SYNTAXE
. La Syntaxe est la manière de joindre les mots d’une phrase, et les phrases entre elles. La phrase est une suite de mots qui forment un sens. ri) |
Une phrase ne peut avoir plus de sept membres, savoir : Le sujet, l'attribution, l’objet, le terme, la circonstance, la liason, et l’accompagnement accessoire.
L'attribution est l’action ou la manière d’être que l’on attribue au
sujet : ainsi dans cette phrase ; le maître instruif ses disciples, le mot instruit est l’attribution, parcequ’on attribue au maître l’action d’instruire. |
La liaison est tout ce qui sert à lier les phrases entre elles. Reposez vous après que vous aurez travaillé.
L'accompagnement accessoire, est tout ce qui est mis ou par apostrophe, ou pour appuyer, et qui pourrait s’ôter sans changer le sens. (9 mon Dieu, que vous êtes grand dans vos œuvres.
On a déjà parlé des autres membres. pag. 65, 66, 79, 81.
Voici deux phrases dont chacune renferme les sept membres :
accoinpag. liaison. sujet. attrib. circonst.
Mon cher ami, quoique la vertu, ait toujours sur terme. objet. liaison. accompag.
les plaisirs, un avantage solide ; cependant, chose étrange,
sujet. attrib. circonst. objet.
la vlûart des jeunes gens, préfèrent, aveuglément [68 plaisirs terme.
à la vertu.
Une phrase doit avoir au moins deux membres, savoir : Je sujet et Pattribution : sans cela on ne dit rien. Les oiseaux chantent.
Il y a trois espèces de phrases, savoir : la phrase expositive, la phrase impérative, la phrase interrogative.
La phrase expositive rapporte simplernent la chose : l’oisivéte cst lu mère de tous les vices.
La phrase impérative commande de faire l’action : fuyez Poisiveté.
La phrase interrogative sert à interroger : d’oisiveté n’est, elle pas la mèré de tous les vices ?: Ὁ ΚΗ
Chacune de ces phrases est ou affirmative ou négative : affirmative lorsqu’elle dit que la chose est : négative quand elle dit que la chose n’est Das.
: On distingue trois sortes de Syntaxe : la Syntaxe de ie à la APS daccord, la Syntaxe de régime. |
Syntaxe de Tournure. j
La syntaxe de tournure enseigne à donner aux phrases, le tour négatif, le tour interrogatif, le tour impératif. | Tour Négatif. -
La négation Grecque est ou simple ou dépendante, ou renforçée. …
Règle I.— La négation simple est où (οὐχ, οὐχ). On l’emploie quand la négation se rapporte au verbe principal, ou à une action déterminée : elle se place ordinairement devant le mot sur lequel tombe la négation : per
La persécution n’abat pas la grandes àmes, οὗ χαταγνύει φὼς μεγάλας Ψυχὼς ὁ 0 διωγμός ; : il me serait impossible de le faire, οὐχ ἄν δυναίμην τοῦτο Dousiy; il ne fera pas, quand même il le voudra, roûro οὐδ᾽ ἣν ϑέλη δρώσει moré.—Soph. |
Note.—Si l’on se sert de quelque mot qui renferme une négation, cette négation suffit: ces mots sont οὔτις, οὐδεὶς, personne, οὔσω, pas encore, οὔποτε; jamais, etc. ὠγνόω, ignorer, ὠδύνωμιω!, ne pouvoir pas, et une foule de mots composés avec ἃ privatif: je ne. le haïs nullement, οὐδωμῶς μισῶ οιὐτόν.
Les mots suivans sont regardés comme négatifs, οὔ φημι; # φοδ' χω; je nie, (je dis non), οὐχ ὑσισχνέομοι, je refuse, (je promets que non) ; οὐχ ἀξιόω, je juge comme indigne ; οὐχ édw, je défends, οὐχ διχαιῶ; je regarde comme injuste, inconvenant ; οὐ Geo oo mo, je fais semblant de ne pas. Il dit n’avoir pas fait cela, où Φησὶ roro σεποιηχένωι.
IT.— La négation dépendante est μή. On l’emploie quand la né- «gation ne se rapporte pas au Verbe principal, ou qu’elle tombe sur une
supposition, sur une chose vague, ou énoncée avec défance ou ménagèment.
