‹ Grammaire grecqueChapitre 61 sur 138 · LA CONJONCTION · texte numérisé non relu

LA CONJONCTION

fre conjonction est un mot indéclinable qui sert à lier eg mots et les phrases entr’elles. ὑ"- | απ TR Il y a différentes espèces de conjonctions : :

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(b) si Ιὰ circonstance est un verbe où un participe on le rend 10. par le datif du verbe-nom.. Les états acquièrent la prééminence en devenant plus justes: ai πόλεις προέχουσι τῷ δικαιότεραι εἶναι, (le sujet de tout verbe à linfinitif se met au nominatif quand il est leimême que le sujet principal ; hors ce cas, à l’accusatif). 20. Et plus souvent par un participe sans article, en le faisant accorder avec le nom auquel: il se rapporte. Elle vit en mangeant du poisson, 27 ἰχθυοφαγοῦσα.

[.—Pour marquer l'union: χαὶ, ré za, re (après un mot), et quand il y a tant soit peu d’opposition entre deux membres de phrase» au lieu de χωὶ on met souvent 1469 dans le premier, δέ dans le second : (l’un et l’autre après un mot) ; souvent aussi δέ se trouve seul dans la seconde phrase : οὔτε, ni répété ; οὐδέ, ni (seul), χαὶ où, et plus souvent ἀλλ᾽ οὐ, et non; 006, et ne....pas.

IL.—Pour marquer Νὰ A ἢ ὁ ἤτοι, ou, ou bien ; εἴτε, dure, ἐάντε, Soit.

ITI.—Pour marquer la HAINE : οὐχοῦν (circonflexe sur op), ἄρω, οὖν (après un mot, et ἄρα, aussi, si Pon veut) donc : oÿxouy (ouy sans accent), donc...ne...pas : μὲν οὖν, γοῦν. (tous deux après un mot), donc, or donc ; τοίνυν, aussi : τοιγαροῦν, τουγάρτοι, ς est pourquoi, aussi : διό, διὸ χαΐ, διότεερ, c’est pourquoi : ὅθεν, de là, c’est pourquoi.

IV.—Pour marquer lopposition, δέ (après un mot), mais (simple opposition) : ἀλλα, mais (contradiction absolue), μέν dans le premier membre, δέ dans le second, mais : xœiros , ἀλλὼ μήν, οὐ μὴν ἀλλά, ὅμως. μέντοι (après un mot), cependant, toutefois, néanmoins ; εἰ καὶ, καί εἰ, χἄν, même si, quoique, quand même : zœiror, χωΐερ (devant un participe ou adjectif), quoique. ᾿

V.—Pour marquer le motif: γάρ (après un mot), χωὶ γαρ car: ἐπεί, ἐπειδή puisque : 6rf, διότι, parceque. |

VI.—Pour marquer la condition : εἰ, ἄν, ἐάν, ἥν, si: εἴγε δή, εἶγε, μόνον εἰ , Pourvu que, si toutefois ; ἐφῷ. ἐφ᾽ τε, à condition que : εἰ μή, DA εἰ, πλήν dy (devant un verbe), 5% ἤ, ἀλλ᾽ ἢ (devant un nom, un adjectif, non participe) à moins que, si ce n’est que:

VIL.—Pour marquer le temps: ἐπειδή, (pour un temps passé), ἐπειδάν, (pour un temps présent ou futur), dès que, après que : ὅτε, fvizæ, (pour un temps passé), ὅτων, ἡνίχω ἄν, (pour un temps pré- sent ou futur), quand : πρίν, πρίν 4, πρίν ἄν, Ὡρότερον ἤ, avant que.

VIIL.--Pour marquer le but, la fin, ἵγω afin que: ὄφρα, ὡς, ὅψως, afin que, de sorte que, de manière que.

Régime des Conjonctions.

].---Ἰ] γ a des conjonctions qui régissent l’indicatif, comme la plûpart de ceux qui marquent la conclusion, lopposition, le motif. ἢ sera savant, parcequ’il aime à étudier, σολυμωθὴς ἔσται, ὅτι φιλομαθής ἐστι,

II.—On se sert des conjonctions de condition et de temps sans ἄγ, et le verbe qui suit se met à l’indicatif, quand il s’agit d’une chose positivement présente ou d’une chose passée déterminée.

