‹ Grammaire grecqueChapitre 206 sur 240 · LIAISON DES IDÉES · texte numérisé non relu

LIAISON DES IDÉES

I. — Le grec relie par des particules (596), quelquefois par des pronoms, toutes les phrases entre elles, tous les membres coordonnés d'une même phrase, tous les termes d'une énumération :

᾿Αγησιλάῳ ἑαυτὸν καὶ τὴν γυναῖχα χαὶ τὰ τέχνα χαὶ τὴν δύναμιν ἐνεχείρισε (XEN.), il se remit à la discrétion d'Agésilas avec sa femme, ses enfants et sa fortune.

IL. — Le grec évite le style coupé; il subordonne souvent, au moyen de participes, les propositions indépendantes que le français juxtaposerait :

᾿Αποδούς μοι τὸν παῖδα ὄπιθι ἐκ τῆσδε τῆς χώρας, rends-moi mon fils et

sors de ce pays.

III. — Souvent au début ou au cours d'une proposition principale, un nom, un adverbe, un pronom, surtout un démonstratif, annonce la proposition subordonnée qui suit, ou bien reprend et résume celle qui précède :

’Exeivo πρῶτον ἂν ἡδέως μανθάνοιμι ὅπως... (Χέν.), j'aimerais d'abord à

apprendre comment...

Πρὶν εἰδένα! τὸ προσταττόμενον, πρότερον (ou πρόσθεν) πείθονται (XEN.),

ils obéissent avant de connaître le commandement.

Le plus souvent on emploie τοῦτο, ἐχεῖνο et τόδε, pour annoncer; τοῦτο, ταῦτα et οὕτως pour résumer.

La proposition principale commence souvent, après une circonstance de temps, par ἐνταῦθα δὴ; τότε, εἶτα ; après une Concession, par ὅμως, Cependant.

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