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GRMMAIRE GRECQUE. 179
Les philosophes font cela, ceux qui ne Le sont pas, ne le font pas, οἱ μὲν φιλόσοφοι τοῦτο ποιοῦσιν, οἱ δε μὴ; οὔ ; il contemple les choses visibles et celles qui ne le sont pas, ϑεωρεῖ τό τε ὁρατὰ χαὶ τὰ μή; ne pas honorer les vieillards est une impiété, 70 μὴ τιμᾷν τοὺς yégorras ἀνότιόν ἐστ! ; qui peut donner ce qu’il n’a pas lui-même, ris δὲ δοῦνωιἐδύνωται ἑτέρῳ, ἅ μὴ ἔχει αὐτός ; (à moins de l'avoir Jui-même). |
Ainsi après les conjonctiôns qui expriment condition, but, comme εἰ, ἄν; ὅποτε, ὅταν; etc., ἵνω, ὥς, lue, ὥστε, on se sert de μὴ (1).
Note.—Quand μὴ doit s’employer les mots οὔτις; οὐδεὶς, deviennent μμήτ)ς, μηδείς; quelquefois 4 et ses composés se mettent pour où: mais οὐ ne se met guère au lieu de μὴ.
fi à à OS ρ négation se renforce par deux ou plusieurs mots négatifs, qui se rapportent au même verbe. Deux négatifs composés peuvent se mettre de suite ; mais ni οὐ ni 4 ne doit se mettre à" côté de ses | composés. Personne west ‘bu, οὐχ ἥχει οὐδείς et non οὐδεὶς οὐχ, ἥκει; je n’ai jamais rien reçu de personne, οὐδὲν οὐδέποτε παρ᾽ οὐδενὸς ἔλαβον. Fate
Deux négatifs se rapportant à deux verbes différens s’entredétruisent. Nous ne pouvons pas ne pas parler, où δυνώμεθω μὴ λαλεῖν ; il ΗὟ aura personne qui ne rie, οὐδεὶς ὅστις οὐ γελώσεταωι (ἐστί sousentendu).
\ Tour Interrogatif.
Règle I.—Si l’interrogation se fait par quelque mot interrogatif, on le met au commencement de la phrase: quand: ferez vous ce qwil faut ? πότε ἅ δεῖ med£ere—Dem. Mais ce personnage si gravé quiest-il? ὁ σέμνος δὲ οὗτος, τίς éori.—Lucien. (2).
. (1) On trouve οὐ après:ei, mais: alors εἰ signifie puisque, comme, plûtot que ἐξ, εἰ δ᾽ ὀὺκ ἀρέσκει ταῦτ coi—Plat. ἐπεὶ δ᾽ οὐκ ἤϑελε.--- X énoph. : puisque cela ne vous plait pas. Comme il ne voulait pas ; peut-être 6 est mis pour faire ressortir la négation.
(2) On emploie l’article devant le mpt qui se rapporte à une chose déjà dite: τί γὰρ ἠδ μεῖδον ἢ κατ᾽ ἄνθρωπον vocets.—Soph.: quel est ce mal au-dessus des forces Πὰmaines, que vous souffrez ? Dans ce cas les Grecs l’'emploient avec τίς, rutos, etc. Il éprouve des Choses surprenantes—-quoi? quelles choses ? πάσχει ϑαυμαστόν, τὸ rt; τὰ ποῖα. τὰ rl.—Aristoph. 90. En Grec comme en François, on dit: Vous êtes qui? Σὺ δ᾽ εἶ ris. —Aristoph. airets τί. 3. La négation se place souvent après le verbe et immédiatement devant Cas au sujet duquel on fait l'interrogation. Ceux qui possè dent beaucoup de bien ne sont-ce, pas ceux là que vous appelez heureux ? εὐδαίΐμονᾷς δὲ δὴ λέγεις où τοὺς τἀγαϑὰ καὶ καλὰ κεκτημένους.---ῬἸαΐ. 4. On peut interroger par la phrase expositive en ajoutant, ἢ γὰρ, ἡ γὰρ où, est ce ainsi ? nest ce pas ? Nous avons dit cela. N'est ce pas ? ταῦτα ἐφήσαμεν, ἢ yap—Plat. Œlien emploie où γὰρ, γελυῖον δὲ, où γὰρ ; C’est ridicule, n’est ce pas? La phrase, que donne-t-il, εἰ ἃ qui, se rend ainsi: re τέ δίδωσι. Quel est le coupable et de quoi est il coupable ? τίς τίνος αἴτιός êcr1. —Dém.