Si Dieu existe, il faut l’adorer, εἰ ὁ Θεὸς ὑπάρχει, δεῖ προςχυνεῖν αὐτόν, Dès qu'il fit jour, il partit, ἐπειδὴ ἡμέρα ἐγένετο» ἀτήει. Lorsque je fus arrivé, je lus vos lettres, ὅτε ou ἡνίχω ἦλθον, ἀνέγνων τὼ σὼ γράμμοωτω Ces choses avoient éte achevées, avant qu’il fût venu, Διεσέωραχτο ταῦτω miel ἤ ἦλθε, Il le soigna jusqu’à ce qu’il guérit, ἐθεράτευσεν αὐτὸν͵ ἕως ἐξεσώθη͵

Mais sil s’agit d’une chose passée, qui a eu lieu en différents temps et lieux, ou à l'égard de différentes personnes, ou encore d’une action representée comme passée, sans qu’on affrme qu’elle aît réellement eu lieu, on emploie les mêmes conjunctions sans ἄν, et le verbe qui suit se met à l’optatif.

Si, quand, dès que je l’appellois, avant que j’appellasse, il venoit, εἰ, ἐπειδὴ, ὅτε, τρίν, χωλέσαιμοι αὐτόν͵ ἧχε. Si les Athéniens s’avançoient, ils se retiroient ; 5᾽115 s’éloignoient, ils se mettoient à leurs trousses, εἰ μὲν ἐσίοιεν οἱ ᾿Αθηναῖοι, ὑτεχώρουν, εἰ δέ ἀνωχωροῖεν, ἐπέχειντο.---Τ πον. On admiroit Cicéron, lorsqu'il parlait, ἐθωύμοωξον Ἱικέρωνω, ὅτε λέγοι. Je voulois le soigner, jusqu’à ce qu’il guérit, ἤθελον ϑεραφεύειν ad. τόν, ἕως ἐχσωθείη, (on n’affirme pas s’il guérit ou non).

On se sert des conjonctions de condition et de temps avec ἄν et le subjonctif, quand il s’agit d’un temps futur, ou d’un présent habituel, à moins qu’il n’y ait un verbe principal à un tems secondaire : car alors on emploie ces conjonctions sans &y, et le verbe se met à l’optatif. ἤθελον ϑερωπεύειν αὐτὸν ἕως ἐχσωθείη͵

Si vous lisez ce livre, je serai content, τοῦτο τὸ βιβλίον ἐάν ἀνα. γνῷς, χαϊρήσω (1). Dès qu’il arrivera, ἐσειδοὶν τάχιστα Pi. χηται. ‘Tant que nous sommes ow serons heureux, ἕως ἄν εὖ tiedrφωμεν (2). Je vous appelerai quand il sera temps, χωλέσω σε ὅταν χαιρὸς %. Quoiqu'il étudie, il ne profitera pas, χἂν ᾿“σπουδάση, οὐ μέντοι προχόψει.

(1) Ou εἰ ἀναγνώσῃ, (futur) ; mais on n’emploie guères le futur avec εἴ, que pour donner à la phrase un ton d’assurance. Si après cela il fait une belle mort, voilà cetui qui mérite le nom d’heureux, ei πρὸς τούτοις ἔτι τελευτήσει τὸν βίον εὖ, οὗτος ἐκεῖνος ὅλα βιος κεκλῆσθαι ἄξιός ἐστι --- Ἐόν. Voy. encore la Méthode. art. savoir.

? 2 ἕως, ἄν, avec l’aor. du subj, ou de l'opt. signifie jusqu’à ce que ; avçc le présent, tant que.

