choses, πολλὰ 6 χρόνος διέλυσεν.
HI. — Le grec omet les verbes tels que voir, faire, savorr, se laisser. lorsqu'ils n'ajoutent rien au sens de la phrase : Peu sont d'accord sur la question de savoir 51.... ἐν τῷδε πολλοὶ διαφέρονται, πότερον... (XEN.). Ἶ Ils ne se laissent plus tromper, οὐχέτι ἀπατῶντα: (— ils ne sont plus trompés).
IV. — Le grec omet de répéter le régime commun à plusieurs verbes, mème s'ils veulent des cas différents :
La divinité menace et punit les lâches, ἀπειλεῖ (dat.) ὁ θεὸς χαὶ χογάζει τοὺς βλᾶχας (NEN.).
On de hait, on 16 craint, on lui porte envie, μισεῖ τις ἐχεῖνον χαὶ δέδιε χαὶ φθονεῖ (s.-ent. : ἐχείνῳ) (DÉM.).
N. — L'infinitif, construit avec une préposition et l'article (486), remplace souvent une proposition {emporelle, causale ou finale. Voïci les constructions les plus usitées :
Ὕ Temps : πρὸ τοῦ... avant de; ἄχρ: τοῦ... jusqu'à ce que. ᾿ Cause : διὰ τὸ... parce que; ἐπὶ τῶ... (après un verbe de sentiment). »- “ x 5 . =
… Intention : τοῦ... ἔνεχα; ἐπὶ τῷ; πρὸς To: ἐπὶ TO; ὑπὲρ τοῦ.
- Υ͂Ι. — Le participe grec remplace beaucoup de propositions subordon-
. nées (492-499) et de locutions prépositives :
Au milieu de son discours, μεταξὺ λέγων.
Dès leur enfance, εὐθὺς παῖδες ὄντες.
Le grec accumule souvent plusieurs participes de suite, pour exprimer des
actions successives :
Après avoir recueilli les transfuges, il avait réuni une armée et assiégeait Milet, ὑπολαδὼν τοὺς τεύγοντας συ)λέξα: στράτευμα Μίλητον ἐπολιόρκει
Des ΤΧέν:):
᾿ς 584: Particules. — A l'aide de mots explélifs, le grec exprime des nuances
de pensée que la traduction peut à peine rendre.
Ces mots se ramènent à deux groupes (527) :
1° Les enclitiques indéfinies που, πως, ποτε, τις... qui atténuent la force des termes, en les rendant plus vagues :
ἴ “μέρας ἑδδομήχοντά τινας (Tuuc.), pendant 70 jours environ.
- % Les particules de renforcement, γέ, γοῦν, χαί, Univ, δή, τοῖν -περ--.» Lis ἢ YE Y ÉAVADON] ρ ii accroissent la valeur des termes, en les mettant en relief.