‹ Grammaire hébraïqueChapitre 100 sur 289 · La forme passive paraît être le reste d’une ancienne voix · texte numérisé non relu

La forme passive paraît être le reste d’une ancienne voix

passive du gal, dont le pendant existe encore dans la langue arabe. |

b. Le féminin et le pluriel se forment d’après les règles du nom ($ 297 et suiv.; 360 et suiv.): 11712 ou n758, | He ur nTpS; DE, 719», DNPE etc.

©. Les verbes en e et en o ont pour le participe la même

$ 146-148. — vERBE FORT AVEC SUFFIXES — 93

forme que la 3° pers. masc. sing. part.: NV (craignant) Gen. 82, 12; "NA? (ayant peur) Jér. 22, 25.

1. Le — de ces formes est variable, de même que le —, puisqu'ils vienent de ‘voyelles brèves (paqid, $ 289, 4).

2. Par leur formation ces participes sont au fond des adjectifs verbaux proprement dits ; aussi le dictionnaire les traite-t-il d’adjectifs.

$ 147. IL. Le niphal forme son participe en simple adjectif verbal, avec :: 722. ein 20: (il s’est brisé), 20); fém.: ; nav PAT 19, et na Zach. DSL IUT: D”y20: Jér. 2 13: NINU) (laissées de reste) PACE

III. Toutes les autres conjugaisons, pour former le participe, placent un 2 avec sheva mobile (voy. $ 289, 42) devant la forme de l’inf. construit, dont la seconde voyelle devient longue si elle est brève. Aïnsi:

piél et pual: 722, 7p22;

hiphit et hophal, où la préformante absorbe le }5 comme à l’aoriste : 722; 722; ou avec __: : D7pDA (qui ont été nommés préfets) 2 Chron. 041112; 1e

hitpaël, avec la même syncope: PEN.

1. Au pual le est quelquefois omis; par ex. np? (pris) 2 Rois DOS EONNA NS lisse) [de DT, voy. $ WI Es. 18, 2. ;

ae Fu 40, 9; plur. 1182 Ps. 68, 19: hp pus Ezéch. 38, 8; NpJTA (tenant) Néh. 4, 11.

ART. IV

Le verbe fort avec des suffixes.

(PARADIGMES : B.)

$ 148. Lorsqu'un verbe à pour régime direct un pronom personnel, ce pronom peut s’attacher en forme de sufixe ($ 405 et suiv.) à la particule NN, qui est le signe du régime direct

($ 437, b), et former de cette manière un mot à part: 795 “NN (7 la visité); mais ordinairement il s'attache immédiatement au verbe ($ 406, a). Il faut remarquer cependant que cela ne se fait jamais pour le sens réfléchi; art signifie : il l'a gardé; jamais: à s’est gardé. À

Il s’agit donc de connaître 1) la forme que revêt le pronom comme suffixe verbal, et 2) l'influence qu'il exerce sur la forme du verbe.

À. Les suffixes ajoutées au verbe.

S 149. Le pronom personnel comme suffixe du verbe

prend les formes suivantes :

sing. 3° pers. masc. Meet AT, DE en 88 n LNTETN ER Fi; Hs 2 MAD NATAEC: = Te en pause rl DOS) AMRTOTT ne qu pli dE 2e | 19 », comm. HR RER E bo

plur, 39:15; masc MONO EST formes poët. VA: (12: ), T9 + DEN ONPMEETI TENTE 240» Hmasc. mans me D OPNANREE TT voy. n° 4.

19 » comm. PC EU RER

Remarque. Les suflixes 47, ”1__, 9), 33 n’ont

jamais le ton.

1. Le suffixe i— est la forme contractée de #12 {$ 80, 2). Dans quelques cas exceptionnels il est écrit —; par ex. 1918 (W l'avait lâché) Exode 32, 25. (Comp. $ 80, 3.

2: Le mappiq de 5— provient d'une forme primitive 7 (analogue à 11-=-) dont la seconde voyelle a été négligée et s’est perdue. Même le mappiq ne s’est pas toujours conservé; par ex. 777) (et elle l'enduisit) Exode 2, 3; 730% (sa fondation) Exode 9, 18. Comp. $ 3.

3. &) Le suffixe 7 se trouve dans quelques passages augmenté d’un ñ (orth. pleine, comp. $ 322, 3, a): 1227 (d te frappera) Ps. 121, 6.

B) Pour 73 il se trouve par exception la forme augmentée Bios Parle (je me souviens de toi) Ps. 137, 6; 3)DD0E (qui te couronne) Ps. 108, 5. — Quant à la forme 7, voy. $ 154, 1, y.

4. La forme Èf— ne se trouve qu’une fois jointe au verbe: DIDNEX (je les anéantirai) [hiph. de FN] Deut. 32,26; D— est contracté de f7—, D— de 27. — Les formes 7} — et j—, qui correspondraient à 2— et D-—, ne se rencontrent pas dans le texte biblique. De même, il ne se trouve pas de 2e pers. fém. plur. 72— — Quant à la forme forme D—=, voy. $ 154, 1, y.