11--- 5}}} n°y a aucun mot interrogatif on met le verbe le premier : avez vous entendu que, etc., ἀχήχοως ὅτι; ne falloit il pas faire cela ? οὐχ ἐδεῖ τοῦτο ποιεῖν, Ou bien on met au commencement de l’interrogation affirmative #, 4 y@e, (rarement 6) pour une réponse quelconque ; ἄρα; dec γε; μὴ, μῶν ( μὴ οὔν)͵ μῶν μὴ, pour indiquer qu’on s’attend à une réponse négative ; au commencement de linterrogation négative, οὐ, ἦ οὐ, de où, μῶν οὐ, ἄλλοτι;, et même σῶς οὖ, pour une réponse affirmative ; et deu μὴ, μὴ pour une réponse négative ou incertaine, ou quand on interroge avec craïnte, ou par ironie.
Sont celà des ennemis? oui. ἦ οὗτοι σολέμιοί εἶσι; πολέμιοι μέντοι. N’avez vous appris cela des anciens ? ἦ σαῦτω οὐχ ἀχήχοῦς τῶν πρεσβυτέρων; dxfrou.—Æschine. Est ce que je me serais trompé, μὴ ἐλωθόμιην ;—Theocr. Est ce que les Lacédémoniens éleveroient mieux que toi leurs enfans ? μῶν μὴ Λακεδαιμόνιο! σοῦ βέλτιον ἂν παιδεύσειων τοὺς αὐτῶν παῖδας ;—Plat. Etiez vous donc riche ? du tout. deæ οὖν ἔπλούτεις ; οὐδὲν τοιοῦτον.--- Lucien. N'est il pas vrai que les hommes cupides aiment le gain? ἄλλοτι οὖν οἵγε φιλοχερδεῖς φιλοῦσι τὸ χέρδος ;—Plat. N'est ce pas ce que je faisais. μῶν οὐχ ὅπερ ἐποίουν ;—Plat. Ne serait-il pas malade ? dou μή ἐστιν ἀσθενής - mais ne voulez vous pas être medecin? ἀλλὼ μὴ ἰατρὸς βούλει γενέσθαι ;—Xén. (1). Est ce que je ne rirai pas, Vous voyant encore extravagter dans les enfers ἢ μὴ γελάσω, ὁρῶν ἐν ὥδου ἔτι σε μωραίνοντα ;>—Luc.
CARE Aen emploie le subjonctif, 10. Pour s’interroger soi-même, (alors sans ἄν). Garderaiï-je le silence pour celui-ci, ἐγὼ σιωπῶ τῷδε, De quel côté me tournerai-je? χοῖ τράπωμαι-. 20. Au lieu du futur, surtout s’il y entre quelque inquiétude, (alors avec &y). Que diront donc les loix? + οὖν ἂν εἴσωσιν oi νόμοι:;---Ρ]αί. Cela vient des anciens Grecs qui employoient souvent le subj. avec ἄν pour le futur, on a ensuite préféré l’opt. avec ἄν surtout chez les Attiques. On emploie Popt. arec ἄν, (c’est l’usage général), pour exprimer pouvoir, oser. N’osiez vous pas attendre Ménélas;
(1) Si l’interrogayion Françoise tient lieu de lorsque, on le rend par un on ou Jar ὅτε, ἐπεὶ. A voit 1l soupé, il s'en alloit, δειπνήσας ἀπήει. ὅτε δειπνήσειε. ans ce cas, interrugation suppose un faii qui est 16ellement arrivé; mais si l'interrogation suppose seulement la possibilité d’une chose, on peut employé'‘le même tour interrogatif qu’en François. Quelqu'un pêche-t-il exprès ? 11 doit être puni. Quelqi’un a-t-il fait une faute involontairement ? On doit le pardonner au lieu de le punir, ἀδικεῖ τις ἑκών: 7
people sor αὐτοῦ. Ἔῤήμαοτέ τις ἄκων; ovyyréun ἀντὶ τῆς τιμωρίας" τούτῳ .— Leu. :
d'a sde di Été té ll 4 » D PTS Ὑμυν M hoc ÉD : 1410 L TT.
οὐχ ἂν δὴ μείνειας Mevékæoy, —De quel côté pourra-t-on se tourner, σοὶ τὶς ἂν Teémoiro, —Arist. ι Tour Impératif.