Dans les phrases conditionnelles ces conjonctions sont suivies du même mode que le verbe principal (1). IT pourroit manger quand il voudroit, φάγοι ἂν; ὅποτε βούλοιτο.---Χὅη. Si jé voulois cela, je le recevrois toutes les fois εἶδον viendroit à Athènes, el τοῦτο Boÿour, à ὑτοδεχοίμην ἂν αὐτὸν, ὅποτε ἔλύοι ᾿Αϑήνωξζε FR Si quelqu’un faisoit cela, il me rendroit un grand service, εἴ ic ταῦτα, “πράττοι, μέγω μ᾽ ἂν ὠφελήσεις. Sije ne prouvois rien au delà de cela, il pourroit être justement condamné, εἰ μηδὲν ἔτι περαιτέρω τούτου δείξαιμι, δικωίως ἄν ἁλίσκχοιτο.--- δον, S'il avoit quelque chose, il le donneroit, εἶ 74 εἶχεν, ἐδίδου ἂν. : S’il n’avoit rien, ilne donneroit pas, si μηδὲν εἶχεν, οὐχ ἂν ἐδίδου. Ils auroïent vu (165 spectacles) pour deux ‘oboles, au cas que cette loi n’eût pas-été portée, ἀλλ᾽ ἐν τοῖν. δυοῖν ὀβολοῖν ἐθεώρουν ἄν; el μιὴ τοῦτ᾽ PRE Dén. ΠΣ

.1Π|.----ἴ,68. conjonctions ἵγῶ, ὄφρα, afin que ; de, oué pour μόν veulent le subjonctif, quand le verbe principal de la phrase est à un des temps principaux ; et l’opt. quand le verbe principal pont à un temps secondaire ou à l’optatif, EN

Ἢ étudie pour que, afin que ses parents Païment, μανθάνει ἵνω, ὅσως φιλῶσιν αὐτὸν οἱ γονεῖς, Τὶ étudiait afin que ses parens Pai massent, ἐμάνθωνεν To Φφιλήσειων αὐτὸν οἱ γονεῖς.

N:B.—1°. Après les conjonctions de condition, et de but, et celles composées de εἰ ou dy, on emploie Ja négation μὴ au lieu de οὐ, no au lieu de ἜΗΝ etc.

N. B.—2°. Après ὅπως, ὅπως pa il πὸ faut pas cependant pre er Vaor. premier du subjonctif : on emploie à sa place le futur de Pindicatif. Les pères prennent des précautions en faveur de leurs enfans, pour que | les biens ne leur manquent pois 0 Te γῶρ. πωτέρες ῶρογοούσι τῶν. φαίδων, ὅπως μήτοτε αὐτοὺς τὠγωθὸ émises, Xén. Il faut avoir, soin qu ‘ls aient, ἃ leur retour, ce, qui est nécessaire, δεῖ ἐπιμελεύῆναι ὃ ὅπως εἰσιόντες τὼ ἐπιτήδειοω, ἕξουσιν.---Χξηι, …

(1) Le mod: du verbe principal se déterraine par les remarques | ‘sur de conditionnel François. Cepe: dant εἰ régit Pindicatif, et le verbe. principal.se met à Poptatif avec ἄν» guand εἰ se rap ports à une Chose entierement passée, et le verbe principal à une, éhose agtugheroent présente. S’ileut trouvé lz mort au milieu des. Froyens; je ne maflligex dis pas comme je fais, οὔ κε ὧδ᾽ ἀκαχοίμην, εἰ. δάμη Ῥρώων ἐνὶ δήμῳ,--- Hom.. On: dit en

ore οὐκοῦν τὴν ἑαυτοῦ οἴησιν ἂν ἱΨνευδῆ συγχωροῖ; εἰ τοὺς ἑτέρους ὁμολογεῖ. τ᾽ ἀληθῆ λέ - Pit, s’il ayous que les autres ont raison, il accorderoit done que son-sentiment estiftux.

N.B.—3". rs εἰ, édy..placés devant Le: : premier verbe, ne se répètent pas, pour Pordinaise, devant les autres, qui sont liés au premier par üne conjonction d’ünion, de division, ou d’opposition. Si nous avions eu ceux:ci pour ;alliés, et: qu ils. ‘se: fussent joints à Philippe, εἰ μηδὲ TOÜTOUS ἔσχομεν συμμάχους, ἀλλὰ Prix τῳ τξοσέθεντο. —Dém.

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