5. Pour la 3e pers. masc. plur. il y a encore les suffixes Ÿ4— et \-2- (qui rappellent la forme araméenne de ce pronom: Ÿ47—); on ne s’en sert que pour la diction poétique. — Ex. Yang (et tu les chasseras) Exode 23, 31; 1222 [prél de n92] (à les a couverts) Exode 15, 10; VA2DN° (a les mangera) Exode 16, 7; YAD?pn) (et tu les sauvas) Ps. 29, 5; VANVŸ (mets-les) Ps. 83, 12.

$S 150. Comme on le voit au paradigme du paragraphe précédent, il y a, pour les mêmes personnes, des suffixes commençant par une consonne et d’autres qui sont précédés d’une voyelle. Les uns s’attachent aux formes du verbe qui se terminent en une voyelle; par ex. 4,3 __, 1 __, attachés à n9pD : AIDE, VATPS. Les autres sont destinés aux formes qui se terminent en une consonne, leur voyelle de liaison servant à joindre la consonne du suffixe à celle de la

forme verbale; par ex. 47 2, joint à 72° 777).

I] faut observer à cet égard, que les suffixes dont la voyelle de liaison est a, s’attachent au parfait; ceux qui sont

. . 14 . = liés par e, se joignent à l’aoriste et à l'impératif: 27p8,

1. Les suffixes 7 et 22 n’ont jamais de voyelle de liaison. Si la forme du verbe se termine en une consonne, ils sont précédés du sheva simple: 77p?, qui devient sheva composé sous une gutturale : TXT (al t'a porté) Deut. 1, 31.

2. Ce sheva remplace un — primitif, qui reparaît à la pause comme — ($ 104, 3): TREUX (Je te jugerai) Ez. 35, 11; T3 {al te hait) Prov. 25, 17. (Comp. $ 322.)

3. Le suffixe Ÿ— appartient au parfait, parce qu’il est contracté de 11. Ce n'est que par exception rare qu'il s'attache à l’aoriste; par ex. \722n (qu'elle le prenne) Ps. 9), 8.

S 151. Le noun épenthétique. |

Pour renforcer le suffixe, on trouve assez souvent, surtout à la pause, la syllabe 5, ou en prononciation plus aiguë 3, insérée entre le suffixe et la forme verbale. Ce 3, appelé noun épenthétique, S'assimile presque toujours à la consonne suivante, de sorte que les formes non contractées ne se trouvent qu’en style poétique.

Plusieurs grammairiens regardent cette syllabe comme le reste

d'une ancienne forme augmentée de l'aoriste, qui en aurait formé le mode énergique comme en arabe. (Comp. Kænig $ 29, 2, d.)

$ 152. Le 3 épenthétique ne s'attache qu'à l’aoriste, et ceci en évitant les formes qui ont des afformantes (2e fém. sing., 3° !) et 2° plur.) Voici les formes de suffixes qui en résultent :

1) Pourtant on trouve 173929 (ds le dépassent) Jér. 5, 22. es 213

sing. 3° mase. 12%, poét. 41) © 3° fém. 7) “22 masc. gets LécConmMApIe pie

plur. 1° comm. ph

Ex. V2 (il le rassemblera) Jér. 31, 10; DT [de n7)] (elle le chasse) Ps. 1, 4; ; 11227) (al ra au- devant d'elle) 2 Rois 19222: 727pA ( (elle va nt de toi) Ps. 88, 14; TYeUn (elle te gardera) Prov. 4, 6; 35727 (elle me bénira) Gen. 27, 19; EU [hiph. de FD] (4 me citera en justice) Jér. 50, 44.

1. Le suffixe de la 8e pers. masc. 1 est contracté de = par assimilation rétrograde du ñ au 3 (comp. $ 154, 1, B); la forme

pleine appartient exclusivement à la diction oi e 1132307 [de 220], 33947 [de £3] (7 l'entoura, il le garda) Deut. 32, 10.

2. La forme non-contractée de la 2e pers. masc. ne se rencontre qu’une fois : TPAN [de Pn3] (Je t'arracherai) Jér. 22, 24. — Orthographe pléonastique ($ 149, 2, a): 129232 (elle te gardera) Prov. 2, 11.

3, La forme non-contractée de la 1e pers. sing. se trouve une fois, allongée par la pause: 337251 (il m'honore) Ps. 50, 23.

4. Le suffixe de la 1e pers. plur., Me pour FR ne se trouve qu'avec l’interjection n3f: V3 (nous voici) Gen. 44, 16. ‘)

B. Le parfait avec des suffixes.

$ 153. L'influence des suffixes sur les formes du parfait

s'exerce premièrement sur les afformantes:

a) La 8° pers. fém. sing. change sa terminaison ___ en N__ ($ 411, rem.), dont le devient ___ en syllabe ouverte.

1) Os. 12, 5 NY) se traduit plutôt: à le trouva, que: il nous trouva.

Preiswerk, Gram. héb. 7

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