Règle I.—Pour commander qu’une action se fasse, on se sert de impératif. On se sert du présent pour une action habituelle, prolongée, ou déja commencée : de l’aoriste pour une action passagère, non commencée. Honorez vos parens. τιμῶτε τοὺς ὑμῶν γονεῖς ; frappe mais écoute, πάταξον μὲν, ἄκουσον δέ.
On se sert du parfait, 10. Pour commander une action dont l’effet doit être durable, dont on envisage plutôt les suites; 20. Pour une action dont on veut qu’il ne soit plus question, ou qui doit être entièrement achevée. 30. Pour supposer une chose passéé, afin d’en tirer un argument (1). Que l’ancre soit levée (et reste levée), r0 ἀγχύριον ἀνεσπάσθω ; que ce voleur soit jété au feu éternel, ὁ λησφὴς οὗτος ἐς τὸ πῦρ τὸ αἰώνιον ἐμιβεβλήσθω ; finissez avec ces badineries, σαῦτα μὲν οὖν πεπιαίσθω ὑμὴν ; soit, que la chose ait été fait, σεπράχθω οὖν. L’impératif du parfait actif est inusité.
IL.—Pour défendre on se sert de 4, avec le présent de l’impératif pour une action habituelle ou déjà commencée : avec l’aoriste du subjonctif (2) pour une action non commencée. Cet aoriste sert aussi pour la défense habituelle. Ne croyez pas à la legère, μὴ πίστευε τάχιστα ; qu’il ne sorte pas de la maison, σῆς οἰχίας μὴ ἐξέλθη; ou accordez ou n’accordez pas, ἤ σύμφαθ, ἤ μὴ συμφῆς- Plat. μὴ Peoyrisns.—Aristoph.
Rem. 1. Dans les prières, vœux, imprécations, on emploie souvent l’optatif sans ὧν ; dans les commandemens adoucis, ou les invitations avec ἄν. Ὁ Jupiter, delivrez tous de leurs maux, Ζεῦ χωχῶ, λύσειως ἅπαντας.---Ῥγίῃαρ. Allons, prenez les armes, que tardez vous ? ἴωμεν, αἱροῖτε τὼ ὅπλα, τί μέλλετε, Faites je vous pris, ποιήσαις ἄν (3). χωροῖς ἂν sicw.—Soph. : veuillez entrer.
(1) 190 τὸ ἃ “ἐθ suvpositions encore de deux manières. lo. Soit, qu'il ait dit, esto, discril ἔστω αὐτὸν λέξαι τοῦτο. OÙ ποιῶ αὐτὸν λέξαντα. 2. Soit. qu'il ait manqué, cela est naturel aux hommes, ἥμαρτεν, ἔν ἀνθρώποις δὲ τόδε ἔνεστι, OU καὶ δὴ fuaprsr.—Eurip.
(9) Ce subjoactif se trouve pour le comnandement. φέρ᾽ ὦ τέκνον νῦν καὶ τὸ τῆς νήσον μάθῃς.---ϑορῇ.: apprends ce qui regarde l'ile, (peut-être est ce pour le futur pabias). Mais Faoriste impératif avec μὴ est rare. μὴ ψεῦσον.--- Aristoph.
(9) Au lieu de ce tonr on emploie l'interrogation négative. οὐκ ἂν δὴ Τρῶας μὲν ἑάσαιμήν καὶ ᾿Αχαιοὺς μάᾶρνασθαι; Hom. ne laïsserons nous pas combattre les ‘l'royen ets les Gracs ? ici remarquons : 10. Ce tour, οὗσθ᾽ ὅτι, ὁράσον, qui répond à, fais, sais tu quoi 2 22. Cet autre tour; εἴ rs καλέσειεν αὐτὸν, si quelqu'un l'appelloit, pour, que quelqu'un Yappelle. 30. La seconde personne avec un sujet à la troisième, χώρεν δεῦρογ τᾶς τίς; avaoe ici, chacun de vous,
bé. μὰ nd ἱ MA, oi
2. Dans le concours de deux impératifs François, l’un se rend mieux en Grec par un participe. : Passez.en Macédoine et secourez nous, διωβὼς εἰς Μαχεδονίων βοήθησον ἡμῖν.
3. L’infinitif s'emploie pour l’impératif, δεῖ, il faut, ou quelque autre verbe étant sousentendu. μήτε δόλους pores μὴθ᾽ αἵμωτι χεῖρω μιοωΐνειν, ne tramez pas de fraudes, ne souillez pas vos mains de sang.—Phocÿl.